Voyages Hors Routes

  • : Voyages hors des sentiers battus de Voyageur78
  • Voyages hors des sentiers battus de Voyageur78
  • : Voyages en 4*4 "hors routes". 30 ans de voyages avec une préférence pour : les déserts qu'ils soient chauds ou froids ...les points de vue et les paysages, dès lors qu'ils sont inoubliables. Albanie, Turquie, Islande, Grèce, Maroc, Sardaigne, Suivez-nous !
  • Contact

Rechercher Un Article Ou Un Album

10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 05:11

Bonjour à tous nos lecteurs, habituels ou non !

 

"Noël au balcon, Pâques aux tisons". Pour Noël, c’est fait, Pâques, on verra !

En effet, nous avons passé 3 semaines en Afrique du Sud, dont une semaine à Johannesburg, merveilleusement accueillis par de la famille ! Ce fut l’occasion de découvrir une toute petite partie de ce magnifique pays, disons le quart Nord-Est, avec une boucle de 3000 kms environ, agrémentée de quelques réserves animalières.

 

 

Vue de notre parcours.

Vue de notre parcours.

JOHANNESBURG – GAUTENG PROVINCE

Pour découvrir la ville, prenez un bus rouge anglais, avec des arrêts possibles comme à l’ancienne prison (Constitution Hill) ou à Carlton Tower pour une vue de la ville. Le tout est très bien organisé et pas très onéreux. Avec un tour dans Soweto,  vous aurez un aperçu des différents aspects de la ville. Perdez-vous dans un centre commercial également, vous aurez des surprises !

Incontournable, le Musée de l’Apartheid est passionnant : prévoyez la journée avec une pause déjeuner sur place. Un moment fort de votre voyage.

Je vous conseille vivement, si vous restez un peu dans cette grande ville très verte, de découvrir quelques endroits sympathiques, comme le Bryanstone Organic Market, Culross Road : des artisans locaux vendent leurs fabrications, on peut déjeuner sous les arbres, c’est très agréable. Sur Main Street, un grand déballage de sculptures souvent monumentales, pas faciles à caser dans le sac de voyage. S’y promener en plein air permet de découvrir talents et  débrouillardise en récupération de matériaux ! Autre distraction originale, la visite de Montecasino qui est une reconstitution d’une ville italienne, en intérieur, avec un plafond. C’est surprenant !

Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017

PILANENSBERG GAME RESERVE – GAUTENG PROVINCE

Une superbe réserve à 3h de route de Johannesburg. Des animaux partout, pas beaucoup de monde, la chance de voir un lion à 50 cm de la piste, un bébé gnou de moins d’une heure, une attaque par 3 chacals contre une maman phacochère et ses 3 bébés,  c’est la maman qui a gagné ! Dodo en « safari tent » pour les parents et en tente inondable pour les enfants….ça fait des souvenirs !

Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017

CLARENS, GOLDEN GATE HIGHLANDS NATIONAL PARK – FREE STATE

Une bourgade de villégiature, dont la particularité est qu’on peut se promener à pied dans ses rues bordées de boutiques d’artisanat ! Le parc national vous offre une grande variété de randonnées dans la verdure ou sur les sommets.

Afrique du Sud - Nouvel An 2017Afrique du Sud - Nouvel An 2017

LESOTHO

Ce pays enclavé dans l’Afrique du Sud, est l’un des plus pauvres du monde, mais également l’un des plus beaux ! Nous avons parcouru avec grand plaisir la route du Nord, en 1 journée, celle qui mène à la célèbre Sani Pass, rêve de tous les voyageurs quatre quatreux …. Désolée de vous assener un coup au moral, mais cette route du Lesotho a été entièrement goudronnée par les Chinois, jusqu’à la frontière. Donc, c’est devenu un parcours facile, avec un col à 3240m quand même. Heureusement, la descente dans le no man’s land pour rejoindre l’Afrique du Sud n’est pas goudronnée, et ne semble pas prête de l’être malgré les rumeurs qui circulent. Nous l’avons affrontée avec notre voiture de location. Ce fut un peu épique, mais la piste était sèche, ouf ! Le pilote s’est régalé, et son habitude de conduire en terrain difficile a été plus qu’utile !

Au cours de cette journée, nous avons eu la chance de croiser un mariage haut en couleurs. L’un des invités a demandé à notre fille de quelle famille elle était… elle a raté l’occasion de s’incruster dans cette fête !

Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017

HOWICK / DURBAN – KWAZULU-NATAL

Pour le 1° janvier, Howick Fall (95m) puis Durban : très mauvaise idée…toutes les routes d’accès au bord de mer sont fermées, il y a des embouteillages dingues, les hôtels sont plus que complets… On trouve refuge dans un backpacker  (auberge de jeunesse) à Ballito, il ne reste qu’un emplacement pour notre petite tente 2 places. Nous sommes 3, il fait 35°C, nuit mémorable ! On renonce à longer la côte, trop de monde pour nous.

On pique vers le Nord, en passant par Vryhed, Piet Retif  et Nelspruit (ou Mbombela). Jolis paysages de campagne, tout est verdoyant, les gens sont toujours aimables malgré des panneaux « Don’t stop, crime zone ». Nous traversons ces villes par de larges rues ombragées, un peu d’animation au carrefour central, c’est tout. A Nelspruit, nous voulons visiter le jardin botanique, histoire de se mettre à l’ombre des grands arbres. Impossible, le jardin est privatisé, la foule arrive petit à petit, chargée de marmots, glacières, sièges pliants…il va y avoir du pique-nique et des braïs (barbecues) jusqu’à la fin de la soirée ! Nous n’osons pas nous immiscer dans ce jour de fête.

Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017

MPUMALANGA PROVINCE

Le Lonely Planet est dithyrambique au sujet de la SONGIMVELO GAME RESERVE vers Barberton. Sur la carte, elle se situe à 30 km à l’Est de cette bourgade. En fait, l’entrée est 100 kms AVANT. Heureusement, notre fille Oeil de Lynx repère le tout petit panneau qui l’indique. Il n’y aura pas d’autre indication mais de nombreux carrefours !  Cette réserve semble abandonnée, le personnel ne peut rien nous indiquer, pas de plan à disposition….on se lance, espérant que le gardien qui insiste sur le fait que c’est impossible sans 4x4 exagère ? ?

Ce fut un régal, un festival d’animaux tous plus beaux les uns que les autres (à part les gnous et les Pumbas, évidemment). La  voiture a dû renoncer à 1 ou 2 endroits, mais globalement, les pistes étaient faciles,  les herbes au milieu étaient souvent bien hautes ; sans doute une fréquentation assez faible. D’ailleurs, en 3h30, nous n’avons croisé personne et ça, c’est formidable !

Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017

DRAKENSBERG NORD – MPUMALANGA PROVINCE

De là, nous retrouverons la famille à Graskop,  en faisant une cure de cascades sur la route. Entre Islande et Auvergne, nous aimons ça et fûmes gâtés ! A chaque fois, des parkings gardés payants, pas très chers. En compensation, vous avez toujours des toilettes propres, des petits vendeurs d’artisanat, tout est impeccable : on devrait s’en inspirer ! C’est une région d’exploitation du bois, grandes forêts bien alignées, camions double essieux, longues routes droites.

Un petit arrêt shopping à Sabie, ville touristique bien agréable, et nous avons donc découvert cette route des cascades : Bridal’s Veil (70m), Horshoe Falls, Lone Creek Falls (68m), MacMac Falls. La pluie a rendu les chemins d’accès piétons un peu glissants, mais rien de difficile et le spectacle vaut la peine !

De Graskop, sous un soleil brûlant, nous longeons la Blyde River et ses points de vue, tous plus beaux les uns que les autres : Pinnacle, God’s Window (en bonus, promenade dans une forêt que je qualifierais volontiers de primaire), Berlin Falls, Lisbon Falls, Bourke’s Luck Potholes, Lowveld View pour The Three Rondavels. N’en ratez aucun, prévoyez une bonne journée et un vrai petit déjeuner pour sauter le déjeuner ! Cette région du Drakensberg Escarpment est magnifique, les panoramas prodigieux.

Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017

LIMPOPO PROVINCE (EX TRANSVAAL)

Après  Abel Erasmus Pass, arrêt à Hoedspruit dans une Guest House installée dans une réserve ! Dans le jardin, nous verrons des waterbucks et des phacochères, entre autres !

Afrique du Sud - Nouvel An 2017

Et nous qui n’en avions  pas l’intention,  nous n’avons pas regretté notre décision de passer une journée au Kruger, malgré une météo assez maussade, il faut le reconnaître. Accès par Orpen Gate. Beaucoup d’animaux, en particulier une famille d’éléphants qui traverse la  piste devant nous. Le dernier nous menace méchamment : on n’est pas fiers dans notre petite voiture ! On aperçoit des buffles, des lions, des oiseaux magnifiques, dont un échassier (jabiru d’Afrique) dont on saura par la suite qu’il n’en reste que 150 en AFS ! Et des « wild dogs » ou lycaons, espèce en voie de disparition.

Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017

Ensuite, plein nord jusque Musina, à la frontière du Zimbabwé. Région agricole où je découvre des vergers de manguiers, couverts de fruits énormes, mais vu la pluie, je n’ai pas fait de photo ! Les premiers baobabs apparaissent 30 kms après Louis Trichardt ou Makhado.

Passage par la Musina Nature Reserve, accueil lymphatique, encore une réserve où on nous déconseille la visite sans 4x4, on ne verra absolument personne durant la boucle de 22 kms. Et, effectivement, ce fut sportif ! Pistes pas entretenues, des ornières et du sable….heureusement, mon pilote s’en sort bien. Pas de prédateur, donc on s’autorise à sortir du véhicule, tout en restant très vigilants. Les animaux sont craintifs, s’enfuient généralement lorsqu’ils nous repèrent, mais les baobabs sont bien là, majestueux. Un vrai plaisir, cette petite réserve !

Nuit tout seuls dans un lodge au milieu d’une réserve, puis retour à Johannesburg.

Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017

JOHANNESBURG

Avant de reprendre l’avion,  parc à oiseaux à Montecasino, fantastique.  On y restera 5 heures, dont une pause déjeuner sous les arbres, très agréable.

Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017

BONUS : ESCALE A DUBAI

On a choisi d’allonger l’escale à Dubaï, histoire de se promener quelques heures dans cette ville toute jeune.  La météo nous y a fait la surprise d’un brouillard très épais…A 150m de la tour la plus haute du monde, nous ne la voyions pas…. Heureusement, 2h plus tard, le soleil a gagné et nous avons pu profiter de cette profusion de buildings, tous plus hauts les uns que les autres, en faisant une balade en taxi (environ 40€ pour plus d’une heure).

Une expérience passionnante !

Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017
Afrique du Sud - Nouvel An 2017

QUELQUES REFLEXIONS

“Hello? how are you ? i'm fine thank you and you ?”  A chaque fois que vous croisez quelqu'un,  ce rituel si sympathique rythme vos journées. Le caissier, le gardien, la policière, le pompiste .... vous demande comment vous allez ! Les gens sont extrêmement souriants et un brin lymphatiques, dirons-nous !

 

Sur la route, on roule à moitié sur la bande d'arrêt d'urgence, de façon à se faire doubler aisément si besoin. Celui qui dépasse remercie avec ses feux de détresse et tout se passe bien, malgré les célèbres potholes (certains traduisent par nids d’autruche) que nous avons trouvés assez discrets.

 

Oubliez toute velléité de faire le régime, et ceux qui ne mangent pas de viande devraient vraiment changer d'avis. Le steak de filet de boeuf, cuit comme vous le souhaitez, est un régal. Et pas cher pour nous Français, environ 150 Rands le 200g. Sinon, ce sera hamburger, sandwich, pizza, milk shake, cappuccino, frites, une sensation de style américain (ou islandais), mais en meilleur.

Nous avons testé plusieurs styles d'hébergement, de la maison louée à 10, au backpacker pour jeunes surfers, en passant par des guests houses absolument parfaites pour des prix très raisonnables compte tenu de la qualité des prestations et de l'accueil. Mais il est possible de vivre sur place pour pas cher selon ses choix.

Globalement, c’est un pays très propre, contrairement à d’autres en Afrique.

 

Après réflexion, je préfère ne pas évoquer les problèmes de sécurité, mais certaines "anecdotes" font froid dans le dos.

N’hésitez pas à nous contacter pour plus de détails sur notre voyage!

Afrique du Sud - Nouvel An 2017

PRATIQUE

Une fois n’est pas coutume, quelques adresses que nous vous recommandons chaudement.

Backpacker de Clarens, la preuve que les hippies existent encore. Nous avions loué une maison 1600 Rands pour 2 nuits à 10 personnes.

Backpacker en bas de la Sani Pass, chez Russell. Très bien, 150 Rands (10€) par lit dans une chambre pour 4 et un très bon dîner de 31 décembre.

Bel Air Guest House à Piet Retif, le décor s’inspire de vieilles voitures ! (960 Rands pour 2 chambres).

Sheba Guest House à Barberton, nichée dans un jardin luxuriant, chambres décorées avec goût. (1710 Rands pour 2 grandes chambres). Chantal nous y a recommandé, avec raison, de dîner chez Josephine’s, tenu par 2 sœurs Belges très sympathiques.

Panorama Chalets à Graskop, piscine au bord de la falaise (3300 Rands un gîte pour 6 et 2 nuits). Dîner au Canimambo.

Belgium Inn à Hoedspruit. Notre coup de cœur ! Carine et Jozef, nous  ont accueillis à bras ouverts dans leur maison toute neuve, nichée dans le Hoedspruit Wild Life Estate. Une chambre immense décorée avec goût et très confortable (1500 Rands par nuit). Nous y sommes restés 2 nuits ! Dîner au Hat and Creek et au Sleeper’s Railways.

Musina Lodge, 880 Rands pour un joli « rondavel ».

Pilanensberg Game Reserve

Songimvelo Game Reserve (155 Rands pour 3)

Kruger National Park (608 Rands pour 2 – 1 journée)

Musina Nature Reserve (65 Rands pour 2)

Droits d’entrée dans les différents points d’intérêt du Drakensberg : 285 Rands pour 1 voiture et 3 personnes.

 Le litre d’essence est à environ 12.60 Rands + 5 ou 10 Rands pour le pare-brise.

Taux de change en décembre 2016/janvier 2017 : 15 Rands = 1€ approximativement.

Au Lesotho, la monnaie nationale est le Loti, mais nous avons payé en Rands, que ce soit l’entrée dans le pays (30 Rands, 1 voiture et 3 personnes), un café ou des courses alimentaires.

Partager cet article

Repost 0
Publié par voyageur voyageur78s - dans Voyages
commenter cet article
17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 10:09

Récit de notre balade au Maroc, avec des photos.

Complété d'un diaporama de 100 autres photos (lien ci-après)  MAROC Septembre 2016

_________________

L'itinéraire général......

 

 

 

Le récit du voyage

Nous avions dit l’an dernier en rentrant : « Le Maroc, pas tout de suite et à une autre saison ». Bon, nous en revenons ! Nous sommes partis du 2 septembre au 7 octobre 2016. Et Michel2 dit M2 nous accompagne avec sa Land.

Donc, 5 semaines en tout, environ 4500 kms sur place, que du bonheur ! Le mot d’ordre du périple était : le moins de goudron possible, le Sud et pas de date de retour fixé. Les 2 Michel s’amusent beaucoup à trouver des pistes avec l’aide d’Ozi. Lorsqu’ils ont le choix, ce sera systématiquement la moins fréquentée… Pneus neufs = pas de crevaison, et même la Land n’a eu aucun problème.

Autant évacuer le négatif tout de suite, comme ça vous êtes débarrassés. La plupart de ce négatif étant inhérent au Maroc : saleté, mouches, moustiques (en 2 jours, 65 piqûres rien que sur mes jambes), poussière, gamins collants, vent, froid, approximations de la carte Michelin. Je savais avant de partir qu’il y aurait tout ça. Oui, sauf le froid. Je n’avais pas prévu. Je rappelle qu’en dessous de 28°, j’ai froid et le pire fut 8°… nous avons aussi enregistré 47°C, c’est quand même mieux !

 

Les chiffres entre parenthèses correspondent aux photos du diaporama. 

Dans le récit, cliquez sur la première photo et ensuite faites défiler avec la flèche à droite ou visualisez les photos en descendant avec l'ascenseur latéral.

 

Ceuta / Kasba Tadla

Nous attaquons les pistes directement à Fnidek, avec vue sur l’autre rive de la Méditerranée, le camping de Tarifa où nous étions le matin même. Mais nous n’avons jamais trouvé la grotte de Manara Sanar et ses peintures rupestres. Thé avec les villageois, sans partager la pipe de cannabis. Bivouac contrarié car le caïd nous oblige à dormir dans un champ du village, par sécurité. C’est la 1° fois que nous avons cette demande, mais après investigation, ce caïd a déjà fait le coup à d’autres voyageurs ! Dans cette région, les femmes portent de jolis tissus à rayures rouges et blanches, des chapeaux de paille à pompons colorés. Nous dégustons un tajine à Had Kourt, 50 DHM pour 2 (environ5€) ; je suis évidemment la seule femme dans le café. Après, on s’habitue…

Au Sud de Khémisset, la carte 742 Michelin nous vante une zone de « chênes et thuyas », en guise de quoi le paysage sera essentiellement composé de collines labourées et moissonnées. Tout est jaune paille, est ce que c’est vert au printemps ou ça pousse directement jaune ? (028)

Un col à 1000m nous offre un espace plat, il fait 43°C, la fermière nous apportera du pain tout chaud pour nous remercier de nous être installés chez elle ! A la nuit tombée, un responsable de l’ONF local vient scruter nos passeports, nous demande de nous mettre en sécurité devant la maison forestière à quelques kilomètres, on refuse. C’est une région difficile ?? Le lendemain matin, le caïd vient relever nos plaques d’immatriculation. Ce genre de contrôle, bon enfant au demeurant, ne nous était jamais arrivé.

Kasbah de Tadla Kasba, vantée par le Guide Vert Michelin : le rédacteur ne l’a certainement pas visitée ! Le temps tourne à la tempête de sable, c’est oppressant, d’autant qu’il fait 50°C.

Ceuta / Fnidek/Tetouan/Nakhla/Manara Sanar/Ouazzane/Had Kourt/Khémisset/Oulmès/Moulay-Bouazza/Pont Martin/Pont Théveney/Oued Zem/Souk Djema des Braksa/Boujad/Kasba Tadla/

MAROC  Septembre 2016  - Le récit et d'autres photosMAROC  Septembre 2016  - Le récit et d'autres photos
MAROC  Septembre 2016  - Le récit et d'autres photosMAROC  Septembre 2016  - Le récit et d'autres photos
MAROC  Septembre 2016  - Le récit et d'autres photosMAROC  Septembre 2016  - Le récit et d'autres photos

La Cathédrale / Jbel Sarhro / N’kob

Ces messieurs choisissent un itinéraire de pistes peu fréquentées, voire pas du tout vu leur état, pour rallier la R306 à l’Est de Beni Mellal (046 et 053). Pour vous donner une idée, on fait 30 km en 3h ! Courses et tajine à Tagleft, traversée du lac de Bin el Ouidane,  puis la R302, dite piste de la Cathédrale, que nous n’avons jamais empruntée dans le sens Nord Sud. Joli bivouac en face de ce monolithe (065). Le 1° pont est de plus en plus fatigué, le remplaçant devait être fini en mars 2016, mais ne nous a pas semblé plus avancé que l’an dernier. Par contre, le pont suivant est tout beau tout neuf. Pour combien de temps ? Détour par la Zaouïa Ahanesal (081), col Tizi-n-Ilissi venteux, froid, orageux (090 et 093). La vallée des Aït –Bougemèz a visiblement souffert des pluies, champs inondés, boue. Une piste nous permet de piquer vers le Sud. Le Tizi-n-Aït Imi, 2933m, nous surprend avec 10 malheureux petits degrés. Malgré la pluie, la descente est magnifique (106, 107, 116). Ce doit être fabuleux par beau temps lorsque le soleil fait ressortir les couleurs genre Vallée de la Mort. Descendus à 2200m, on remonte, sinon ce n’est pas drôle. Arrêt bivouac le long de la RP1517, en chantier, un pan de montagne brille de neige ! On est à 2800m, inutile de vous dire qu’il fait trop froid. Heureusement, le réveil est ensoleillé (124). Le col suivant, le Tizi-n-Hamed nous amène à 3001m (125 et 130) et encore une descente extraordinaire vers Imeskar-Foukani à 2100m, oasis riche de pommes rouges, noyers, maïs.  Un superbe défilé (151 et 161) nous emmène à Amejgag et les jolies kasbahs vers El-Kelaâ M’Gouna .

On pensait faire un tour dans les gorges du Dadès, mais après tant de beaux endroits, on craint d’être déçus. Et puis, c’est goudronné…Changement de « programme » ; vu qu’on n’en a pas, c’est facile, la piste démarre à Aït-Ridi pour le Jbel Sarhro. Encore un bivouac de rêve, entre 2 cols, à 1824m, 32°C c’est bien, l’orage gronde, de belles lumières (180).

Nous voici donc à traverser le Sarhro, de col en col, aux alentours de 2000m et on se croit au cinéma. Ne manque que le célèbre cow boy pour se téléporter dans Monument Valley, sauf que c’est bien plus grand et sauvage ! Une petite frayeur pour pimenter la journée? Oui, allez, même 2 ! D’abord, la Land semble basculer tout à coup : une grosse marche avec un virage en épingle. Epingle si serrée qu’on ne peut pas la prendre, donc on se débrouille pour faire une boucle et repartir dans le bon sens ! Ensuite, un passage comme je les affectionne particulièrement : une piste étroite légèrement en dévers le long d’une falaise, donc un vide vertigineux sur le côté, impossibilité de faire demi-tour ou de se croiser ; ça tombe bien, aucune trace de pneu ne laisse penser que d’autres fous se promènent dans le coin ! Sinon, se renseigner sur les horaires de circulation alternée ? Mais qu’est-ce que c’est beau, quel bonheur de se promener dans cette région. Et grand beau temps, 38°C, tout va bien. 50 kms et trop de photos (187, 208, 221, 223, 230 et 231) !

Pause courses, je ne parle pas de lèche vitrine, à N’Kob, un jus d’oranges pressées, et on file vers Tazzarine.  Ce jour-là, nous n’avons fait que 104 km.

 

Route 306/Tagleft/Ouaouizarhit/Bin El Ouidane/R302 la Cathédrale/Zaouïa Ahanensal/Tizi n’Ilissi/Aït Bougemez/Tizi n’Aït Imi//Tizi n’Aït Hamed (3050m)/RP1517/Imeskar Foukani/Amejgag/El Kelaâ M’Gouna/N’Kob/

Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.

Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.

Le Sud : Tazzarine / Assa

Tazzarine, région très différente, savane à épineux chiche en ombre, 40°C, tonnerre au loin, on est habitués (235) ! Direction Zagora. Par la piste, bien entendu. Mais la piste est difficile à suivre dans ce reg coupé de petits oueds à sec. On monte petit à petit, même plus d’épineux, les cailloux noirs prennent  leurs aises et …cul-de-sac. Retour à Tazzarine, et le cœur lourd, goudron RN12.  Jusqu’à Zagora, pas un coin d’ombre, M2 est ravi : on va encore pouvoir manger un tajine ? Eh non, tout est fermé pour cause d’Aïd. Déjeuner sur un trottoir à l’ombre, la ville est déserte. Fin de journée au camping tout aussi désert. La nuit sera pourtant fort agitée avec l’arrivée de 4x4 espagnols, d’abord à 22h puis à 2h du matin, en plus avec des rampes de LED juste dans notre fenêtre ouverte. Merci, les gars ! On n’a pas fait potes…

Tagounite, pleins faits (gazole, eau, tomates, pain, la vraie vie quoi), on est fin prêts.

Piste dite de l’Oasis Sacrée, il fait entre 41° et 47°C, vaste étendue de reg « orangina » (vous savez, la bouteille qu’il faut secouer pour l’apprécier). Après l’oasis, zone de dunettes fort jolies, mais le vent se lève, et pas qu’un peu (249). On traverse un campement pour touristes. Et dire qu’ils paient pour s’installer dans une telle saleté… Désolation, vide, sauf un gars qui nous déconseille de poursuivre : trop de vent, dangereux. Vous devinez la suite. Avec le GPS et Ozi, se perdre est impossible, on continue. Jusqu’à ce que je décrète la trêve du soir, perdus dans les dunettes. Tentative de rond des chariots du Far West pour se protéger du sable, à 2 véhicules, ce n’est pas gagné ! Heureusement, le vent finit par se lasser, soirée de rêve, une météorite nous fait la surprise de traverser le ciel. Le lendemain, temps parfait et la piste réapparaît (259,263). Enfin, la piste, une vague trace de roues… M2 ne résiste pas à l’envie d’étrenner ses nouvelles plaques de désensablage, mais la sangle du Toy est plus efficace ; balade dans les dunes photogéniques et mitraillées comme il se doit (266, 287, 289, 291, 299). Le lac Iriki, qui, comme chacun sait, est un lac asséché. Grand. Plat. Vide. Génial ! On le trouve peu porteur comparé à nos passages précédents ; on apprendra par la suite, que 3 jours plus tard, certains se sont embourbés après de grosses  pluies. On a donc eu de la chance (303) !

Et hop, la célèbre piste du Dakar et ses cairns d’époque, 3 gazelles au loin bondissent vers l’Algérie.

Hormis quelques chameaux (dromadaires) et quelques militaires, tous plus nonchalants les uns que les autres, nous ne croisons rien. La piste est bien visible, parfois roulante, mais le plus souvent caillouteuse, tôle ondulée. Le poste militaire de l’Oued Mellah nous signale qu’on ne pourra pas aller jusque Tata. Bien entendu, on continue, vous vous en doutez. Poste suivant,  5 Hummer, 40°C : le verdict tombe. Petit demi-tour et en route vers le Nord. Pas grave, c’est tellement beau et désert, on tournerait bien en rond dans le coin.  Anecdote du soir : on voit au loin, très loin une Land locale. Comme par hasard, ils piquent droit sur nous à travers les collines, passent à côté de nous et continuent, puis reviennent et s’en vont. Surveillance ?? En plus des mouches qui piquent ? (314 et 322)

Bon, passage à Tissint puisqu’ils veulent qu’on y passe ! Puis RN12 jusque Tata (332), oui, du goudron… pas de pain, pas de restaurant ouvert. Qu’à cela ne tienne, un tenancier de café appelle sa femme et une heure plus tard, elle nous a cuisiné un délicieux tajine et du pain. On part repus et contents par la R109 pour Imitek, puis la 7085, qui, par rapport à l’an dernier, est presque prête à recevoir une fine couche de goudron : quel changement. Arrêt dans une zone de ravinement très étendue,  Grand Canyon miniature, juste avant Aït Rahal, où les gens dégainent leurs portables pour des selfies avec nous ! ? Sera t’on des célébrités sur Facebook ??

Bivouac féérique dans une oasis abandonnée, la lune se lève dans les palmiers, personne, calme total, juste un lapin qui salue le matin pendant que les Michel dorment (350, 351). Belle promenade dans ce Jbel Bani, nous évitons soigneusement toutes les gravures rupestres dont il est si riche. Visite de l’agadir d’Igourramène, mais pas celui de Tadakoust, perché trop haut ! Le village est blotti dans un joli site avec 3 pyramides naturelles (364, 365).

Pistes plus ou moins roulantes en direction d’Assa. Lors d’un bivouac au milieu de rien (382, 383), 2 Marocains dans une Land nous demandent à boire. Vous auriez vu leur tête lorsqu’ils ont goûté notre eau, délicieusement chaude… Non, nous n’avons pas de frigo…

Tazzarine / Zagora / Tagounite / Oasis sacrée / Iriki / Oued Mellah / Tissint / Tata / Imitek /  Aït Rahal / Touzounine / Igouramène / Tadakoust / Icht / Assa /

Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.

Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.

Le Grand Sud : autour de M’Sied

Bien qu’il y ait largement plus au Sud encore, je sais, mais certains situent Agadir au Sud, alors tout est relatif….

Assa, rencontre improbable, lors d’un arrêt pour les pleins (toujours les mêmes), on croise une Land française. Il connaît un Bernard de nos amis ! Balade dans le ksar abandonné, un professeur d’anglais  nous montre une gravure rupestre : ouf, on en aura vu une. R103 de Zag (pas trouvé Zig…), plein Sud. On y est, dans ce Sud ! Il est comme on l’espérait : vide, assez plat, rochers noirs sur lit de sable, désert (398). Bivouac calme, le vent nous attaque au matin, devient vent de sable jusque Labouirat. Labouirat est marqué sur la Michelin. On ne s’attendait pas à grand-chose, mais à un peu plus que la réalité. Labouirat restera dans nos mémoires, comme un repère dans le rien, la pauvreté, la désolation (403). Au milieu d’un reg vide et roulant, après l’arrêt déjeuner en chariots du Far West, un Toy militaire se porte à notre hauteur, on se salue tout à fait aimablement et il repart. Surveillés ? (412). Ensuite, on monte à l’assaut du jbel, dans une joyeuse cacophonie de cailloux en tous genres, du gris au noir. Non, ceci n’est pas l’Islande, car il y a des touffes éparses de végétation, du gris au vert de gris. Et en Islande, je n’ai jamais vu de cadavre de chameau.

Peu avant la grande descente sur M’Sied, autre nom de mon imaginaire, la piste s’avère être coupée sur la carte du GPS. Demi-tour de 40 kms ? Que nenni. Les Michel, qui ont donc mal regardé leur écran, décident d’être plus forts que la nature qui a sérieusement raviné la piste. Pfff ! Ils sont balèzes, on est arrivés en bas, entiers et sans bosses. On a pris notre temps, c’est vrai (418).

A nous la découverte de M’Sied, son Marjane (le Carrefour marocain), son café accueillant, son tajine de rêve, son souk vivant, sa propreté immaculée, ses charmantes maisonnettes pimpantes et fraîches, son animation de bon aloi…. On ne s’en est pas remis. On pensait trouver du pain, des tomates, on a vu des bâtiments délabrés, mais de magnifiques lampadaires, la saleté habituelle, le vide et le néant (424). Vite, on se sauve. C’est plus drôle de déjeuner sur des positions militaires, qui gardaient quoi ?? Restes d’une longue période de lutte dans cette zone du Sahara Occidental (432). Tourisme au puits de Khanguef, on longe l’Oued Chebeika, son gué, son lavoir, son salon de coiffure (en clair, lessive et shampoing dans l’oued – 451 et 461) mais l’eau est salée ! Depuis la veille, hormis Labouirat et M’Sied, aucun signe de vie humaine. Bivouac sur un tertre orné de 2 « trous d’homme » au-dessus de l’Oued Aabar. Cette région fut un voyage dans le voyage, hors du temps et des repères habituels.

 

Une piste longe l’oued Chebeika (471) jusqu’à son embouchure, à partir de là, direction le Nord. Pas forcément au plus court, heureusement ! On bute sur une « plantation » : alignements de trous serrés et vides, encerclés de poteaux rouillés sans grillage. Bizarre. La rive Nord nous dépose devant un chantier : port d’une future zone d’éco tourisme. A voir dans 5 ans ? Tan Tan Plage ou El Ouatia : la plage est belle (485), le reste…Piste plus ou moins désagréable le long de la côte jusqu’à l’embouchure du Drâa (493). On ne l’avait jamais vue de cette rive Sud, c’est beau. On roule vers l’Est pour la 1° fois depuis longtemps, on cherche l’accès à la vallée (497). Celui qu’on trouve est situé entre des pylones et il ne m’a pas plu. Pas du tout. D’ailleurs, je n’ai pas fait de photos. Une descente, bien raide, bien cassée. On se pose sur un plateau intermédiaire, c’est sûr, on n’est pas dérangés par les voisins ! Le lendemain, qui dit intermédiaire dit descendre encore. Mais ça se passe bien. La piste reprend vers l’Ouest le long de l’oued. Sauf qu’on s’est trompés, le gué franchissable est à l’Est, on repart ! Après le gué (même pas d’eau - 507), encore un coup à l’Ouest puisqu’on veut rejoindre le Cap Drâa, côté Nord de l’embouchure. Vous suivez ? Entre temps, on aura sanglé un Kangoo local qui ne savait plus comment éviter la boue (513). Nous n’avions jamais vu autant de boue au Maroc.

Assa / Labouirat / M’Sied / Oued Chebeika /  Tan-Tan Plage / Cap Drâa

Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.

Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.

Côte atlantique : Cap Drâa /  Sidi Ifni

Piste de la falaise, cette fois, c’est sûr, on va au Nord, on commence sérieusement à remonter (517, 523, 526, 531)… Des militaires sont en faction pour guetter les clandestins et autres trafiquants, ensuite, l’armée de l’air nous sort le grand jeu. Un festival de lancer d’avions de chasse, au-dessus de nous. Plus qu’impressionnant. Ils ont donc remis en service cette zone qui était une zone d’essais.

Le Toy se plante de joie en retrouvant le sable de l’oued d‘Aoreora (545). La Land a donc sa revanche, 1 partout ! Il faut savoir raison garder, pas de bivouac sur la plage, mais au pied des dunes, dans l’oued, il fait beau. Ni mouches, ni moustiques, ni vent, ni visites (553). Au matin, un renard a laissé ses traces autour de la chambre à coucher. C’est le 3° que nous voyons cette année (561, 571).

A Ch’ab, nous découvrons un grand chantier abandonné : remaniement du fond de l’oued, construction d’un énorme hôtel (8 étoiles pour Saoudiens ?) et sa mosquée attenante. Depuis combien de temps le chantier existe ? On ne peut s’empêcher de descendre rouler sur Plage Blanche, grande première pour M2 (577, 586) ! Descente pour le moins surprenante sur le radier de Foum  Hassaka, goudron pour Sidi Ifni. Pas besoin de faire le détour pour admirer les épaves vantées par les guides, rien vu à Sidi Ouarzik.

Sidi Ifni est toujours aussi décrépite et nostalgique, quelques rares touristes déambulent dans cette ville espagnole jusqu’en 1969.

Cap Drâa / Aoreora / Ch’ab / Foum Assaka / Sidi Ifni

Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.

Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.

Anti Atlas

De Sidi Ifni, pistes Nord Est vers Tiourzha, région d’arganiers et de figues de Barbarie à profusion, une piste est coupée mais on arrive quand même à rallier le col de Kerdous, puis Tafraoute et ses rochers (602, 606, 614). En route, arrêt à Tighmi dans une coopérative soutenue par une association belge, pour acheter de l’huile d’argan. Ce fut difficile, car les femmes ne parlent pas français, ne savent ni lire, ni écrire ni compter.  Igherm, cette bourgade se développe (627). Région de tranches napolitaines, les jbels s’en donnent à coeur joie avec leurs stries de diverses couleurs. Un de nos meilleurs bivouacs du voyage, à un col (1400m), juste la place pour 2 voitures, une vue à 360°, aucun passage (633 et 635). De Ougou niché dans un méandre (640) à Berguen (non, on n’est pas en Norvège) en passant par le château fort d’Imounarim (644), on roule dans l’oued à sec. Après un tajine à Taliouine, on s’arrête chez Hassan, chez qui nous avions dormi l’an dernier ; il nous offre le thé, c’est chouette de le revoir. En partant, sa femme cueille un superbe bouquet de fleurs qui ornera notre bivouac, à 2080m (662). Une circulation impressionnante,  les paysans sur leurs ânes redescendent dans la vallée, nous offrent des pommes magnifiques, que de bons souvenirs ! 

Un immense plateau nous fait penser à l’Anatolie, des pommiers à 2300m d’altitude, puis descente sur Aït Quella : on se souviendra longtemps de la sortie de l’oued dans ce qui sert d’égout au village. Une piste coupée à 2 km du goudron (Tamaste) nous fait revenir sur nos pas, 12 km d’orangina. Les aléas des pistes (672, 679, 693) !

Sidi Ifni / Tekla / Tighmi / Kerdous /  Tafraoute / Igherm / Ougou / Imounarim / Berguen / Taliouine / Aït Quella /  Tamaste / Aguim

Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.

Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.

Haut Atlas

Détour par Telouèt que M2 ne connaît pas (700 et 704). Le Tizi-n-Tichka est un des « grands chantiers d’urgence » du Maroc : la route passe à 3 voies, du beau boulot, qui améliore la sécurité.  Sans doute que les vendeurs de faux cils (fossiles) feront moins d’affaires. A mi-hauteur, le Guide Vert vante le côté alpestre du village de Taddert. Ca nous laisse rêveurs, et l’expression devient une blague entre nous ! A Zerktene, on prend une jolie piste, le paysage a totalement changé : arbres verts, cultures, terre rouge, peu de cailloux. On profite des méandres de l’Oued Gradi (735 et 737). A Anzel (ou Amguel) on remarque une belle porte sur un ancien palais. Promenade dans un souk animé par la campagne électorale qui bat son plein, on serre la main d’un candidat (748 et 753) ! A Demnate, tajine très local. C’est sale, même pas de couverts, mais on se régale ! Et personne ne fut malade. Après Imi-n-Ifri, une fête dans un village, une danse ahidous (760, 762 et 766) ?

On repasse par la vallée des Aït Bougemès, lac Bin-El-Ouidane (774) : il y a même un petit tunnel ! Tagleft, piste, pluie, villages très sales, bivouac en cinémascope avec ciel d’orage grandiose (779 et 780). 10°C au lever…

Région à pommes, rivière en eau, cèdres, ça change. A Assaka, on attend ¼ d’heure que le chauffeur vienne bouger sa voiture garée sur la piste, seule voiture du coin ! La piste se perd dans les collines (787), un habitant nous indique le carrefour invisible pour Tounfite, village décharge, gamins agressifs. Cirque de Jaffar, par une belle forêt de pins et cèdres, parcours très agréable. La piste passe dans l’oued, ce n’est même plus orangina, c’est infernal, en plus des gamins qui font leur cirque… A nous les gorges de Jaffar, connues pour être une zone de trial grandeur nature. Déjeuner au soleil pour reprendre des forces, et on en sort (809, 822, 828, 832, 836 et 841). Même la Land, pourtant réputée peu maniable. Disons qu’il a fait plus de marches arrière et de manœuvres que nous avec le Toy, qui connaissait déjà le parcours ! A Jaffar, chacun son rôle : un Michel conduit, guidé par l’autre, je photographie, ça évite les prises de tête, je ne sais pas guider….Le plateau de l’Arid porte bien son nom et nous dépose vers Aït Ahmed. Piste le long de l’oued, dans les vergers, on nous donne de grosses pommes vermillon. Plateau très raviné, il faut prendre son temps. Boumia, Itzer, on est à plus de 2000m d’altitude, trop froid pour bivouaquer, quelques singes magots sur la route, on se réfugie dans un camping Disneyland à Azrou (peuplé de dindons, canards, lapins…). Le propriétaire est l’émir d’Abu Dhabi ! Malgré le prix classique de 50 DHM, on profite de douches brûlantes, du raisin offert par le gardien et 2 baguettes au petit déjeuner : la belle vie !

Telouèt / Tizi-n-Tichka / Zerktene / Souk el Arba /  Jabra / Demnate / Tannant / Bin el Ouidane /  Tagleft / Bouadil / Assaka / Tamefrast / Tounfite / Gorges de Jaffar Aït Ahmed / Boumia / Itzer / Azrou

Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.

Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.

Le Nord

En vue des élections du 8 octobre, chaque recoin du Royaume est sillonné par des cortèges de 3 à 6 voitures (dont au moins un 4x4), remplies de gars à casquettes. Et le Royaume se retrouve jonché de papiers électoraux distribués à tout va. Ca change du plastique.

Là, ça sent vraiment le retour. Pour se ré-acclimater progressivement, virée au Marjane de Fès. Quel choc… Vallée du Sebou verdoyante, norias sur fond de jbels blancs (881 et 882). Piste dans les vergers, les hommes cueillent les pommes et nous en offrent volontiers, invitation à un mariage. Je suis kidnappée dans le quartier des femmes, on me colle un bébé dans les bras, qui ne pleure pas, ouf, même lorsque les femmes me chantent les youyous traditionnels ! Obligée de danser avec elles, l’orchestre est dynamique, les M rigolent bien (886)…on décline l’invitation à dîner : ils ne parlent pas français, et nous toujours pas l’arabe ni le berbère. Sur la R408, on double un autre mariage, j’entends : venez dîner. On fuit lâchement ! Cette fin de journée est marquée également par la découverte d’un goudron incroyable. La R419 gagne la médaille d’or de la Route Goudronnée la Pire du Maroc, et pourtant la lutte est rude dans ce pays. Epuisant. Dans la dernière bourgade avant Bab Taza, il y a de grosses marches et des nids d’autruche, c’est indescriptible. Avis aux amateurs ! On échoue au camping de Chefchaouen, soirée fraîche en ville, la ville bleue…

On quitte M2, cette fois, c’est sûr, on rentre. On teste l’autoroute entre Tétouan et Ceuta : 11 DHM (1€) pour 30 km, on double les 6 véhicules qui sont dans le même sens que nous. Attente de 1h1/4 pour entrer en Espagne, ferry à 15h.

Azrou / Fès / vallée du Sebou / Ourtzarh / R419 / Bab Taza / Chefchaouen / Tetouan / Ceuta

Jerez, Cordoue, Madrid, Zaragoza, Huesca, Ainsa, Bielsa (joli camping rural où nous sommes seuls), passage dans le Tarn et Garonne à Moissac, maison…

Chiffres :

8477 kms porte à porte, 4421 km au Maroc, dont environ 70% de non goudron ; la limite goudron piste n’est pas toujours évidente !

Pollution : 897.31 litres consommés (je parle de gazole), donc une consommation moyenne de 10.58l/100km.

Ferry : 218€ aller-retour Algesiras / Ceuta.

Budget total : environ 1300€ pour 5 semaines à 2, dont 830€ de gazole. C’est nettement moins cher que le Club Med, et beaucoup mieux !!!

Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.
Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.

Faites défiler avec les flèches à droite ou à gauche.

Partager cet article

Repost 0
Publié par voyageur voyageur78s
commenter cet article
24 mai 2016 2 24 /05 /mai /2016 13:41

Entre le viaduc de l’Ascension et le pont de la Pentecôte, entre un rassemblement de 4x4 voyageurs et une cousinade, nous avions 6 jours pour faire environ 300 kms à travers le Massif Central, entre La Charité sur Loire et Laguiole. Nous n’avons fait que 500 kms environ, on a été raisonnables. Un seul bivouac, la météo étant ce qu’elle est. Des petits hôtels au fin fond des petites routes, seuls clients dans un hôtel de 4 chambres par exemple, nous n’avons pas été gênés par les touristes : il n’y avait que nous pour braver une température moyenne de 10°C et la pluie. Tant pis, nous avons quand même découvert ou redécouvert des régions formidables.

Cher (18), Allier (03), Puy de Dôme (63) Cantal (15), Aveyron (12), Lozère (48) : pour nous Parisiens, des noms et des chiffres exotiques.

Pour une fois, avant de partir, un peu de recherches pour noter quelques 150 points d’intérêt, grâce au site « Notre Belle France » qui indique des coordonnées GPS, des renseignements assez précis, une mine de bonheurs. Heureusement, Michel a toute la France en cartes au 25 000° parce que sur place, les panneaux indicateurs ne sont pas forcément présents ! Et évidemment, le hasard au détour des virages nous a offert de jolies surprises. La France est belle et à la tête d’un patrimoine naturel ou architectural et historique incroyable, vous le savez, et notre escapade le confirme.

De châteaux en cascades : Massif Central mai 2016

Nous avons été plus qu’agréablement surpris par la propreté de nos campagnes, alors que la région parisienne nous rappelle parfois certains pays dits en voie de développement. Comme nous n’avons pas approché de grandes villes, pas de pollution visuelle avec les panneaux publicitaires, les routes étaient si petites qu’elles sont oubliées des radars, mais notre vitesse moyenne n’a pas du dépasser le 40 km/h ! Bref, une façon de vivre qui n’a rien à voir avec la nôtre, tout en étant conscient que ce ne doit pas être facile tous les jours de vivre loin de certaines commodités. D’ailleurs, combien de hameaux, villages ou bourgs nous ont fait froid dans le dos, avec tous ces bâtiments à vendre ou abandonnés ? Quelle tristesse, quel gâchis, à comparer avec l’entassement caractéristique de nos grandes villes et banlieues.

Je ne vais pas vous faire un compte rendu détaillé, c’est mission impossible. Des toutes petites routes, quelques chemins mais pas trop, des coins à bivouac repérés un peu partout, de la gastronomie bien de chez nous, et donc châteaux et cascades qui ont été notre fil conducteur. J’ai également découvert que le Massif Central recèle de nombreux sites d’orgues basaltiques. Ces manifestations volcaniques ne sont donc pas l’apanage de l’Islande !

Des photos, et les traces de notre circuit, pas forcément le plus cohérent en terme de distances…

Prévoyez des chaussures à semelles adhérentes, ce ne sera pas du luxe pour nous suivre, mais rien de bien compliqué. Les châteaux sont toujours faciles à trouver, pas toujours visibles, cachés dans des parcs avec de grands arbres ; les cascades, si elles ne sont pas au bord d’une route, ne sont jamais à plus d’1/2heure de marche tranquille. Du moins, celles que nous avons vues !

Au hasard de nos découvertes, j’ai entamé une série de monuments aux morts. Depuis que nous avons lu « Au revoir là-haut » de Pierre Lemaître, nous sommes sensibles à cet aspect de notre patrimoine.

Nous n’avons pas pu visiter tous les sites repérés, il va falloir qu’on y retourne, un jour…

Bonnes routes !

 

Cliquez sur la première photo et ensuite faites défiler avec la flèche à droite ou

visualisez les photos en descendant avec l'ascenseur latéral.

De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !
De châteaux en cascades, notre belle France !

De châteaux en cascades, notre belle France !

Partager cet article

Repost 0
Publié par voyageur voyageur78s - dans Album photos album Album
commenter cet article
24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 11:00

Depuis plus de 30 ans nous voyageons en 4*4 et nous privilégions les escapades  "hors route", avec une prédilection pour :

  • les déserts, qu'ils soient chauds ou froids ....
  • les immensités naturelles préservées,
  • les points de vue et les paysages qui laissent des sensations et images inoubliables.

 

Noël 2017 en AFRIQUE du SUD après l'été 2016 au MAROC, l'an dernier nous étions déjà au MAROC mais aussi en ESPAGNE & au PORTUGALen 2014 nous étions retournés pour la 7e fois en ISLANDE.

A l'automne 2013 nous avons été voir les couleurs d'automne dans le Morvan, au printemps 2014 celles du Limousin., et en 2016 une visite du Centre de la France et des ses cascades.

Lisez nos compte-rendus ou regardez nos photos .

 

 

                          Grèce 09-2012 (322)             Albanie-2011 (201)

Turquie août & sept. 2013       Grèce sept. 2012          ALBANIE août 2011

 

   Sardaigne 2011 (000)                    Afrique de l'Ouest                   USA-06 (001)

Sardaigne juin 2011     Afrique de l'Ouest janv. 2012       USA août 2007

          

 Traces d'islande  Cartes 0001  El Toyo

 

    Voyages divers              GPS et Carto           Le véhicule "El Toyo"

 

Et les albums photos ..............

Traces & cartographie  à télécharger

  

important : toutes les pages du blog en liens directs : ici

 

Si vous constatez une anomalie  ou un lien mort n'hésitez pas à nous le signaler.

partage de traces voyages et cartographie de base (Albanie, Grèce, Turquie, Sardaigne...)
Voyages hors routes en 4x4

Partager cet article

Repost 0
Publié par voyageur voyageur78s - dans Voyages
commenter cet article
18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 09:12

Bonjour à tous

 

On ne va pas traiter ici directement de voyage ou vous montrer des photos pour rèver, mais vous informer sur un point technique, qui sert à beaucoup à voyager hors des sentiers battus.

 

Je vais donc parler de cartographie ........

 

Vous êtes nombreux à utiliser des GPS ou même simplement une tablette ou un téléphone pour vous repérer lors de vos déplacements à l'étranger et dans des pays ou la cartographie ne semble pas très précise, fidèle ou aboutie.

 

Une communauté s'est développée autour de la cartographie libre de droits que l'on appelle OSM (Open Street Maps). Cette cartographie s'enrichie tous les jours avec les apports de nombreux contributeurs et surtout elle est utilisée par une foultitude de logiciels payants ou gratuits et principalement sur les terminaux (tablettes et smartphones) sous Andoïd ou IOS (Apple).

 

Pour les voyageurs qui cherchent une vision "topographique" du terrain avec courbes de niveaux, de grandes avancées ont été réalisées et ces cartes sont disponibles pour des logiciels comme OziExplorer ou CompeGPS/Twonav.

 

Voici un forum qui vous explique beaucoup de choses sur ce sujet : http://oziandro.forumactif.org/

 

Un exemple au 25 000 de carte Open Topo map

Partager cet article

Repost 0
Publié par voyageur voyageur78s
commenter cet article
12 octobre 2015 1 12 /10 /octobre /2015 22:01

Page récapitulative de nos voyages, articles et récits, permet un accès rapide.

Cela vous fera penser à vos prochaines destinations, en ce qui nous concerne nous rentrons d'AFRIQUE du SUD.

 

Albanie : introduction et le récit détaillé

Afrique de l'Ouest : retour > la préparation et le voyage au quotidien

Afrique du Sud 2017Noël en famille dans le Nord-Est

Grèce et Macédoine : présentation puis le détail au jour le jour et nos impressions

Sardaigne : itinéraire par les pistes et le récit au jour le jour

Catalogne escapade sur les pistes

Espagne et Portugal 2015 : au jour le jour 

France : le  Morvan 2013, Limousin 2014 et le Massif central 2016

Maroc 2015 : au fil des pistes

Maroc 2016 : nouvelles pistes

Turquie 2013  le récit et l'itinéraire   

Souvenirs US en 4x4

Vanuatu : promenade exotique

 

différentes destinations avec quelques liens

partage de traces voyages et cartographie de base (Albanie, Grèce, Turquie, Sardaigne...)

 

Infos, renseignements et conseils :

La sécurité en afrique par le MAE (infos obsolètes pour mémoire)

Notre véhicule, son aménagement

La navigation GPS et quelques liens et modes d'emploi

Utilitaires et astuces GPS

 

Et les albums photos ..............

 

Si un lien vous ramène sur une page erronée, pensez à regarder les liens directs de la colonne de gauche qui ouvrent toutes les pages .......!!!!!

Retour à l'accueil  

 

Voyagez avec nous .....!

Partager cet article

Repost 0
Publié par voyageur voyageur78s
29 août 2015 6 29 /08 /août /2015 09:27

Une chanson disait : c'est la fin de l'été sur la plage, pour nous c'est seulement la fin du voyage d'été au Maroc.

Comme à l'accoutumée, nous vous faisons profiter du récit et du diaporama de nos mésaventures, coups de coeurs et déceptions concernant ce pays qui reste l'un des seuls accessible actuellement au sud de la méditerranée pour les passionnés de voyages hors bitume.

Nous rentrons donc de 3 semaines au Maroc (+1 semaine pour l’aller/retour, on prend notre temps) : 4000 kms sur place, 8000 en tout. Voyage effectué seuls, El Toyo, Michel et moi. Pas très original comme destination, mais nous avons établi quelques records, rien que pour vous !

- 4h de retard pour le ferry Alméria – Nador, dont 3h de pagaille.

- Météo déconcertante, comme le pays ! Sur place du 29/07/15 au 20/08/15, nous n’avons pas dépassé 48°C. Notre précédent record était 50°C au lac Iriki, El Toyo ne sachant pas afficher plus. Température minimale : 13°C vers Azrou, notoirement insuffisant. Vent de sable dans le Rekkam, une première pour moi. Tant de brume dans le Sud que nous avons renoncé à poursuivre vers Tan-Tan et au-delà. Des orages quasiment tous les jours, donc des pistes/routes dévastées. Nous n’avions pas vu ce genre de dégâts lors de nos précédents périples (2003/2006/2008). Neige : oui, vous avez bien lu, nous avons vu de la neige sur un sommet !! Au mois d’août.

- Des pistes de malades (Nous en sommes ??), notamment entre Boudnib et Erfoud, le Sarhro, ainsi que de grands moments de solitude au Nord de Taroudant.

- 3 crevaisons, 2 pneus morts. Même là-bas, on ne voulait pas nous les réparer, c’est dire…donc : 4 pneus lessivés, il faut reconnaître que nous n’avons pas fait que du goudron.

 

Voilà un résumé très résumé de nos aventures. Bien entendu, ce n’était que l’intro, je ne sais pas faire court…

Soyez les bienvenus, comme on dit là-bas !

 

Et pour ceux qui ne veulent ..... que des "images", ici un DIAPORAMA

Vue de l'itinéraire

Vue de l'itinéraire

Tout d’abord, escale à Bordeaux le 26 juillet pour une soirée touristique très agréable malgré un orage. Ah si nous avions su que ce serait la norme… Bivouac forestier avant Madrid, qui coupe la descente, fastidieuse mais très roulante et gratuite. Entre Grenade et Alméria, on traverse la Sierra Nevada par une très jolie petite route, et hop au port. 4h de retard donc et 3h de bazar, comme seuls (?) les Marocains savent le créer : plusieurs accrochages se déroulent devant nos yeux médusés et hagards (3h du matin…). Sortis par hasard dans les 1° du ferry, ce n’est pas notre genre, on est les derniers à quitter le port. Pourquoi ? Dans les ordinateurs des douanes, notre bon vieux destrier n’avait pas quitté le territoire depuis février 2012, lors de la remontée du Mali.

 
Maroc Août 2015Maroc Août 2015
 

Bref, à nous le Rekkam !

NADOR – BOUDNIB – ERFOUD

Premier but de cette année : le Rekkam. Je n’ai pas trouvé de définition précise de ce que recouvre cette appellation. Région qui nous a surpris par bien des aspects, et enchantés. Plus variée que dans notre imaginaire, pourtant nous ne sommes pas allés jusqu’à Figuig, trop de kilomètres et trop proche de la frontière algérienne. Une autre fois ? en fait, le rekkam n'est qu'une petite partie de la région appelée "L'Oriental", merci pour cette précision.

Sur le barrage Mechraa Hammadi, la route est coupée par des travaux, rien ne le signalait au dernier embranchement : on est bien au Maroc ! Paysage rocailleux, des escargots blancs à l’assaut de toutes les brindilles, jusqu’au barrage Mohamed V. Bivouac vers Tanacherfi avec un orage qui tourne. Température de la journée : 40°C, on est contents.

L’arrivée au-dessus de Debdou est spectaculaire, le goudron pour descendre est bon. On y trouve une pâtisserie mais pas de boulangerie, et pas d’essence. On nous dégaine un portable : tu veux 5l, 10l, nous ne connaissions pas ce système, le Maroc se développe. La station est à Taourirt, 50 km, et c’est surprenant compte tenu de la taille de la ville, du nombre d’immeubles, son DAB, son jardin public. Mais un détail : il n’y a quasiment pas de voitures… En fait, pas besoin de gazole, on remonte sur le plateau. El Ateuh, porte du désert, avant-garde ? Arrière garde ? De quoi ? Sensations diffuses d’oppression mais aussi de grande liberté. Arrêt dans la pampa et pas le temps de s’installer, heureusement, car un vent de sable déboule par derrière ! Je ne connaissais pas, c’est saisissant. Pensées pour les bergers croisés peu de temps auparavant, nous sommes bien abrités dans la voiture, qui tangue sous les assauts du vent fou. Puis tout rentre dans l’ordre aussi vite que c’est arrivé. Et nous reprenons nos habitudes de tous les pays traversés (sauf l’Islande !) : les troupeaux passent, traversent, vite, lentement, avant la nuit, certains en retard, une mobylette, un âne, un pick-up, la vie.

Pistes avec cassures d’oued, des radiers, jalonnées de cairns modernes en forme de Toblerone jusqu’à Outat Oulad El Haj. Des vents de sable encore, la température joue au yoyo de 34°à 42° à 27° en moins d’1h.

Maroc Août 2015Maroc Août 2015Maroc Août 2015

Les paysages et des pistes à couper le souffle, quasiment personne, on s’est rempli les yeux. Caillasse, quelques mini dunes, un arbre solitaire, des tentes, la piste est balisée par des stands de vente de fossiles, le berger fait confiance. Zones de trial grandeur nature, des montagnes russes en Technicolor (Chamarelles de l’Ile Maurice peut se rhabiller) ; si votre copilote respire mal, donnez-lui le volant. J’ai testé, c’est beaucoup moins impressionnant lorsqu’on peut se cramponner au volant, au lieu de sauter de la voiture, cramponnée à l’appareil photo sous le prétexte fallacieux d’immortaliser la virtuosité du pilote !

Ensuite, l’oued Arid (à sec !) et l’oued Zerzet nous offrent de beaux méandres. Pas mal de difficultés techniques ont pimenté notre progression, particulièrement une descente baptisée « la descente de ouf ». Même Michel n’était pas fier d’engager le KDJ dans cette pente, pour ma part, je suis restée en haut, yeux fermés et mains sur les oreilles. Puis le Canon s’est quand même déclenché. Et mon pilote préféré a du remonter me chercher à pied car je n’arrivais pas à descendre. Vous ai-je déjà dit que j’ai le vertige ?

Pour nous, le Rekkam était un mythe, un Eldorado. Ce devait être un grand reg vide sous un ciel bleu uni, notre limite acceptable était fixée à 50°C. Ce mythe a volé en éclats : le Rekkam offre des touches de vert partout, il y a du monde (ce n’est pas Shanghaï quand même) : des cultures, des nomades. Les oueds, à cette saison, n’ont pas présenté de problème à traverser, nous avons eu plutôt 35°C. Seulement.

Jus d’orange au Relais de Talsinnt (hôtel qui a l’air tout à fait correct), station d’essence. Nous baptisons la R3469 « Piste des 1000 oueds » le long du Jbel Khang El Ghar, 35 kms de trial, il faut prendre son temps ! Certains qualifient Boudnib de ville, mais il n’y a pas de station d’essence. Pour les non spécialistes du Maroc comme nous, la frontière algérienne est à environ 65 kms, nous ne croiserons aucun contrôle, contrairement à nos prévisions.

Itinéraire :

Nador – Barrage Mohamed V – Dada Ali – Aîn Serrak – Debdou – El Ateuf – Zerouilet – Outat Oulad El Hadj – Talsinnt – Bni Tadjit – piste dite des 1000 oueds le long du jbel Khang El Ghar, 35 kms de trial – Boudnib – Aoum El Kheil – Hi Hassane – Erfoud.

Maroc Août 2015Maroc Août 2015
Maroc Août 2015Maroc Août 2015
 
ERFOUD – TELOUET

Pour nous remettre de nos émotions, un tajine au « Café du Sud » (wi fi) à Erfoud, ville du désert désertée…45°C, pas un touriste à l’horizon. La palmeraie nous laisse une impression de désolation, de sécheresse…. Pleins faits (gazole, eau, tomates, pain, l’indispensable quoi), on reprend les pistes Et là, ce fut une grandiose hamada noire plate et vide, ensuite piste à camions difficile car nous n’avons pas la garde au sol correspondante. Soirée à 43°C, ça va mieux, ponctuée de tirs de mines et de camions, au loin heureusement. Le petit déjeuner fut arrosé (de pluie) ! Après le puits à chameaux et les ruines de Ba Hallou, à nous la vallée de l’Oued Rhéris, connue pour ses dunettes. Seuls, sans compresseur (il est mieux au frais à la maison, je ne commente pas plus….) Michel propose de contourner : « c’est facile tu verras, en Tunisie on a fait ça plusieurs fois »…. Vous devinez la suite : tankés vers 10h, il sort le Toy à 11h30, après 1h30 de pelle et de ramassage de cailloux, heureusement, le Maroc n’en manque pas. Nous étions prêts à planter le tarp et attendre la « fraîcheur » du soir, il ne faisait que 45°C…. Douche en plein rien, pot bien frais au Riad Nomad, posé au milieu de rien… les chambres ont l’air très sympa, mais on continue, on remonte vers le nord sur Msissi. Immense hamada au cap, sieste sous un acacia, la matinée fut éprouvante. A Msissi, on a du mal à réveiller le pompiste, il fait 45°C, même les Marocains ont chaud… Le radier de la RN12 à l’entrée d’Alnif est défoncé.

 
Maroc Août 2015Maroc Août 2015
Maroc Août 2015Maroc Août 2015
 

Et on opte pour le Jbel Sarhro d’Est en Ouest. D’abord des palmeraies et qui dit palmeraie dit difficile de bivouaquer, on se pose donc à l’entrée de Tazlaft, sur une petite parcelle moissonnée. On nous dit de ne pas nous approcher de l’oued car risque d’orage. Tiens donc…Normal, on est là.

Un passage d’oued en eau après Bou Gafer, lessive / shampoing et ça repart. La piste est dans l’oued jusque Moujdou (1611m) puis longue, TRES longue montée trialisante jusqu’au Tizi n’Imzi (= col) à 2200m. Pour découvrir une belle piste qui vient d’Arnif à l’Est, ne figurant sur aucune carte ?? Cette montée fut rocambolesque, à chaque rocher, on se disait : « Ca va le faire ? Et sinon ? Comment faire demi-tour ? Pas sûr qu’on puisse redescendre…. » Sympa !! Bref, réfléchissez bien avant de vouloir passer par là.

Ensuite, le Sarhro Nord Sud, après Aït Mersoud, la piste est bonne, mais les paysages sont complètement noyés dans la brume, heureusement nous avons nos souvenirs pour savoir que cette région est plus que belle….On croise un Land corse en haut du Canyon d’Afezza puis descente sur N’Kob. N’kob est tout goudronné, lampadairisé, quel étonnement ! Une nuit au Ksar Jenna à l’Ouest de la ville, ceux en ville sont fermés, nous sommes les seuls clients, un paradis que nous vous recommandons, 630 DHM pour 2 avec le dîner et petit déjeuner. Et notre 1° crevaison, 36°C à 8h30….

Maroc Août 2015Maroc Août 2015Maroc Août 2015
 

Pause goudron pour Ouarzazate par Agdz. Le Drââ est bien en eau, la brume oppressante, Ouarzazate, c’est fait et on s’est juré de ne pas y retourner. Même pas visité la kasbah, on file sur Telouet. Magnifique vallée, vieilles kasbahs, oasis en contrebas. Visiblement, cette zone a souffert de la pluie cet hiver, beaucoup de pans de montagnes effondrés. La route est en travaux, elle sera certainement goudronnée, inc’h Allah. A Telouet, nous sommes déconcertés par l’aspect extérieur de la kasbah au point de croire que nous ne sommes pas au bon endroit, les explications du Guide Vert ne correspondent pas vraiment à la réalité…on va bivouaquer dans le jbel et on y revient le lendemain matin. Et là…. Emerveillement. La kasbah de Telouet est un must (20 DHM/pers). A voir absolument. Nous y étions seuls évidemment, quel plaisir et quelle émotion de voir de si belles pièces. Un goût de Topkapi, c’est dire. Et quelle tristesse, quelle incompréhension : pourquoi cet endroit est-il à l’abandon ? Rien n’est fait pour le préserver, le restaurer, le mettre en valeur…. Le village lui-même est un dépotoir, aucune indication….

Itinéraire :

Erfoud - puits d’El Atrouss – Ba Hallou - Oued Rheris – riad Nomad – Msissi – Alnif - Jbel Sargho : Tazlaft – Bou Gafer - Moujdou – Tizi n’Imzi – Tioute – Iknioum – Aït Mersid – Afezza – N’kob / Agdz – Ouarzazate – Achahourd – Telouet -

Maroc Août 2015Maroc Août 2015
Maroc Août 2015Maroc Août 2015
 
TELOUET – TAROUDANT

Après ce moment culturel, retour à la RN9 ; la P1510 goudronnée suit une vallée verdoyante, très cultivée. Les gens sont très souriants, nous saluent, y compris les femmes. Après le village de Toubkal, une piste nous mène à travers oueds et collines, de hameaux en hameaux, une grosse pluie fait chuter la température à 17°C, col Tizz’n’Tleta et en cherchant un bivouac on échoue sur la propriété de Hassan, retraité franco marocain qui nous offre l’hospitalité très gentiment. Douches chaudes, thé avec la famille, dodo dans le Toy car ils font une fête, petit déj et on repart. Merci pour cet accueil, Hassan, et les discussions à cœur ouvert sur le pays. La journée continue avec un thé chez un franco marocain des Yvelines, à Douzrou, quelle journée, et que de conversations enrichissantes. Goudron dans cette zone, où le safran est cultivé, mais pas en cette saison, dommage.

La piste Taliouine - Tissint est goudronnée, mais toujours aucune circulation, ce qui permet à un pick-up de nous faire stopper, genre dans un virage en haut d’une côte. « Tout va bien ? Pas de problème ? » Non, merci. « Ok, bonne route, soyez les bienvenus » Et voilà pourquoi le Maroc enchante tant les voyageurs… J’avoue que nous avons refusé l’invitation au thé, 3 dans la journée, ça fait beaucoup ! Belle piste bien entretenue sur un plateau désert, descente fabuleuse vers des oliveraies, au milieu de rien. Après Lamdit, la descente vers Agounine est spectaculaire, d’autant que nous croisons un cortège de mariage en montée…. Le croisement fut épique, j’ai volé quelques photos, les costumes des femmes étaient magnifiques. La mariée cloîtrée dans la voiture, cachée sous des voiles rouges, très traditionnelle. Descente en 2° courte pour moi, traversée tout aussi épique de l’oasis entre palmiers et maisons à étages adaptées au terrain, et surprise, goudron ! Vite interrompu par des radiers emportés, les gorges striées dans tous les sens nous émerveillent et on bivouaque au-dessus de l’oued, un de nos plus beaux coins, malgré l’orage habituel.

Maroc Août 2015Maroc Août 2015
Maroc Août 2015Maroc Août 2015
 

Goudron pour Akka Gurkhe et sa large avenue à lampadaires, puis RN12 pour Tata, qui a beaucoup changé, il y a tout un nouveau quartier, déjeuner sous des arcades rejoints par des Marocains, on fait très couleur locale ! La ville est plus que calme….

R109 pour Imitek : en 33 km, on croise une voiture. Puis piste 7085 pour Akka, qui nous permet de découvrir de bizarres concrétions noires. Impression de safari en Afrique Noire, acacias mais pas de girafes ! Il fait chaud, la brume nous poursuit. RN12 jusqu’à Aït Herbil. Une séance Ozi pour 2 motards français pendant que je me régale d’1/2litre de lait, nous n’avons pas de glacière…La piste pour Tamsoult est dévastée, tous les radiers sont éventrés, l’oasis a bien souffert. On y croise un marchand ambulant qui a étalé toute sa friperie, les femmes virevoltent autour. L’oasis d’Igmir nous semble également en piteux état. Par contre, la montée est bien plus facile qu’avant, plus large et même décorée de quelques glissières de sécurité !

Bivouac sur nos traces de 2006, sauf que la piste ne continue plus, surprise… Nous optons pour un vieil itinéraire vers les gorges d’Aït Mansour, au bout de 30 kms de caillasse et de paysages sans intérêt, on jette l’éponge pour une belle piste à camions puis le goudron. Un SMS nous apprend la naissance d’une petite nièce, bienvenue à elle !

A Taroudant, nuit à l’hôtel Tiout, inchangé depuis 2006 au moins, balade nocturne puis matinale dans les ruelles, tour des remparts, 41°C, on se dirige vers le Nord.

Itinéraire : RN9 pour Agouim – P1510 goudronnée – Toubkal – Tiz n’Tleta – Askaoun – Taliouine – Lamdit – Agounine – Aka Ghuiren RN12 pour Tata – Imitek – 7085 pour Akka – Aït Herbil – Tamessoult – Izerbi – Taslout – Tazalarhite – Aït Abdallah – Souk Tnine - Taroudant

Maroc Août 2015Maroc Août 2015Maroc Août 2015
Maroc Août 2015Maroc Août 2015
 
TAROUDANT – ESSAOUIRA

Après la traversée de la plaine du Sous, le goudron est largement menacé par de gros blocs, Afensou puis Tamsoult où l’on jardine. Et là, je ne peux pas vous raconter si c’est beau, je n’ai même pas fait de photos. Michel prétend que c’était facile. Gandini a noté cet itinéraire comme rouge, avons-nous appris plus tard. Avis aux amateurs de sensations fortes. Pendant plusieurs heures, 3 ou 4, nous avons suivi un chemin quasi muletier à flanc de montagne. La montagne, le chemin d’1m50 de large et le vide. Bien vide. Bien bas. Et j’ai le vertige. Michel prétend que c’est beau, je ne peux pas vous confirmer. Et bien entendu, on a explosé un pneu sur une aspérité. Etonnant, la piste était si large…. Et donc, plus de roue de secours… Mais c’était très beau, paraît-il. Bivouac à un col, l’orage gronde pour parfaire le tableau. Dans un hameau, on ne voit pas la piste…Qu’à cela ne tienne, on va boire le thé avec tout le cérémonial des ablutions, figues etc et on nous confie un petit garçon à déposer au 4° hameau. Le tout en Marocain que nous parlons couramment ! Heureusement, la piste est un chouïa plus large, genre 1m60 ? En 36h, nous croisons un pick-up local, à l’arrêt heureusement, les hameaux sont vraiment isolés….Le progrès n’est pas encore arrivé jusque-là.

A Argana, la piste qui longe la RN8 est coupée définitivement, l’oued est haut et bien marron. Nous nous dirigeons tranquillement vers la côte, en passant par les cascades d’Imouzzer. Vaste plaisanterie. Là encore, la réalité ne correspond pas vraiment aux descriptions des guides….pas d’eau du tout, sale, il pleut, on fuit. Encore un truc de fait, coché, à éviter.

Côte atlantique, nous voilà ! Visite d’Imsouane, animation, odeurs, le port est très actif, très marocain. Ce village comporte même un quartier de petits immeubles avec de superbes voitures : premier contact avec le tourisme local qui se développe fortement, comme nous le verrons plus tard. Mais quelle saleté….Pas découragés, on continue par la piste vers le Cap Tafelney, le Saint Trop local ...! Chacun ses critères. On y croise un groupe de marcheurs francophones, suivis de chameaux de bât. Plage de Kaouki, quelques touristes à chameaux ou quads, toujours sale.

Essaouira sous la pluie, si si, nous l’avons fait pour vous ! L’hôtel indiqué par nos enfants étant complet, on arrive au Dar Nafoura, en pleine médina. Une très bonne adresse, que nous recommandons chaudement. Nouvellement repris par une Espagnole, elle a toute mon admiration. Nous y passerons 2 nuits, car 2 Toy amis nous rejoignent. La médina n’a plus de secrets pour nous, le port non plus. Nous nous sommes régalés de poisson frais, de boutiques en tous genres, mais aussi d’odeurs et d’une cohue indescriptibles. Trop pour nous. Le tourisme local se développe vous dis-je. Pas beaucoup d’Occidentaux, les chiffres de fréquentation du Maroc accusent une baisse d’au moins 30% cette année paraît-il. En plus, j’ai eu froid tout le temps.

Itinéraire : Taroudant –Afensou – Tamsoult – Ismaïl - Argana – Inzerki – Arbahlou -Imouzzer – Imsouane – Cap Tafelney – Kaouki – Essaouira

Maroc Août 2015Maroc Août 2015
Maroc Août 2015Maroc Août 2015
Maroc Août 2015Maroc Août 2015
 
ESSAOUIRA – CEUTA

Goudron pour Marrakech, stop pour admirer une razzia lors du Moussem de Sidi-Moktar. Nous allons enfin visiter le Jardin Majorelle, un havre de calme, pas trop de monde, on y déjeune. Notre ami Bruno, plus prévoyant que nous, nous a prêté un pneu, qu’on s’empresse de faire monter sur la jante et nous pouvons donc reprendre les pistes avec une roue de secours. C’est quand même mieux !

Demnate, le pont Imin’ifni que nous avons connu bien moins embouteillé que ça….Piste Orangina utilisée en 2003, après un bivouac bien calme, demi-tour : piste trop cassée. Deviendrait-on raisonnables ?? On renonce au col Tizi n’ Tirlist, où nous avions pu admirer de belles gravures rupestres. Aït Baïl ( ?), les canaux d’irrigation sont pleins d’eaux, lessive partout, c’est coloré. L’orage menace, déjeuner rapide au bord de l’oued très actif…

La Vallée des Aït Bou Guemez est verdoyante, gîtes d’étapes à tous les coins de « rue », pommiers, noyers, même des cascades. Incroyable. De l’eau partout, la piste est belle, col à 2500m, on voit de la neige sur un sommet, magnifique descente jusqu’à Zaouia Ahanesal, un régal. Bivouac sympa en face de la Cathédrale (Rocher de Mastfrane), monolithe réputé pour les amateurs de Maroc. Nous avons donc fait cette piste sans AUCUN souci, ce qui n’est pas toujours le cas. La traversée de l’oued se fait sur un pont en bois tout neuf, les 2 autres étant en miettes….

Direction Anergui, à Tilouggite, l’oued est TRES fort. Même les Marocains prennent des photos, quelle différence avec nos passages précédents. Il a vraiment beaucoup plu dans la région. D’ailleurs, la large piste au-dessus du lac de Bin el Ouidane est visiblement abîmée récemment.

Sur un plateau, une petite piste démarre fort, mais c’est beau. Et nous croisons 2 cousins du Toy, c’est chouette : on sait que la piste débouche ! De grands troupeaux mais peu d’habitations.

Certaines routes sont légendées comme dangereuses par la carte Michelin. En fait, ce sont les conducteurs qui sont dangereux… il y aurait beaucoup à dire sur les inexactitudes cette fameuse 742, bible de tous les voyageurs, mais la liste est trop longue ! Bref, de piste en goudron, nous passons à Aghbala et ce sera le seul soir où nous avons du mal à trouver un bivouac sympa. Grand plateau cultivé, des fermes partout, c’est relativement plat, et anomalie : pas de chemins de champs, pas d’entrée de champ, tout est cultivé. Pratique ! En fait, on ne sera pas dérangé lorsqu’on trouve 4m2 plats et libres… Couchés comme les poules, il fait froid, on est à 1800m d’altitude.

D’habitude, j’aime faire des photos de fleurs. Au Maroc, on a fini par s’extasier en croisant ce jour-là 3 malheureux coquelicots et des chardons violets. Ce n’est sans doute pas la bonne saison.

Maroc Août 2015Maroc Août 2015
Maroc Août 2015Maroc Août 2015
Maroc Août 2015Maroc Août 2015
 

Et nous voilà dans la région d’Ifrane, cèdres, magots, nuages, brouillard etc. Détour par l’Aguelman Afenourir (lac) : quelques cigognes et leurs bébés, des couches culottes d’humains par terre, l’enthousiasme nous fait défaut. Et nous crevons pour la 3° fois. Le soir, nous avons la chance d’observer une famille de singes cachés dans un cèdre. Le lendemain, au bord de la route, vers le Cèdre Gouraud, plein de singes. En fait, nous sommes tristes : ils sont là car attirés par les poubelles, jouent et tentent de manger les emballages de chips, les bouteilles plastique….

On se voyait déjà boire un pot au soleil à Ifrane après le 13°C du matin. Nous avons fui. Une ville transformée, belle, verte et propre mais une foule pas possible. Des cars entiers de touristes locaux faisant des selfies dans tous les coins. Nous qui avions connu cette bourgade endormie, calme et atypique, nous avons tourné casaque, malgré une bonne odeur d’herbe coupée. Vous pouvez vous imaginer cette odeur après 3 semaines de poussière ?? Incroyable. Imouzzer a bien changé également, on poursuit sur Fès. Réparation du pneu : le gars ne trouvait pas que c’était raisonnable, mais on ne peut pas rentrer sans roue de secours. Dimension quasi introuvable ici.

Maroc Août 2015Maroc Août 2015
Maroc Août 2015Maroc Août 2015
 

A Fès, immersion dans la médina, c’est vivant, chatoyant, très chouette, et pentu !! Garés sur un parking officiel, lorsqu’on revient le Toy est bloqué par une voiture. Ne t’inquiète pas, elle n’est pas fermée, on enlève le frein à main et c’est bon. OK !

R501 pour Chefchaouen. 120 km en 2h30. Du coup, quitte à ne pas avancer, on prend encore une route intitulée dangereuse. Très jolie, pas plus dangereuse que bien d’autres et bien goudronnée.

Chefchaouen : les hôtels sont complets. La grande foule partout. Les Marocains se réapproprient leurs lieux touristiques. On échoue à l’hôtel au-dessus de la médina, Michel en a assez, pas envie de camper. Jolie vue et bonne soirée, peu, très peu d’Occidentaux, je m’amuse à marchander un tapis pour notre fille.

Il est temps de rentrer, nous saturons. Retour par Ceuta, sans aucun problème. Les flics nous font doubler un bon kilomètre de queue, on n‘a rien demandé, rien payé ! Nous prenons nos billets à l’embarquement et bénéficions d’un tarif que nous trouvons attractif : 111.90€ pour 2 + le 4x4.

Itinéraire :

Essaouira – RN8 Marrakech – Tamelelt – Demnate – Imi n Ifri – Aït Bou Guemez – Cathédrale (= Mastfrane) – Tilouggite – Aghbala – Arbahlou n’Serdane – Kerrouchen – Col de Senoual – Imerwassen – aguelman Afenourir – Azrou – Ifrane –imouzzer Kandar – Fes – Zoumi – Chefchaouen – Ceuta

Maroc Août 2015Maroc Août 2015Maroc Août 2015
 
EUROPE

Algésiras, plein nord pour Ronda et son camping repéré au printemps. Même emplacement, toujours aussi bien, je profite de la piscine. Comme au printemps, le GPS est plus que fâché avec cette ville, il nous fait tourner en rond, à croire qu’il y a un maléfice ! Contournement de Madrid un vendredi soir à 17h, finger in the nose. Ah si Paris était ainsi….

Bien entendu, lorsqu’on commence à penser bivouac, des orages gargantuesques se déclenchent et vu la bonne terre rouge aux alentours, on se réfugie à l’hôtel à Calatayud. Traversée des Pyrénées sous la pluie. Et nous sommes samedi 22 août, classé noir dans le Sud-Ouest. Et nous n’avons eu aucun souci, aucun ralentissement ! Arrêt plus qu’agréable dans le Tarn et Garonne chez des spécialistes du Maroc, merci à eux de nous avoir accueillis impromptu aussi chaleureusement.

Un bivouac bucolique au-dessus de Limoges, on a dû chercher 30 secondes, comme quoi, c’est encore possible en France… et devinez quoi ? Pluie une bonne partie de la nuit…

Vous l’avez compris, nous avons été un peu déçus par la météo !

Maroc Août 2015
 

BILAN qui peut choquer, mais qui est le reflet de notre ressenti.

Nous sommes revenus enchantés de ce voyage au Maroc, les paysages, la gentillesse des gens, la facilité pour trouver des bivouacs selon nos critères (isolement, beauté, calme). Vous sentez un « mais ». Une certaine lassitude s’est installée rapidement vis-à-vis de la saleté. Nous n’avons pas été surpris, plutôt le contraire dans certaines régions, mais il y a encore du boulot. Ce ne doit pas être si compliqué d’équiper chaque hameau d’un fût en métal pour pouvoir y brûler les déchets. Je sais, ce n’est pas bien de brûler des plastiques, mais n’en déplaise aux écolos, c’est moins négatif que de transformer chaque ravine, chaque oued en dépotoir à ciel ouvert. J’ai vu un enfant déféquer entre 2 maisons. Alors que, généralement, les maisons sont très propres.

Nous craignions également les enfants « mendiants ». Agréable constat : beaucoup moins qu’avant. Il est vrai que nous avons globalement emprunté des pistes moins utilisées que lors de nos précédents périples. Force est de constater qu’ils demandent un stylo, ou autre, mais ne savent pas un mot de français. Car contrairement à ce que pensent certains Français, les Marocains des champs ne parlent pas français, une des langues officielles du royaume.

Nous avons été surpris de constater combien ce pays se développe, mais pas partout. Nous avons été encore très sensibles à l’affectation de l’argent public. Des villages sont dotés de dizaines de lampadaires, alors que les gens n’ont pas forcément l’électricité chez eux. Combien de bâtiments officiels flambants neufs, pas entretenus, pas utilisés alors que le reste de la bourgade n’a pas une poubelle, par exemple. Sans parler des anciennes structures coloniales vandalisées et abandonnées.

Le réseau routier est toujours aussi aléatoire, surtout si on se base sur la carte ! Une route goudronnée en 1997, déjà bien abimée en 2008, est actuellement quasiment impraticable (zone de Khénifra). D’ailleurs, nous avons trouvé une grande différence entre les pistes et les routes : non pas le goudron, puisqu’il est volatil, mais les bornes kilométriques. S’il y a des bornes, c’est une route, sinon…

En tant que femme, j’ai été sensible au développement du port du voile noir, toujours selon les régions. A Erfoud, à Essaouira nous avons croisé des femmes entièrement masquées. Et partout, absolument partout, des mosquées récentes avec des minarets ostensibles, parfois beaux d’ailleurs.

Si nous retournons un jour au Maroc, l’éventail des destinations possibles se réduisant comme peau de chagrin, ce sera une autre période car nous y avons toujours été en août.

 

Et pourquoi voyageons-nous de cette façon ? Parce que. Plein de raisons difficiles à expliquer, mais pour nous c’est une évidence (surtout pour moi, je reconnais !). Le voyage solitaire en 4x4 permet d’accéder des paysages grandioses, sauvages, purs, durs, déserts alors que je ne suis pas marcheuse. Quel bonheur de trouver un coin où il n’y a personne, quelle sensation de liberté, d’espace. A chaque carrefour, nous savourons notre totale liberté ; le soir, nous ne savons pas ce que nous ferons le lendemain.

Dans tous ces pays que nous aimons tant, Albanie, Turquie etc la nuit, le ciel vous offre ses milliards d’étoiles. Pendant 3 semaines, nous n’avons pas vu une trace d’avion. Pour nous Parisiens, quelle jubilation. De l’espace autour de soi. Le silence. Une vie simplifiée. A part l’essence, pas de gaspillage, une vie basique (pas de glacière, douchette extérieure avec 3 litres d’eau pour nous 2). Etre dehors, lorsqu’on rentre chez nous, c’est quelque chose qui me manque beaucoup.

Je suis consciente que ce sont de fausses sensations, car nous avons dans notre véhicule plus de confort que la plupart des locaux chez eux.

Donc, pour le moment, pas de projet, mais ça reviendra sûrement !

A la prochaine j’espère…

Partager cet article

Repost 0
Publié par voyageur voyageur78s
commenter cet article
24 mai 2015 7 24 /05 /mai /2015 13:22

Voici le récit détaillé et les photos (en cliquant sur une photo possibilité de diaporama) de notre escapade printanière dans la péninsule Ibérique – Mai 2015.

 

Et comme souvent deux petits diaporamas à thème ...

- Fleurs Ibériques au hasard des chemins :  http://voyageur78s.over-blog.com/album-de-fleurs-iberiques.html

- Vieilles voitures sur les routes du Portugal :  http://voyageur78s.over-blog.com/album-vieilles-voitures-au-portugal.html

 

Escapade, mot qui inclue échapper (à un hiver difficile pour moi) et escalade (on a beaucoup monté et descendu !) ; printanière : mai nous a offert une palette de fleurs incroyable ; ibérique : partis sur 3 road books Vibraction en Espagne (road book 28/29/26), nous avons poursuivi avec une incursion au Portugal. 4 semaines de bons moments, de plaisir, d’oubli, de liberté.

 

Nous avons donc renoué avec la pratique du road book, car nos amis D et C (et leur chien Louloune) sont des adeptes et il est vrai que c’est agréable de ne pas faire de demi tours, de ne pas se demander si le chemin débouchera quelque part….ce qui ne nous a pas empêché de nous tromper quelques fois, accaparés par les paysages au lieu de scruter les petites cases, fort bien faites, au demeurant !

 

Tout d’abord, il faut descendre au sud, rallier Saint jean Pied de Port ; pour nous Parisiens, c’est déjà plus de 800 kms, mais ça valait la peine, l’Espagne et le Portugal nous ont vraiment offert un festival de couleurs, de paysages grandioses, de pistes plus ou moins faciles, une météo globalement clémente, même si nous aurions aimé avoir un peu plus chaud… mais on est très exigeants, en dessous de 30°C on a froid… Et oui, je sais, dire que nous étions en Islande l’été dernier !

 

Contrairement à ce qu’on pensait, on n’a croisé personne, et ça, c’est formidable, impression d’être seuls, d’être des découvreurs. En tout, nous avons croisé 1+2 4x4 français sur tout le parcours, c’est tout. D’ailleurs, ne jamais perdre de vue qu’on peut croiser quelqu’un, c’est un conseil…car lorsque nous nous sommes retrouvés nez à nez avec 2 4x4 sur-équipés, dans un virage, ça nous a fait drôle ! A leur décharge, nous étions en train de remonter le road book à l’envers.

 

La traversée des Pyrénées se fait rapidement, sans grande altitude, un festival de verts : feuillus vert tendre nichés entre les sapins plus sombres.

Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015

Et vite, nous sommes dans les Bardénas. Depuis longtemps, ce nom me tentait ! C’est effectivement une plongée dans l’Ouest Américain, sans changer de continent. C’est une réflexion que l’on s’est faite tout au long de cette balade : on retrouvait des paysages de Turquie, du Maroc, des USA, d’Albanie, le tout sans faire des milliers de kms. Il n’y a que l’Islande qui a manqué à l’appel !

Les Bardenas, c’est un peu frustrant car on ne peut sortir de la piste principale. A cette saison, les Bardénas sont vertes, c’est surprenant. D’ailleurs, il a plu récemment, et nos Toy, pas forcément chaussés pour ce genre de terrain, font de belles glissades sur les chemins boueux autour de Tuleda, entre oliviers, amandiers et éoliennes, mais ce sera vite oublié.

Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015
Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015
Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015

Arrêt pour la visite du Monastère de Varuela, très agréable, puis montée au col d’Anon. Pause au couvent dominicain de la Consolation à Gotor : grosse bâtisse du 16° siècle et un joli « jardin des 4 cultures « attenant.

Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015

Balade époustouflante dans la Sierra d’Amantes dans les tons rouges, superbe. En passant le long de la décharge de Terrer, (le road book est très varié !) grand spectacle de vautours et cigognes, c’était amusant de voir ces volatiles massés le long d’une crête. Le lac Embalse La Tranquera nous offre ses couleurs vives, enchâssé dans les montagnes, un régal, l’eau est si transparente qu’on voit les poissons qui se baignent dedans. Quelques montées assez ravinées mais pas de problème.

Ne ratez pas le point de vue sur le canyon de Corduente (parc du Haut Tage), le site vaut la peine. Allez le voir également par le bas en empruntant la route de Virgen de la Hoz. Les masses rocheuses ont de belles formes. Ensuite, la piste suit le Tage dans un défilé sur plus de 25 kms : c’est vraiment magnifique, (et le Pont de Penalene) en direction de Poveda de Sierra, mais n’espérez pas y bivouaquer, c’est étroit. Plus loin, joli bivouac mais froid car nous sommes à 1500m d’altitude…

Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015
Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015
Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015
Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015

On arrive au-dessus d’Albarracin. Et là, waouh, ouvrez grand les yeux, respirez à fond, c’est une très jolie petite ville au pied de murailles qui serpentent sur les crêtes. De belles portes, des maisons en pierre qui montent la garde, l’église n’était pas ouverte, tant pis, promenade très agréable dans la vieille ville toute en montées, évidemment !

Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015
Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015

Nous faisons une infidélité au road book pour passer par Alcala de Jucar, château du 15° et pont médiéval, puis un méandre du Rio Jucar surmonté du village tout rond de Jorquera, détour que nous vous recommandons chaleureusement. Après Albacate et Riopar, nous nous laissons tenter par la source-cascade du Rio Mundo….euh, comment vous dire ? Disons qu’après l’Islande, nous avons du mal à nous enthousiasmer pour les « cascades » européennes. Je suppose qu’en été, ils ferment l’attraction, faute d’eau ?

Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015
Espagne & Portugal  mai 2015

La Sierra Guerada nous a tous enchantés ; halte sympathique à l’Hôtel Ruta del Segura à Pontones (WP214), pour 55€ la nuit + dîner + petit déjeuner pour 2.

Au détour d’une piste, rencontre avec un Trafic français VTTiste mais surtout un renard apprivoisé. Nous aurons vu 6 renards durant ces vacances, dont un qui passe sous le Toy, un soir ! Visite de la source du Guadalquivir, même constat que précédemment…. Malgré ces remarques mesquines, la Sierra de Segura est une région magnifique, vastes étendues montagneuses assez sauvages.

Descente spectaculaire sur Chillar et le rio Guadiana.

Espagne & Portugal  mai 2015
Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015
Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015

Et on débouche sur le ….. Désert (déjà c’est un mot qui nous parle) de….. GORAFE ! Yes ! Roulements de tambour, la la la ! Mon endroit préféré je crois, bien qu’il soit difficile d’établir un classement. Jamais entendu parler, tant mieux, la surprise fut grande et appréciée ! Allez-y, vraiment. Un bivouac venteux, mais le matin, j’ai découvert des montagnes enneigées au loin, encore un p’tit bonheur. En fait, ce devait être la Sierra Nevada et le Mulhacen, mais je ne suis pas forte en géographie espagnole, excusez-moi des approximations éventuelles. Au village de Gorafa et ses maisons troglodytiques, nous n’avons jamais trouvé le site de mégalithes, pourtant, on a cherché, je vous assure. Et vous ?

Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015
Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015

A Grenade, nous allons directement à l’Alhambra, plein d’espoirs : revoir les jardins, un des buts de ce voyage…Sauf que nous, on ne sait pas réserver d’avance et planifier. Donc, seule solution : arriver le lendemain matin à 7h, faire la queue en priant pour avoir des entrées pour le jour même. Aucun de nous ne sachant prier, pas de jardin pour nous….

Il y a un joli camping au bord du lac Vinuela après Periana, si vous avez besoin, ou envie ! 16.50€ et une superbe entrecôte au restau du camping. Cette région est envahie d’Anglais, c’est surprenant, mais ils ont bon goût, de jolies maisons avec vue sur le lac, particulièrement à Los Romanos. La région est vallonnée, très fleurie, on voit la mer : que souhaiter de plus ?

Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015

Parc Naturel des Gaitanes et le Défilé des Gitans. En fait, c’est le Caminato del Rey lui-même, le vrai, celui qui a été restauré et a ré-ouvert il y a quelques jours… Le parking est vide, vite, je vais demander….prête à risquer ma vie pour faire plaisir à Michel qui rêve de faire ce chemin….Quelque part, je suis rapidement soulagée, mon vertige ne sera pas mis à l’épreuve : impossible sans réservation….Ca devient une manie ! Pour espérer un ticket, il faut aller à l’hôtel ou au camping. Ok, camping Parque Ardales (12.50€, pas génial). Dormir dans sa voiture dans un camping, ce n’est pas forcément évident car les emplacements plats sont réservés aux tentes et inaccessibles aux voitures. Comment font les CC ? Ils ont de grosses cales, et pas nous ! Pas grave, on a bien dormi quand même, mais il fallait rester 2 nuits pour espérer entrapercevoir un bout de ticket… On n’a pas aimé.

De longues pistes à flanc de montagne dans la Sierra de la Nieves (très jolie aussi cette Sierra de la Neige) nous guident jusqu’à Ronda. Et là, on a bien rigolé. Michel, le Grand Maître du GPS, s’est fait mener en bateau par son GPS qui cherchait un camping inexistant. Moyennant quoi, nous avons eu un beau point de vue sur Ronda, mais par en bas ! Je vous recommande ce parcours, mais mieux vaut s’y lancer avec un petit véhicule ! Ok, on a aussi visité Ronda pour de vrai. J’ai un faible pour les vieilles portes en bois, j’ai été gâtée…

Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015
Espagne & Portugal  mai 2015
Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015

La région est réputée pour les villages blancs, particulièrement ceux qui ne sont pas dans les guides, comme Torre Alhaquim tout rond et Olvera, dominé par une église et un château, assez classique mais chouette. La température annuelle y est de 22°C….

Fin du 3° road book à Séville, où nous passons une journée très agréable. Mais comme nous sommes résolument anti foule, pas de visite de la cathédrale, ni de l’Alcazar. La Place des Amériques nous a consolés aisément, c’est extraordinaire ! Et aussi, nous étions samedi, les défilés de mariage. Incroyable : toutes les femmes en belles robes colorées, avec des chapeaux compliqués, les hommes en queue de pie, le tout au milieu des touristes !

Espagne & Portugal  mai 2015
Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015
Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015
Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015

Portugal

Nos amis rentrent chez eux, nous décidons de continuer vers le Portugal. Le Portugal, donc, sans guide, sans carte papier, et pas grand-chose dans le GPS. Entrée à Barrancos, Alentejo. Nous allons vers le Nord, tranquillement, pas de bord de mer, pas de Lisbonne, on reviendra.

A l’ombre d’une pinède, nous admirons un cortège de vieilles voitures belges, c’était inattendu ! Visite d’Evora : remparts, les toits de la cathédrale, ruelles. Allez-y, c’est joli et calme, très agréable.

Espagne & Portugal  mai 2015
Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015

A Arraiolas, on fait le tour des remparts en voiture. Endroit de rêve pour bivouaquer…. On n’a pas osé. Pourtant, région difficile de ce point de vue, nous n’avons trouvé aucun chemin ouvert, tout est fermé et nous ne comprenons rien au langage local, donc on n’ouvre pas les barrières ! Mais peut-être qu’on s’y est mal pris. Finalement, rassurez-vous, un bivouac très chouette, avec une belle lumière le soir et le matin, dans les chênes liège.

Après Mora, les conditions changent, heureusement, car nous étions déçus de ne pouvoir quitter le goudron. De beaux chemins blancs dans les plantations, ouverts, plus de grillages, des moutons dodus, des pins et des chênes, c’est propre, peu habité, super ! Beaucoup de cigognes, avec des bébés. Nous atteignons le Rio Tejo, le Tage de Lisbonne, à Abrantes, ville ex industrielle, beaucoup d’usines et de logements abandonnés, mais le vieux centre sur la colline est très agréable.

Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015
Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015

Le paysage change, les gros dénivelés commencent sur des pistes plus ou moins faciles, apparition d’eucalyptus, et des brassées de lavande papillon.

Et là, ce fut un sacré mauvais moment. Un joli chemin, une descente. En bas, pas d’issue, impossible de faire demi-tour, il faut remonter en marche arrière. Une erreur et le Toy se retrouve en équilibre au-dessus du ravin. En 2 minutes, Toy vidé, sangle posée sur un petit arbre, et Michel part à pied chercher de l’aide. Même pas le temps de prendre mon livre, il revient avec Alexandre (qui parle français) et son vieux Pajero. Il nous sort de là avec panache, un sacré coup de volant, Alexandre ! Juste une barre tordue. En plus, Alexandre nous a invités à dormir chez lui et sa femme Maria, Cubaine ! Incroyable. Barre réparée pour 5€, au restaurant nous avons découvert le vinho verde, délicieux…. On n’est pas prêt d’oublier cette histoire, ni la gentillesse d’Alexandre et sa famille.

Espagne & Portugal  mai 2015

Après l’église de Sobreira Formosa, un fond de vallée encaissée, un petit pont herbeux entre des maisons plus ou moins en ruine, en pierres brunes. On suit la vallée de la Zezere, très belle vallée cultivée (oliviers, cerisiers, orangers, potagers) mais beaucoup de hameaux quasi désertés. L’exode rural a frappé.

Dans la Sierra de Estrela, A Penhas de Saude, (1400m d’altitude), nous découvrons une station de ski, des chaos rocheux, c’est superbe. Malgré les éoliennes GDF Suez.

Château et vieille ville de Trancoso, et on change de région, plus urbanisée et agricole, à peine vallonnée. On monte vers le Douro, pas loin de la frontière espagnole.

Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015
Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015
Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015
Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015

On prend un chemin pour bivouaquer, entouré de petits murs. Dans le Morvan, nous parlions de pierres à Patrol (oui, nous avons eu des Patrol avant notre fidèle Toyota). Ca n’a pas loupé : une grosse pierre est installée au milieu du passage : on arrive à la bouger un tant soit peu, le Toy se faufile autour sur la pointe des pneus….et le chemin s’arrête. Bivouac sympa à l’entrée d’une jachère, en attendant de repasser la pierre à Patrol le lendemain. Car dans l’autre sens, évidemment, la manœuvre est différente. Bon, on a mis le temps, on est passé, sans casse. Ouf !

Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015
Espagne & Portugal  mai 2015

Dans le Douro, moins de ruines, mais la majorité des maisons est fermée. Atmosphère. On s’habitue presque aux descentes vertigineuses, sans jamais savoir si ça débouche… Sans rien dire, nous avons fait plusieurs fois des reconnaissances à pied, l’expérience ? !

Courte visite au Couvent de Balsamao (1770), architecture surprenante. Promenade ventée à Miranda, château en ruine, rue piétonne, on repasse la frontière, nous revoici en Espagne.

Espagne & Portugal  mai 2015
Espagne & Portugal  mai 2015
Espagne & Portugal  mai 2015

Espagne

Le beau temps est avec nous, mais pas mal de vent, dommage. Chemins bucoliques à travers champs et vieux murs de pierres, c’est paisible, on ne croise jamais personne. Un déjeuner sur « le chemin des contrebandiers » dans une région de troglodytes (Breto). Région également d’un chemin de Compostelle, beaucoup d’églises romanes en briques et clochers de type mujedare, c’est beau.

Espagne & Portugal  mai 2015
Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015
Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015

Autre aventure : à Palencia, on s’offre un hôtel. Je m’assure que le parking est assez haut, mais je suis un peu perplexe lorsque la réceptionniste me parle d’ascenseur. En effet, il faut mettre la voiture dans un ascenseur : ce n’est pas la hauteur qui pose problème, mais la largeur…. Un certain nombre de manœuvres plus tard, Michel réussit. Pas besoin de sortir de la voiture pour appuyer sur le bouton de descente !

Soirée fraîche dans la Calla Mayor : on comprend enfin que le charme de Buenos Aires est celui d’une ville espagnole ! Pourquoi aller loin, alors qu’il y a la même chose tout près ? On vous recommande cette ville, sa cathédrale est magnifique. Là, pas de file d’attente, d’autant qu’on est entrés par la sortie, sans faire exprès.

Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015
Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015

A Lerma, l’imitation d’Escurial est très réussie, c’est un hôtel avec un hall somptueux.

Traversée de la Sierra de Tejeda, ermitage mosarabe Sainte Cécile (10-12° siècle) à Barriosuso, défilé de la Yecla, surprenante promenade à pied avec des vautours.

Petit à petit, nous revenons vers la civilisation, les villages sont plus grands, moins abandonnés. Col Sainte Ines à 1753m, la sierra de Urbion, canyon del Rio Leza, le monastère Ujue, impressionnant et on rejoint le road book de l’aller.

Au bivouac sur la piste, il y a même une ambulance tous gyrophares en action qui passe….ça fait drôle, on croyait être loin de tout !

Espagne & Portugal  mai 2015
Espagne & Portugal  mai 2015
Espagne & Portugal  mai 2015
Espagne & Portugal  mai 2015
Espagne & Portugal  mai 2015
Espagne & Portugal  mai 2015

En traversant de nouveau les Pyrénées, 3 bonnes semaines ont passé, les poulains et les veaux sont venus au monde, c’est attendrissant.

Cette promenade en Espagne et Portugal nous a vraiment plu, un bel équilibre entre pistes rarement difficiles et visites « culturelles », quasiment toujours des bivouacs faciles à trouver et isolés comme on les aime. Mais contrairement à notre habitude, nous ne donnerons pas nos traces. En Espagne, ce sont celles des road books Vibraction, et au Portugal, nous les estimons trop dangereuses pour les laisser en libre accès. On a vraiment eu des sueurs froides tant en dénivelés qu’en largeur….

Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015
Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015

Après une halte chez nos amis D et C, retour vers la région parisienne ? Oui, mais en passant par la Dordogne, histoire de tester encore des road book : ceux qui paraissent dans des journaux.

Road book des Eysies de Tailliac à Domme, puis de Domme à Souillac. Les itinéraires n’ont rien d’extraordinaire, peu de chemins et c’est normal ( ?), on est en France. L’exactitude y est relative, mais que la région est belle ! Ne boudons pas notre plaisir ! Des châteaux ou de belles maisons à chaque virage, un régal.

Total de notre itinéraire : 6600 kms en tout. Et pour une fois, aucun problème mécanique, c’est mieux !

Espagne & Portugal  mai 2015Espagne & Portugal  mai 2015
Espagne & Portugal  mai 2015
4 semaines par les pistes (RB Vibraction en Espagne et tracé perso au Portugal du Sud au Nord)

4 semaines par les pistes (RB Vibraction en Espagne et tracé perso au Portugal du Sud au Nord)

Partager cet article

Repost 0
Publié par voyageur voyageur78s
commenter cet article
24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 16:36

Pour mes 50 ans, ma famille m’a offert un super cadeau : un voyage dans le Pacifique Sud, un retour aux sources… Eh oui, je suis née à Nouméa (Nouvelle-Calédonie), où mon frère vit de nouveau, et dont je suis partie à l’âge de 8 ans pour 4 ans aux Nouvelles Hébrides, à l’époque l’archipel est un condominium franco-britannique. Nous avons vécu 2 ans à Luganville (île d’Espiritu Santo) puis 2 ans à Port-Vila (île d’Efaté), capitale du Vanuatu, indépendant depuis 1980.

J’ai donc profité à fond d’un petit mois aux antipodes, en novembre/décembre, début de l’été et avant la saison des cyclones.

Nouméa

Redécouverte de Nouméa, devenue une ville où le passé est toujours présent, de jolies maisons coloniales, les magasins, les plages, la Place des Cocotiers… Mais aussi le 4 voies, les embouteillages, les grandes surfaces etc ! Si vous passez par là, ne ratez pas le superbe aquarium de l’Anse Vata. Le musée Tjibaou est une grande réussite architecturale, il permet une belle promenade dans la verdure et offre une riche collection d’art kanak. D’autres musées en ville à découvrir au cours de vos déambulations.

Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu

Une journée à l’île des Pins,

que je ne connaissais pas. Que c’est beau !

Nouvelle-Calédonie & VanuatuNouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & VanuatuNouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & VanuatuNouvelle-Calédonie & Vanuatu

Province Sud

Un week end avec mon frère, ses enfants et son Dakota dans le Sud de l’île, vers Yaté, la Rivière Bleue. Terre rouge de nickel, végétation luxuriante, mer bleue : paradis de couleurs. Des pistes de latérite, des rivières propices à la baignade, des plages désertes, des chemins de randonnée pour découvrir faune et flore qui offre de nombreuses espèces endémiques. La province Sud est très peu urbanisée en dehors de Nouméa et met l’accent sur la préservation de la nature.

Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu

Le tour de l'ile

Un « Tour de l’île » en 3 jours et Terrano avec une copine, trop rapide. Côte Ouest et côte Est sont très différentes, l’île n’est pas grande mais vous serez étonnés par la diversité des paysages. La province Nord est marquée par l’exploitation du nickel…

Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu

Le Vanuatu ...

ou les Nouvelles-Hébrides pour les nostalgiques !

Efaté

Quelques jours au Vanuatu. Tout d’abord, Efaté chez un ami d’enfance, tour de l’île à la recherche de mes souvenirs en Grand Vitara. Là aussi, que de contrastes, certains endroits n’ont pas changé, mais globalement, j’ai du mal à me repérer ! La « ville » de Port-Vila est en effervescence permanente, il y a des sens uniques, des embouteillages, une animation extraordinaire, mais toujours bon enfant.

Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu

Santo

Petit avion pour le clou de mon voyage : Santo. Ah, Santo…Luganville c’est toujours le Far West, très Far. Une seule « avenue » bordée de boutiques, j’en reconnais certaines, un peu de mal avec ma maison qui est devenue la Poste, mais j’y rentre, explique mon histoire et du coup, on m’ouvre toutes les portes, je visite mon ancienne chambre, la cuisine…bizarre, je vous assure !

Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu

Hog Harbour

Rêve quand tu nous tiens !

Avec mon Musso de location, je m’en vais vers mon point de chute dont je rêve depuis des mois, en continuant d’égrener mes souvenirs. Hog Harbour, autrement nommée maintenant Champagne Beach, plus vendeur, n’est-il pas ??

Route de corail qui traverse la forêt tropicale pour déboucher dans un hôtel paradisiaque, selon mes critères ! Quelques farés (bungalows) dans un jardin méticuleusement entretenu, le long de la plage de sable blanc, juste avant Port-Olry qui est au bout de la route. En plus, j’y suis quasiment seule, et la patronne laisse tourner le générateur un peu le soir pour que je puisse lire sur ma terrasse !

Retour à Luganville, difficile de m’arrêter en côte : le Musso n’a pas de frein à main ! Avec le même avion 10 places, saut de puce pour rejoindre Port-Vila, plusieurs heures de retard pour l’avion pour Nouméa, je ne suis pas pressée de quitter cet archipel envoûtant.

Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu

Encore plus difficile de quitter la Nouvelle-Calédonie, les vacances auront été trop courtes. Je n’avais jamais voulu retourner dans cette région, car je savais que j’aurais du mal à rentrer en métropole. Et, oui, ce fut dur !!

Pour vous situer :

Nouvelle-Calédonie : archipel entre l’Australie et la Nouvelle Zélande, au nord du tropique de Capricorne. Environ 268 000 habitants, dont 160 000 dans le Grand Nouméa.

L’île principale, dite Grande Terre ou Le Caillou, mesure environ 400 km du Sud au Nord sur 60 de largeur.

Vanuatu : archipel de 81 îles au NE de la Nouvelle-Calédonie.

Population : environ 234 000 habitants. Port-Vila : 44 000 et Luganville : 13 000.

La Flore !

Quelques fleurs colorées…

Les iles c'est aussi cela......

Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & Vanuatu

Partager cet article

Repost 0
Publié par voyageur voyageur78s
commenter cet article
2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 06:18

Bonjour à tous.

Nous avons renoué cette année avec l'Islande après 10 ans d'absence ....!

 

Beaucoup de changements, de bonnes surprises et quelques moins bonnes. Mais toujours la même nature et les magnifiques espaces vierges du centre de l'ile.

Le récit de 4 semaines sur place en quelques pages.

 

Et voici en plus  une sélection de nos photosNotre parcours 2014 est téléchargeable dans la rubrique "traces".

 

___________________________________________________

 

 

Avant le départ et en préambule à celui-ci.

De J-13 à J

L'aménagement du Toyota a été revu en version "spécial Islande". Il permet, en fonction des aléas climatiques, de cuisiner et manger à l'intérieur, à l'abri du vent et de la pluie, et dispose de plus de place en hauteur pour le couchage.

 

Nous avons également, grâce à la lecture de récits de voyageurs (qu'ils en soient remerciés), relevés de nombreuses coordonnées de "Hot pots" et de points d'intérêts, particulièrement dans le Nord-Ouest.

Tous les jours nous avons regardé avec attention les webcams et l'état d'ouverture des pistes du centre de l'ile, espérant que celles-ci seraient accessibles à partir du 10 juillet !

 

A notre arrivée, le centre de l'ile était toujours inaccessible et nous lisons avec attention le blog de El Caracol qui nous précèdait dans son tour de l'Islande et qui tenait un journal quotidien.  Bon, le temps est resté mitigé, mais en Islande quand il fait mauvais il suffit d'attendre un peu pour qu'il fasse beau .... l'inverse est vrai aussi ....

 

 

Vue de l'aménagement intérieur "spécial Islande"

Vue de l'aménagement intérieur "spécial Islande"

Itinéraire 2014 - souvent en dehors des sites classiques

Itinéraire 2014 - souvent en dehors des sites classiques

Toujours envie d’aller en Islande ? Oui ? C’est parti, suivez nous !!

 

 

 

Il nous aura finalement bien fallu 3 jours pour avaler les 1600 kms nous séparant du port d’Hirthsals, au nord du Danemark ! Ceci est la démonstration que je ne comprends rien à la géométrie et que « le plus court » en jargon GPS n’est absolument pas le plus rapide. Déterminez bien vos priorités avant de programmer votre aide à la navigation favori. Pour ce trajet, cochez la case "ferry". 3 jours très agréables de balade vers le Nord,  plaisir de traverser des régions campagnardes et douces, ainsi qu’un détour rien que  pour rouler sur une plage de l’île danoise de Römö. La chasse au bivouac est assez difficile car nous sommes exigeants. Le 1° soir, forêt près d’Eindhoven (Hollande), avec la visite à cheval du fermier voisin ; le 2° soir, un champ allemand à la frontière danoise, avec la visite tonitruante d’un orage monumental, mais également de biches et de lièvres. Le dernier soir, nous avons échoué dans un camping à 5 kms du port. Camping fleuri, immense et presque vide, où nous avons visité de loin un Ivéco 5 tonnes et sa cellule.  Verdict sans appel : pas adapté à notre portefeuille, ni à notre façon de voyager, bien trop encombrant ! Le lendemain, nous avons découvert une petite route avec plein de coins à bivouacs… Direction le port. Et là, c’est une foire au 4x4 grandeur nature ! La palme revient à 2 Hollandais qui, pour passer en-dessous de la barre des 2m, ont démonté le toit de leur Land Rover, renversé le toit dans la benne, posé une vague bâche dessus, car évidemment il s’est mis à pleuvoir.

Embarquement dans le calme, le buffet du Nörrona est toujours aussi agréable, d’autant que la mer est calme. Brève escale à Thorshavn, capitale des Iles Féroé, on ne peut plus y descendre comme piétons, mais des rayons de soleil généreux : j’ai même vu du ski nautique et des rameurs dans la baie ! Belles échappées sur les montagnes en partant, puis en arrivant dans le fjord de Seydisfjordur. Nous voici enfin en Islande : j’envie ceux qui arrivent pour la 1° fois, pour nous c’est la 6° fois. Une de nos spécialités se confirme : nous sortons en  avant dernière position, mais  pas de caisse à ouvrir, aucun contrôle.

 

Islande été 2014Islande été 2014

La montée pour quitter le fjord est une épreuve pour les cyclistes et nous sommes stupéfaits par la quantité de neige dans le paysage, malgré la surveillance active des webcams avant le départ de France. Arrêt à Egillsstadir, bourgade qui a vu sa population exploser avec la construction des célèbres barrage/usine d’aluminium dans la région ; il y a même un ou 2 immeubles, pas très hauts je vous rassure…ce n’est pas New York non plus !

Michel et moi sommes (parfois) têtus. Plus rare : têtus mais d’accord. Là, c’est le cas : on part par le Nord, grande question métaphysique de tous les découvreurs d’Islande ! Je vous rappelle que l’Islande est une île, donc en en fait le tour, en partant par le Nord ou par le Sud après avoir débarqué à l’Est. Certains pimentent la chose en faisant des traversées S-N ou N-S. Est-Ouest, ça n’existe pas. Dimension de l’île : environ 250 km de haut sur 350 de long. L’âge du capitaine ?

On a de la chance : la météo est d’accord avec nous. Nous bénéficierons d’un micro climat centré sur nous. Par beau temps, les jaloux, j’entends : il ne pleut pas, le vent n’arrache pas les portières, la température dépasse 11°c (seuil scientifiquement testé et prouvé ; en dessous, nous avons froid).

LE NORD

En route pour le Nord donc. La montée par la 917 vers Vopnafjördur nous fait découvrir de belles hauteurs de neige, mais on est au soleil, formidable ! Cascades, Skolfjorur l’éléphant, Glujursarfoss, détour par la ferme de Bustarfell (17° siècle), Solarfoss, Porshöfn et la péninsule de Langanes jusqu’au phare du bout, seuls au milieu de rien, en Islande quoi. Bois flotté, la mer, les oiseaux, les moutons…super ! Le bois flotté vient de Sibérie, pour que ceux que ça intéresse.

Islande été 2014Islande été 2014Islande été 2014

Retour par Porshöfn, où nous prenons un café avec une cellule Azalaï : la station d’essence offre wi fi et café gratuit, Michel fait une formation accélérée en Ozi, et on repart avec des nouveaux copains, chouette ! Trop de vent pour marcher vers Raudanes, on file sur Kopasker. La piste prévue est marquée « impassable », on se console avec le musée gratuit, très intéressant, la vie quotidienne des Islandais dans le temps. On trouve de ces musées tout autour de l’île. Renseignement pris, la piste est impassable car ils ont construit une route en parallèle, donc c’est bien mieux, non ? Non.

Islande été 2014Islande été 2014Islande été 2014

Après Asbyrgi, piste pour Husavik, mais on prend à gauche vers le sud pour voir si les fumerolles découvertes en 2004 y sont toujours. Oui !! Et nous voilà embarqués sur une TRES belle piste, inconnue de nous, qui nous fait traverser des coulées de lave d’époques et de couleurs différentes. On pique vers le Krafla, au nord est de Myvatn, enchantés de notre aubaine. Et on ne se méfie pas du énième névé sur la piste….Plantés à 15h15, on en sort à 00h10, histoire de fêter mon anniversaire. Malgré pelle et détermination, Michel n’a pas réussi à dégager la voiture. El Toyo enfoncé dans la neige semble s’y complaire. Comment avons-nous fait pour en sortir ? Appel à un ami… Pour compliquer les choses, la piste débouche 2 kms plus loin sur une barrière cadenassée donc nos copains ne peuvent nous rejoindre directement, on nous menace au contraire d’appeler la police et de payer une amende car piste privée, ah bon. Bref, ils font le tour depuis la 1, puis en 2 minutes et une sangle, la voiture est sortie…

Pour continuer dans la série gags, arrêt supérette à Myvatn où nous ne souhaitions pas nous attarder. Dysfonctionnement de la fermeture centralisée des portes : les clés sont à l’intérieur, évidemment, sinon ce n’est pas drôle. Il a fallu casser une vitre…toujours cadeau d’anniversaire ?? On commence quand même à s’inquiéter : la poisse va nous suivre jusqu’où ??? Carton découpé aux ciseaux, renforcé avec du scotch et vogue la galère ! Comme on dort dedans, on a fait du beau boulot !

Akureyri n’a pas trop changé, on ne traîne pas, on a hâte d’arriver dans les fjords de la péninsule du Nord-Ouest, que nous ne connaissons pas et il y a encore de la route. Je ne sais plus pourquoi on finit au camping de Siglusfjordur, mais ce fut un grand moment ! Gratuit heureusement, bondé, nous trouvons une petite place de l’autre côté de la rue. Oui, en Islande les campings sont souvent en pleine « ville ». Mais tout est relatif ! Pour compenser, très bon petit restaurant sur le port.

Hofsos, sa piscine à flanc de falaise domine de belles orgues de basalte, on voit des dauphins, musée de l’émigration que l’on vous recommande vivement. PASSIONNANT. Halte à Graffarkirkja (église de Gröf) et détour par la cathédrale de Holar, dont il est question dans « l’Enigme de Flatey » d’Ingolfsson.

Islande été 2014Islande été 2014Islande été 2014

La péninsule de Vatnsnes vaut la peine, un univers calme et doux, en plus, vous verrez des phoques à Oskar par exemple, le rocher de Hvitserkur, pour finir au camping de Hvammstangi si vous voulez, autour de l’église de Kirkjuhvammur. La salle commune pour manger est agréable.

PENINSULE DU NORD OUEST

On croise des copains devant une ferme/café ! Le hasard fait bien les choses, non ? Et des moutons rentrent dans la maison !! A Holmavik, village suivant, les copains des copains, on n’avance pas beaucoup aujourd’hui. Bivouac avec vue sur fjord, le lendemain matin baignade tous seuls au hot pot de Nauteyri avant le petit déjeuner… Oui, merci, tout va bien pour nous !

Nous voici donc au cœur du sujet : les fjords de la péninsule du Nord Ouest, que nous n’avions encore jamais exploré. Ils nous ont littéralement enchantés, le seul bémol : beaucoup de goudron !

A Bolungarvik, nous prenons la 630 pour la baie de Skalavik vantée par les guides. Détour par le relais de Bolafjall, zone bien enneigée, mais nous avons la chance d’un ciel dégagé pour un panorama à couper le souffle. La baie de Skalavik est à 350 kms du Groenland, ça ne réchauffe pas ce genre de précision. N’espérez pas camper là-bas : le camping est abandonné depuis un moment, il n’y a même pas d’eau.

La 60 traverse le plateau de Gemlufallsheidi, sauvage et froid, pour déboucher en face de Pingeyri. Très joli si vous avez la chance que ce soit dégagé comme pour nous. A l’office du tourisme de Pingeyri, la dame tricoteuse nous assure que la 622 permet bien de faire le tour du promontoire (on se méfie, trop de pistes fermées). Les blocs drossés par la mer ont été dégagés, allez-y si vous y tenez. Euh ??? On y tient ? Oui, on y tient. Au début, on croit avoir mal compris les indications, car la piste est bien au-dessus de la mer ! Mais la piste plonge vers la mer, elle devient difficile, on ne traîne pas sous les falaises, et on croise l’engin qui est en train de finir de la remettre en état ! Nous débouchons dans l’ Arnafjördur, absolument magnifique. On aperçoit même une baleine, puis un arc en ciel : quelle journée ! Au fond de ce fjord, l’imposante cascade de Dynjandi ou Fjallfoss que l’on voit de très loin. La route 60 traverse ensuite le plateau Dynjandisheidi, de l’eau, de la neige, la route est un trait rouge bordé de vert, sous la pluie cette fois.

Islande été 2014Islande été 2014
Islande été 2014Islande été 2014
Islande été 2014Islande été 2014

La 63 pour Bildudalur vous permet un arrêt au hot pot de Reykjafjardarlaug, c’est un bonheur de se tremper dans l’eau chaude, même avec nos nouveaux copains allemands. Je dis « même » car nos 15 ans d’allemand cumulés ne nous ont pas laissé les moyens d’entretenir une conversation intelligente, wunderbar est un peu limité. Par contre, pour un chocolat chaud à Bildudalur, soyez-y avant 18h….Vous en déduisez qu'il était 18.05 ? Eh oui !

A Talknafjördur, avant ou après la baignade à Pollurin, nous ne vous recommandons le restaurant « Café Dunhagi established 1933 », tenu par 2 Islandaises très accueillantes, ambiance confortable, c’est parfait ! Nous avons découvert les salades et fleurs cueillies au fond du fjord, un festival de goûts.

L’épave du BA64 échoué dans l’ Osafjördur au fond du Patreksfjördur : oui, un fjord dans un fjord, ils sont si grands ! Une fois de plus, on se sent petit devant la force des éléments en Islande… en continuant, vous verrez un DC3 de la US Navy ! Tout ceci vous amène aux falaises de Latrabjarg, réputées pour les lundis (macareux). Difficile de faire de bonnes photos entre la pluie battante, la goutte au nez, les gants, les gouttes de pluie sur l’objectif et les lunettes, le vent !! Contents quand même malgré le peu de figurants présents. Le syndicat d’initiative ne doit pas les payer suffisamment par temps de pluie ?

Une accalmie pour profiter des plages jaunes de Latravik puis Raudasandur : 10 kms dit le guide, on n’a pas vérifié ! Une belle surprise dans ce pays plutôt gris/noir/vert. On voit même la plage de Skardvisk sur la péninsule du Snaeffellsness, à 66 kms à vol de lundi. Nous sommes toujours impressionnés par ces panoramas à perte de vue. Sans doute parce que la région parisienne ne nous en offre pas trop !

Islande été 2014

OUEST

A Krossholt/Krausslaug, on fait nos difficiles, l’eau n’est pas assez chaude pour nous et c’est une piscine payante. Alors que Hellulaug, ah Hellulaug ! On y passe un bon moment, à refaire le monde avec 2 jeunes Américains, c’est ça les vacances. Joli bivouac près d’une cascade : oui, oui, nous étions sortis du parc national de Vatns.

On ne prend pas le ferry pour Flatey, donc on va faire les 200 kms de rien, rien dans aucun guide, c’est étonnant. Pourtant, c’est joli. Vous connaissez des endroits pas jolis en Islande ? Nous, non. Un peu de parti pris ? Peut-être… Pour être honnêtes, même les Islandais trouvent qu’il n’y a rien car on rencontre de grands chantiers pour couper les fonds des petits fjords, histoire de raccourcir la distance. Mais c’est joli. Je l’ai déjà dit ?

Un hot pot sympa également, celui caché derrière l’hôtel Edda de Laugar vers Budardalur sur la 589. « Gudrunarlaug » de son petit nom ; vous l’aurez compris laug veut dire on se baigne, foss cascade à voir, kirkju église, malheureusement elles sont plus fermées qu’avant me semble t’il, fjördur fjord, vellir source, vatn lac, jökull glacier, baer ferme, etc…

La 54 pour Stykkisholmur longe la côte et ses brassées d’ilôts, sauf que le chauffeur ne pourra pas bien en profiter, car cette soit disant route est une patinoire olympique. Vous savez, quand votre 4x4 veut absolument que l’arrière se mette à la même hauteur que l’avant… Alors, les petits ilôts, je ne les ai pas comptés, désolée.

L’escapade à Stykkisholmur nous a bien plu, le port où le ferry de Flatey arrive au milieu des petits bateaux, la « Bibliothèque de l’Eau » et ses jeux de reflets, les vieilles maisons, vous y passerez un moment agréable et calme. Encore un bivouac au pied d’une cascade, Kerngarfoss, en direction du Snaeffellsness.

Islande été 2014Islande été 2014Islande été 2014
Islande été 2014

 

Le Snaeffellsness, un défi pour nous : réussir à le voir ! Malgré plusieurs tentatives au fil des années, toujours le brouillard…D’abord, balade vers les 2 phares d’Ondverdarnes, ensuite on prend la piste qui traverse le Snaeffell, et même le diverticule vers Eynsteinsdalur. Et là, la récompense : le ciel se dégage rien que pour nous et nous sommes seuls au bord du glacier !! Magique ! Nous sommes toujours saisis par ces arrondis de glace, blanc/bleu/noir, qui semblent vierges de toute présence vivante. Il faut bien continuer, redescendre vers la civilisation…Les grottes de Songhellir ne nous inspirent pas, mais belle vue sur la plage de Bredavik. On va, un peu inquiets, jusqu’au port d’Anastarpi. Un de nos beaux souvenirs, et là, choc du développement….bon c’est la vie. De belles orgues quand même, mais trop de monde pour nous, on va déjeuner au soleil à Hellnar. La 54 nous offre une pause à la piscine de Lysuholl. La 539 ne débouche pas comme on voulait, mais on a bien profité de cette zone bucolique avec de jolies maisons de week end. La 1 nous ramène à Borganes, puis chutes d’eau Hraunfossar et Barnafoss. Là aussi, l’environnement a bien changé…mais on retrouve avec plaisir la Kaldidalur vers le Sud, encore un bivouac auprès d’une chute d’eau. Elle n’a pas de nom seulement Foss, pourtant elle est chouette. La 591 nous permet d’approcher le Langsjökull. D’après une vieille carte, on roule même dessus : le glacier a donc du reculer…Paysages splendides, personne.

 

 

 

La F508 nous tente, on y va. Descente caillouteuse, puis on serpente entre lupins et forêt : surprenant. Au lieu de longer le Skoradatsvatn tranquillement, on prend une montée infernale pour basculer vers la vallée suivante et la 520. A la sortie, plein de panneaux d’interdiction : einkavegur (chemin privé), lokad (locked = fermé) , impasse…une fois de plus. Bon, c’est décidé, on pousse jusque Reykjavik, ce qui n’était pas forcément prévu. Mais on a l’adresse d’une casse {BILAPARTAR  - Graenumyri 3 - Mosfellbaer} où on pourra sans doute faire changer notre vitre cassée. Et oui, ce fut possible, vitre d’occasion et pose pour environ 60 euros. Une bonne surprise ! Le gars qui nous l’a changée a été très étonné, en déshabillant la porte, de la quantité de sable ocre…D’où vient-il ? Mystère ? Euh…pas d’Islande c'est sûr !

Donc, visite rapide de Reykjavik, principalement le Harpa au port. Je vous laisse regarder les photos, ce centre de conférences vaut vraiment le détour. L’architecte s’est bien amusé, grâce à lui, j’ai expérimenté le vertige en montée : un escalier qui vous fait perdre tous vos repères !

L’hôtel de ville offre un bel espace de lecture, ce à quoi je suis très sensible, vu que je m’occupe d’une bibliothèque, une carte en relief d’Islande. Pour la prendre en photo, pas trouvé d’autre angle que de l’extérieur ! La taille de la mairie nous a posé question, car c’est la capitale du pays, et pourtant elle est plus petite que beaucoup de nos mairies de villages. Balade jusque Hallgrimskirkja la cathédrale, même l’intérieur est beau, sobre, nordique. Incursion rapide dans le jardin du musée Einar Jonsson, la ville, ce n’est pas notre truc, on file par la 36 bivouaquer au canyon sauvage de Trollafoss.

Islande été 2014Islande été 2014

Pingvellir nous atterre par les infrastructures touristiques, on fuit vers Laugavatn et sa vieille piscine avec un sauna, à côté de la nouvelle structure qui doit être bien chère. Pique-nique sur la F337, au soleil, rejoints par nos copains allemands qu’on retrouve régulièrement : le hasard ! Vue sur l’Hekla, le Myrdallsjökull, l’Eyjafjallajökull, oui, celui qui a bloqué l’Europe ! Un virage à droite nous entraîne sur une vieille piste un peu abandonnée, difficile mais superbe, de belles mousses blanches, et on rejoint Geysir, que nous n’avions pas prévu de retourner voir. Trop de monde pour nous, une photo et on se dirige vers la Kjolur, la 35. Pas d’arrêt à Gullfoss, on craint trop d’être déçus, ne plus pouvoir s’en approcher comme avant.

HAUTES TERRES - CENTRE

La F347 nous dépose à Kerlingafjöll : pour la 1° fois ici, on peut ouvrir la portière sans se la faire arracher, il fait beau, et c’est beau. Baignade dans le hot pot recommandé par nos copains allemands après une petite demi-heure de balade. Puis Michel va se promener dans les fumerolles et les couleurs fantasmagoriques : je reste sagement au chaud, trop de vertige pour moi, les bourrasques de vent font tanguer la voiture. Une piste inconnue nous fait passer par le refuge (privé) de Sefrid, belles échappées de cendre, personne, encore un grand moment. On contourne le massif de Kerlingafjöll par le Nord puis l’Est. Le besoin de gazole nous fait continuer vers Haifoss (123m), le ravin de Gjain, bien côté dans les guides, une oasis de verdure enchâssée dans la sévérité des plateaux alentour. Une piscine abandonnée depuis trop longtemps : on renonce à se tremper. Visite de la ferme de Stong d’origine, puis celle reconstituée après Hjalparfoss, cascade double cernée d’orgues basaltiques. Vous l’aurez compris, j’aime beaucoup ces manifestations volcaniques. Essence à Hrauneyjafoss, pas d’alimentation contrairement à ce que nous promettait le guide : tant pis, on se passera de skyr. La 208 pour Landmannalaugar, par beau temps, c’est superbe, arrêts multiples Blailur, Ljottipolur, Djorvafell. Baignade à côté du camping. Je refuse d’y dormir : trop de monde, pas d’infrastructure adaptée à la fréquentation. Jamais contente ? Oui, on peut le dire comme ça, je préfère nettement bivouaquer au milieu de rien, au bord d’une cascade ou d’un lac ! Le temps vire au brouillard et pluie, dommage pour les paysages. Balade à Ofaerufoss, où ils n’ont pas remis l’arche effondrée. On joue donc les aventuriers de l’arche perdue, sous une pluie qui nous trempe entièrement. Soyons honnêtes : nous n’avons pas eu que du beau temps !! Pas découragés, la F233 pour rejoindre la Maelifellsandur, but que nous n’atteindrons pas, car un gué est fatal à notre bon vieux pont arrière, qui n’ a jamais rien dit pendant 160 000 kms de bons et loyaux services… Imaginez 50 kms de piste + 25 kms de goudron à 20 km/h, avec un bruit terrifiant à chaque tour de roues….On l’a fait, je vous laisse imaginer l’ambiance dans l’habitacle. Pas le beau fixe et insouciant. El Toyo nous dépose quand même à Kirkjubaerjaklaustur, chez Unar le mécano pour être précis.

Islande été 2014Islande été 2014
Islande été 2014Islande été 2014Islande été 2014
Islande été 2014Islande été 2014

SUD

Nous voici donc au Sud de l’île.

"Kirkju les Bains"

Etude socio psycho ethnique sur les Islandais en vacances.

Depuis la crise financière, les Islandais ont revu leurs habitudes en ce qui concerne leurs week end. Nous avons découvert qu’ils ne partent plus shopper à Londres ou à Marbella, mais investissent les campings de leur île.

Avec leurs » voitures de kéké », « ils déménagent leurs maisons » dixit un Français croisé dans un de ces campings bondés. Ils arrivent en masse le vendredi jusque minuit environ : normal, il fait jour ! Ils s’entassent sur les pourtours des champs-campings, cherchent- ils à s’abriter du vent derrière les haies hautes en moyenne d’1m20 ? Lorsqu’ils sont plusieurs, ils recréent les carrés des chariots de la conquête de l’Ouest. (L’islande, découverte par les Vikings, leur a servi de tremplin pour filer en Amérique). Il leur faut facilement 10 mn pour trouver le bon endroit, plat (ce qui n’est pas la caractéristique la plus évidente des sols islandais). Ensuite, 1h pour déployer la caravane pliante en maison à 3 chambres + cuisine, installer le BBQ, sortir fauteuils, tables, tapis de sol, auvents et bâches coupe-vent, jouets pour les enfants. Généralement 2 blonds, en tenue d’été, c'est-à-dire bottes caoutchouc, pantalon de pêcheur à bretelles, bonnet fluo qui sert de balise Argos, pull islandais qui pique assorti à celui du Papa et doudoune. L’été quoi ! Ensuite , c’est l’heure des bières. Lorsque vous avez digéré depuis longtemps votre boîte de conserve importée en contrebande, réchauffée sur votre bleuet, ils entament le dîner, et là c’est l’horreur. Toutes les odeurs alléchantes des BBQ convergent vers vous qui avez eu la sagesse de vous mettre au milieu du terrain pour ne pas avoir de voisin trop proche. En fait, Unar le garagiste magicien vous a « ropé » jusque-là, et bon week end…. A lundi !

Ils dorment tard, prennent le petit déjeuner dehors puis les Papa jouent avec leurs bambins, le croquet est très tendance cet été dans les campings islandais, pendant que Maman tâche de ranger tout ce qui a été déballé depuis leur arrivée et remplit d’immenses sacs poubelle.

Et voilà, une des 3 journées d’été est passée. Nous avons vu, véridique, des Islandais prendre des bains et des coups de soleil….La fête est finie, il faut replier la caravane….

Islande été 2014Islande été 2014

Aux toilettes, les prises de courant sont assaillies de portables divers, surtout les prises à côté de robinets, sans surveillance particulière. Imaginez- vous faire ça en France ? Nous non, mais il est vrai qu’on évite soigneusement les campings !

Pourquoi Kirku les Bains ? Au lieu de son vrai nom Kirkjubaerjarklaustur, relativement compliqué à épeler et prononcer. Michel a tenté le coup auprès de l’assistance : un grand moment pour cette jeune femme qui croyait qu’en Islande un remorquage sur 50 kms suffit à régler tous les problèmes, qu’on va trouver un logement à 50 euros facilement et trouver une voiture de loc sous le sabot d’un cheval...islandais !

La 1° fois que nous y avons échoués, en 1988, il pleuvait des cordes, notre bébé était un peu malade, je viens du village à côté de Charbonnières-les-Bains et son casino bien connu. Le mot est resté dans la famille, mais n’a pas été entériné en Islande.

Nous avons passé 4 jours ici car besoin de faire réparer la voiture sérieusement. Nous vous recommandons 2 personnes dans cette grande ville de 100 habitants dont 35 enfants scolarisés et 30 personnes en maison de retraite.

Le garagiste de Kirkju, Unar, la perle du pont arrière et du remorquage. Il est très serviable puisqu’il nous a proposé la clé de son local pour qu’on puisse dormir dans le Toy désossé sur le pont. Comme j’ai le vertige, et uniquement à cause de ça, nous avons décliné la proposition !

Audur, une des 2 employées du centre d’information. Très gentille et de bonne humeur, elle nous a dépanné dans notre recherche d’hébergement. Depuis notre dernier passage, on ne peut plus dormir dans les salles de classe de l’école (aucun rapport entre les 2), la guesthouse ne serait pas sympa et l’hôtel était complet. Audur cumule 3 emplois car apparemment, tous les emplois ne sont pas pourvus à Kirkju les Bains ; si ça vous intéresse ? Nous y avons eu 2 jours de beau temps sur 4, il y a un rond-point. En tant que Français champions du monde du rond-point, c’est un argument majeur : nous y sommes moins dépaysés. Par contre, il faudra vous habituer à ne pas fermer votre maison à clé, à sangler votre poubelle extérieure pour que le vent ne l’entraîne pas chez le voisin. Vos pneus neige serviront de décoration de jardin l’été, c’est simple. Par contre, la supérette n’est pas formidable, il faudra faire 70 kms pour celle de Vik. Mais il y a un très bon restaurant où on ne peut pas réserver de table : faites rapidement connaissance avec des gens devant vous, vous gagnerez du temps ! Le hamburger a l’air bien meilleur qu’à la station d’essence, pour un prix similaire me semble t’il. Plein d’autres plats, je vous rassure ! Que demander de plus ? Des balades dans le coin ? Ok, il y en a ; comme on avait le temps, on les a testées pour vous !

Islande été 2014Islande été 2014

Au-dessus de la falaise : entre 4 et 6 kms, 130m de dénivelé dit le Guide Vert, à faire dans les 2 sens par jour de grand vent, prévoir chaussures anti dérapantes et étanches, comme partout en Islande !

Balade de l’autre côté de la 1 pour découvrir les 50km2 de faux cratères. Piquetage jaune pour suivre les explications sur la géographie et la vie des fermiers de l’époque. On a fait entre 10 et 12kms faciles.

Autres points forts : la piscine et ses jaccuzzis, vous croiserez forcément des Français, ou la motarde allemande en panne de chez Unar . Quelques cascades, un « plancher » en orgues de basalte, maintenant indiqué donc facile à trouver. Car qui dit plancher, dit au sol, donc pas facile à voir de loin….et voilà, la vie est belle à Kirkju-les-Bains !

Pendant ce temps, Unar a trouvé un pont d’occasion car Toyota Islande pensant que cette pièce ne peut pas casser n’en a pas en stock, ni en Hollande, restait le Japon… La pièce est venue par le bus quotidien, et en 2h Unar l’a remonté. Facture pas si salée que ça, on s’en va vers Vik, avec pour consigne d’aller chez son homologue faire une vidange pour éliminer la limaille. Et interdiction de passer un gué ; pratique en Islande ! Donc un demi-tour dans une belle piste, il faut bien être raisonnable.

Vik, réputée pour son mauvais temps, ce que nous avions vérifié à chaque passage les années précédentes, nous offre un soleil génial (23°C, si si), un coucher de soleil qui dure 3h ou plus, je ne sais pas, je me suis endormie…

Islande été 2014Islande été 2014

Nous avons donc profité à plein des plages, rochers, orgues, Myrdallsjökull divers. Rencontre avec des Français enthousiastes, ça fait plaisir. De toutes façons, des Français, vous en rencontrez à tous les coins de rue, en Islande…Vidange, puis c’est parti pour le Laki ! Arrêts pour le canyon de Fjardarglufur, Fagrifoss, la température chute, plus que 9°C, la pluie commence au moment de la balade à pied, évidemment. Mais on arrive quand même à profiter du spectacle de l’enfilade de cratères, que je n’avais encore jamais pu découvrir, entre le mauvais temps et un gamin malade à garder au chaud. Il faut sortir du parc pour bivouaquer. Au refuge suivant, de jeunes Hollandais bien installés sont étonnés que nous n’allions pas dormir à l’hôtel. Où ? un hôtel ? Non, on dort dans la voiture. A voir leur air étonné, je me dis : « on fait si vieux que ça ?? » Et un joli bivouac nous attend au bord de la piste, sur laquelle nous ne croiserons personne. Nous sommes donc très prudents pour les gués, Michel sort les cuissardes pour la Hellisa. Oui, maintenant, nous avons le droit ! Et tout se passe bien. En fin de piste, elle est trop abîmée, on renonce et on va vers la F206 pour refaire le plein à Kirkju. On ne peut plus s’en passer de cette charmante bourgade ! Et cette fois, ce sera la bonne, on va faire la Maelifellsandur, piste F232 puis F210. Digne de nos souvenirs, ce pourrait bien être notre piste préférée, difficile d’établir un classement sérieux. On la quitte en direction de Hrafntinnusker. Piste « impassable », on ne tente pas en voyant toute la neige. Belle cascade au passage, au refuge Dalakofin (privé), une dame nous assure que cette piste, construite par son grand-oncle, ne sera pas praticable cette année, alors on va voir ailleurs si on y est. Bivouac très froid au pied de l’Hekla, de la neige le saupoudre au matin, et GRAND beau temps. A partir de là, les températures oscilleront entre 2 et 9°C : pas lourd pour un été, même en Islande.

En courtes, nous arrivons à atteindre l’altitude de 976m sur l’Hekla, pour un panorama unique sur coulées de lave et 5 glaciers, du classique pour cette île. Que du bonheur. Mais il faut bien continuer, la piste de Valajia est très roulante, avec son lot de cratères rouges, massifs dentelés, etc vers la 208.

Oui, ceux qui connaissent doivent trouver notre itinéraire bizarre, mais on retourne à Landmannalaugar : envie de se baigner au soleil par10°C, vous pouvez comprendre, non ?

Islande été 2014Islande été 2014
Islande été 2014Islande été 2014

CENTRE

La 26 (Sprengisandur) nous fait passer devant une autre Fagrifoss ; région inhospitalière, froide, relativement plate, dure. D’aucuns doivent la trouver monotone ; nous ? On adore, évidemment ! La tôle ondulée, c’est pas drôle, alors on va essayer la Old Sprengisandur. Déconseillée pour cause de pneus trop petits pour affronter les gués, on la prend plus loin, en se disant, au moindre doute, on fait demi-tour. A chaque carrefour, elle est effectivement marquée lokad, impasse, faites gaffe. Le 1° carrefour : un Allemand arrive en sens inverse, mais oui, vous pouvez y aller, au carrefour suivant vous prendrez la direction du refuge Nydri-Haganga, pas de problème. Il vient même de l’Askja par la 910 fermée, mais ne le répétez pas. Il nous la déconseille d’ailleurs, toujours ces maudits pneus ridicules… Donc on avance vers le carrefour suivant. Un Islandais passe sans s’arrêter, pneus comme les nôtres : on y va ? On verra bien, malgré les panneaux ! Carrefour suivant : pas besoin d’attendre, c’est la Ranger du refuge qui fait sa ronde. On peut continuer sur la Old fermée ??? Oui, évidemment, pourquoi ? Mais le gué, pas trop dur ? Mais non, no problem !! Et oui, pas eu de problèmes, pas croisé d’autres voitures. A mon sens, une très belle piste, malgré le bivouac le plus froid (nos avis divergent sur ce point). Il faut dire qu’on l’a bien choisi celui-là. Posés au bord de la piste, au-dessus d’un lac, entre 3 glaciers, sous la pluie qui arrive, dans un couloir de vent. Que demander de mieux ??? Le lendemain, soleil, on roule plus de 50 minutes avant que le chauffage se fasse sentir, petit déjeuner plus tard… C’est ça l’Islande ! Toujours tentés ???

Petit à petit, le paysage s’orne de taches de vert, moins de neige, Aldeyarfoss (et ses orgues), 9°C et soleil, c’est royal.

Islande été 2014Islande été 2014

La piste qui prolonge la 843 est très agréable, on bascule dans un monde différent plein de verdure, de rivière pas trop tempétueuse, de petits oiseaux. Rassurez-vous, on rejoint une coulée de lave, et tout redevient normalement islandais. On passe au très large de l’Herdubreid, on est raisonnables, on ne va pas sur l’Askja par là, direction Myvatn. Une fois de plus, dès que vous sortez des grands axes (route et pistes) vous ne croisez personne. Même pas de Français : on ne peut pas se croiser soi-même ! Stop rapide à Namajfall, ancienne piste pour Dettifoss. Eh oui, Messieurs Dames, fut un temps où pour rejoindre Dettifoss, c’était une piste, incroyable ? Effrayés par le parking, nous apprécions tout de même cette chute d’eau d’une grande puissance, moins de monde à Selfoss, et personne à la 3°, Hafragilfoss. Les touristes seraient des moutons ? Joker. On essaye le beau goudron, histoire de tout tester. Mauvais idée : le pare-brise n’a pas aimé du tout. Sur du goudron, pas sur une piste…notre série de malchances nous a appris à faire front face à l’adversité. Roule ma poule on verra bien qui sera le plus fort. Ce fut nous, le pare-brise est revenu jusqu’à la maison.

Cette fois, on y va. Où ? A l’Askja évidemment ! Trop beau comme endroit. Après notre repos forcé à Kirkju, il a fallu faire des choix : Jokulsarlon versus Askja. L’Askja a vaincu, sans hésiter. Sauf que. Avec notre chance caractérisée, la F88 vient de fermer. Si, si, c’est nous, ça. Heureusement, la F910, fermée jusqu’alors, est subitement ouverte. Ah ? Pas tout à fait convaincus, ce ne serait pas la 1° fois qu’on trouve des indications erronées voire contradictoires. Bivouac sympa en vue de Mödrudalur, superbe coucher de soleil à rallonge,(il ne se couche toujours pas), beau temps, pistes toujours aussi belles mais un peu fréquentées, on arrive à l’Askja sans encombre. On y trouve même des copains ! Chouette. Moins chouette, la traversée de la caldeira dans la neige bouillasse. Et froid bien sûr. J’ai un peu râlé, je reconnais, mais je n’aime pas la neige. Ni le froid. Et il y en avait pas mal, je vous assure. Tout ça, en plus, pour découvrir que le 3° petit lac n’existe plus. On nous a volé un lac. Incroyable ! En fait, ce petit lac doit être de la neige fondue en temps normal. Là, la neige n’avait pas fondu…je n’insiste pas plus. Par contre, les traces de la coulée de boue (mud slide) sont bien évidentes et impressionnantes. Le niveau du lac Viti a beaucoup monté, par projection de vagues de plus de 50 m de haut en provenance du grand lac. Nous, on peut comparer avec nos souvenirs et on ne peut plus se baigner dans le Viti, car il n’y a plus de « plage » si on peut qualifier de plage de la boue plate. Il n’y a plus de plat. C’est un lac de cratère donc très abrupt. Aucun regret à avoir, l’eau n’était pas assez chaude pour vraiment profiter de la baignade soufrée. Hop, retraversée de la caldeira enneigée…

Islande été 2014Islande été 2014

On reste dans cette région magnifique, toute de noir/gris/rouge+quelques fleurs et gués, direction Kverkfjöll. La bataille est rude avec la piste Maelifellsandur, laquelle est la plus belle ???

A Kverkfjöll, peu de monde, ce qui nous va bien, camping obligatoire car on est dans le Parc du Vatnajökull. Froid, jolie « grotte » de glace, en fait, plutôt un pont de glace. On voit également le volcan Bardarbunga, qui fait parler de lui fin août 2014 ! Heureusement, les copains nous offrent une soirée crêpes dans leur cellule ! Sympa, hein ? D'autant que 2° le matin... Un peu frais, n'est-il pas ? Mais toujours du soleil sur des paysages grandioses. Contents donc ! La F903, qui sert de piste de valse à un couple, pourquoi pas ? ! On vire à droite sur une vieille piste au milieu de ....? De rien, bien entendu. On se retrouve vers le nouveau lac du barrage célèbre, visite du canyon Hafrahvammagljufur vraiment superbe, avec un nom pareil, c’est obligé. Tentative de retrouver nos bons souvenirs de baignade dans un ruisseau chaud au pied d'une vieille ferme. Surprise ! Maintenant, ce coin porte un nom, Laugarvellir, desservi par une piste, il y a un parking (petit ) mais le ruisseau est vraiment pas ragoûtant. Le spot plus bas ne nous a pas tenté. Pour excuse : il faisait à peine 6° et vraiment du vent, pour une eau moyennement chaude.... Tant pis, on se couchera sales ce soir. On reprend nos anciennes traces, toujours seuls. Visiblement, la piste n'est pas trop utilisée, il pleut dans la région depuis un moment, un peu de boue, ce qui est rare là-bas, des gués, le dernier nous amène à une absence de trace perdue dans un creux raviné. On devient raisonnables, demi tour sur une douzaine de kms. Et on revient à 500m de ce gué à l'autre bout de cette piste : nous en avions mal déchiffré le trajet, pas vu la bonne sortie, la piste est toujours franchissable !! Bon, on continue, bivouac au bord d’un lac, neige en face, des pêcheurs viennent, on se salue, tout va bien.

Le camping au bord du Saenatavatn a l’air chouette, avec la vieille ferme Saenautasel. Vous vous souvenez que nous sommes sales ? Hop, on trouve une piscine derrière un tipi (véridique), gratuite, propre, presque trop chaude, nous y sommes seuls. Que demander de plus ? Le soleil ? Bon, là, faut pas abuser non plus. Egilsstadir, restaurant typique à station d'essence, passage chez Toyota pour notre vidange quotidienne. On croise qui ? Un Français du village à côté du nôtre ! Des hasards amusants.

Islande été 2014Islande été 2014

FJORDS DE L’EST

Bon, nos vacances islandaises tirent à leur fin, on a toujours froid, un petit fjord pour se remonter le moral ? C'est parti vers le Mjoifjördur et le phare de Dalatangi. Cette route est évidemment plus facile qu'avant, mais plateau et descente vers le fond du fjord sont toujours aussi impressionnants, cette année beaucoup de neige... Bivouac au dessus de la mer, sur un tapis de petites fleurs et de myrtilles. Michel regrette que la météo ne soit pas favorable à une traversée à pied vers Seydisforsdjür. Il se voyait sur les traces d'Erlendur, le héros indridasonien...(Étranges rivages). A pied, 9 kms, 82 par la route.

A la place, c'est moins aventureux, Reydafjördur : on est sans doute les seuls touristes à ne pas avoir trouvé la supérette ni le centre commercial indiqué dans nos 2 guides… On n'est pas trop société de consommation ! Par contre, rassurez-vous, nous avons vu l'usine d'aluminium et nous avons été surpris par sa taille, pas tout à fait proportionnelle au ram dam qu'elle a suscité. Mais ce n'est que notre avis de Parisiens qui en voyons d'autres... A part ça, les fjords, c'est vraiment joli. Si vous avez l'occasion d'en croiser, ne laissez pas passer votre chance.

Dernier bivouac : au menu, ranger la voiture, préparer le sac pour le ferry, contempler les dernières plaques de neige, le brouillard accroché à la cascade, des moutons planqués, la mousse, un gué, bon, vous l'avez compris, je ne suis pas ravie de partir....

La question du dernier matin : la neige aura t'elle fondu depuis notre arrivée il y a 4 semaines dans la montée de Seydisfjördur ? Désolée de vous décevoir, je ne peux pas vous répondre. Pour cause de brouillard, tout simplement...

L'embarquement dans le calme, on part...la mer est calme, buffet le soir, escale à Tórshavn vers 3h du matin, heure à laquelle le soleil se lève, s'il s'est vraiment couché ?

La température remonte, belle vue sur les Shetland, arrivée à l'heure au Danemark. On quitte le bateau sans cérémonie, et on prend la route, les petites bien sûr. Pluie. Il n'y a pas qu'en Islande qu'il pleut...bivouac vers la frontière allemande entre maïs et vaches, le soleil est revenu,ouf. Et la lune, grosse et pleine, plus grosse que d'habitude, on ne l'avait pas vue depuis un mois, c'est drôle !

De vraiment petites routes entre l'Allemagne et les Pays-Bas, un orage terrible au moment de prendre un bac, puis on se dirige vers le point de bivouac de l'aller.

Et on rentre chez nous, le jardin n'a pas souffert de sécheresse cet été !

Islande été 2014Islande été 2014
Islande été 2014Islande été 2014

Et si vous voulez en voir plus faites donc un petit tour ici...

L'Islande au jour le jour en Webcam.

Et également un guide "gratuit" en téléchargement ICI qui peut-être très utile sur place.

Pour Tatiana  !!!

Pour Tatiana !!!

Partager cet article

Repost 0
Publié par voyageur voyageur78s
commenter cet article
Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -