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17 octobre 2016 1 17 /10 /octobre /2016 10:09

Récit de notre balade au Maroc, avec des photos.

Complété d'un diaporama de 100 autres photos (lien ci-après)  MAROC Septembre 2016

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L'itinéraire général......

 

 

 

Le récit du voyage

Nous avions dit l’an dernier en rentrant : « Le Maroc, pas tout de suite et à une autre saison ». Bon, nous en revenons ! Nous sommes partis du 2 septembre au 7 octobre 2016. Et Michel2 dit M2 nous accompagne avec sa Land.

Donc, 5 semaines en tout, environ 4500 kms sur place, que du bonheur ! Le mot d’ordre du périple était : le moins de goudron possible, le Sud et pas de date de retour fixé. Les 2 Michel s’amusent beaucoup à trouver des pistes avec l’aide d’Ozi. Lorsqu’ils ont le choix, ce sera systématiquement la moins fréquentée… Pneus neufs = pas de crevaison, et même la Land n’a eu aucun problème.

Autant évacuer le négatif tout de suite, comme ça vous êtes débarrassés. La plupart de ce négatif étant inhérent au Maroc : saleté, mouches, moustiques (en 2 jours, 65 piqûres rien que sur mes jambes), poussière, gamins collants, vent, froid, approximations de la carte Michelin. Je savais avant de partir qu’il y aurait tout ça. Oui, sauf le froid. Je n’avais pas prévu. Je rappelle qu’en dessous de 28°, j’ai froid et le pire fut 8°… nous avons aussi enregistré 47°C, c’est quand même mieux !

 

Les chiffres entre parenthèses correspondent aux photos du diaporama. 

Dans le récit, cliquez sur la première photo et ensuite faites défiler avec la flèche à droite ou visualisez les photos en descendant avec l'ascenseur latéral.

 

Ceuta / Kasba Tadla

Nous attaquons les pistes directement à Fnidek, avec vue sur l’autre rive de la Méditerranée, le camping de Tarifa où nous étions le matin même. Mais nous n’avons jamais trouvé la grotte de Manara Sanar et ses peintures rupestres. Thé avec les villageois, sans partager la pipe de cannabis. Bivouac contrarié car le caïd nous oblige à dormir dans un champ du village, par sécurité. C’est la 1° fois que nous avons cette demande, mais après investigation, ce caïd a déjà fait le coup à d’autres voyageurs ! Dans cette région, les femmes portent de jolis tissus à rayures rouges et blanches, des chapeaux de paille à pompons colorés. Nous dégustons un tajine à Had Kourt, 50 DHM pour 2 (environ5€) ; je suis évidemment la seule femme dans le café. Après, on s’habitue…

Au Sud de Khémisset, la carte 742 Michelin nous vante une zone de « chênes et thuyas », en guise de quoi le paysage sera essentiellement composé de collines labourées et moissonnées. Tout est jaune paille, est ce que c’est vert au printemps ou ça pousse directement jaune ? (028)

Un col à 1000m nous offre un espace plat, il fait 43°C, la fermière nous apportera du pain tout chaud pour nous remercier de nous être installés chez elle ! A la nuit tombée, un responsable de l’ONF local vient scruter nos passeports, nous demande de nous mettre en sécurité devant la maison forestière à quelques kilomètres, on refuse. C’est une région difficile ?? Le lendemain matin, le caïd vient relever nos plaques d’immatriculation. Ce genre de contrôle, bon enfant au demeurant, ne nous était jamais arrivé.

Kasbah de Tadla Kasba, vantée par le Guide Vert Michelin : le rédacteur ne l’a certainement pas visitée ! Le temps tourne à la tempête de sable, c’est oppressant, d’autant qu’il fait 50°C.

Ceuta / Fnidek/Tetouan/Nakhla/Manara Sanar/Ouazzane/Had Kourt/Khémisset/Oulmès/Moulay-Bouazza/Pont Martin/Pont Théveney/Oued Zem/Souk Djema des Braksa/Boujad/Kasba Tadla/

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La Cathédrale / Jbel Sarhro / N’kob

Ces messieurs choisissent un itinéraire de pistes peu fréquentées, voire pas du tout vu leur état, pour rallier la R306 à l’Est de Beni Mellal (046 et 053). Pour vous donner une idée, on fait 30 km en 3h ! Courses et tajine à Tagleft, traversée du lac de Bin el Ouidane,  puis la R302, dite piste de la Cathédrale, que nous n’avons jamais empruntée dans le sens Nord Sud. Joli bivouac en face de ce monolithe (065). Le 1° pont est de plus en plus fatigué, le remplaçant devait être fini en mars 2016, mais ne nous a pas semblé plus avancé que l’an dernier. Par contre, le pont suivant est tout beau tout neuf. Pour combien de temps ? Détour par la Zaouïa Ahanesal (081), col Tizi-n-Ilissi venteux, froid, orageux (090 et 093). La vallée des Aït –Bougemèz a visiblement souffert des pluies, champs inondés, boue. Une piste nous permet de piquer vers le Sud. Le Tizi-n-Aït Imi, 2933m, nous surprend avec 10 malheureux petits degrés. Malgré la pluie, la descente est magnifique (106, 107, 116). Ce doit être fabuleux par beau temps lorsque le soleil fait ressortir les couleurs genre Vallée de la Mort. Descendus à 2200m, on remonte, sinon ce n’est pas drôle. Arrêt bivouac le long de la RP1517, en chantier, un pan de montagne brille de neige ! On est à 2800m, inutile de vous dire qu’il fait trop froid. Heureusement, le réveil est ensoleillé (124). Le col suivant, le Tizi-n-Hamed nous amène à 3001m (125 et 130) et encore une descente extraordinaire vers Imeskar-Foukani à 2100m, oasis riche de pommes rouges, noyers, maïs.  Un superbe défilé (151 et 161) nous emmène à Amejgag et les jolies kasbahs vers El-Kelaâ M’Gouna .

On pensait faire un tour dans les gorges du Dadès, mais après tant de beaux endroits, on craint d’être déçus. Et puis, c’est goudronné…Changement de « programme » ; vu qu’on n’en a pas, c’est facile, la piste démarre à Aït-Ridi pour le Jbel Sarhro. Encore un bivouac de rêve, entre 2 cols, à 1824m, 32°C c’est bien, l’orage gronde, de belles lumières (180).

Nous voici donc à traverser le Sarhro, de col en col, aux alentours de 2000m et on se croit au cinéma. Ne manque que le célèbre cow boy pour se téléporter dans Monument Valley, sauf que c’est bien plus grand et sauvage ! Une petite frayeur pour pimenter la journée? Oui, allez, même 2 ! D’abord, la Land semble basculer tout à coup : une grosse marche avec un virage en épingle. Epingle si serrée qu’on ne peut pas la prendre, donc on se débrouille pour faire une boucle et repartir dans le bon sens ! Ensuite, un passage comme je les affectionne particulièrement : une piste étroite légèrement en dévers le long d’une falaise, donc un vide vertigineux sur le côté, impossibilité de faire demi-tour ou de se croiser ; ça tombe bien, aucune trace de pneu ne laisse penser que d’autres fous se promènent dans le coin ! Sinon, se renseigner sur les horaires de circulation alternée ? Mais qu’est-ce que c’est beau, quel bonheur de se promener dans cette région. Et grand beau temps, 38°C, tout va bien. 50 kms et trop de photos (187, 208, 221, 223, 230 et 231) !

Pause courses, je ne parle pas de lèche vitrine, à N’Kob, un jus d’oranges pressées, et on file vers Tazzarine.  Ce jour-là, nous n’avons fait que 104 km.

 

Route 306/Tagleft/Ouaouizarhit/Bin El Ouidane/R302 la Cathédrale/Zaouïa Ahanensal/Tizi n’Ilissi/Aït Bougemez/Tizi n’Aït Imi//Tizi n’Aït Hamed (3050m)/RP1517/Imeskar Foukani/Amejgag/El Kelaâ M’Gouna/N’Kob/

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Le Sud : Tazzarine / Assa

Tazzarine, région très différente, savane à épineux chiche en ombre, 40°C, tonnerre au loin, on est habitués (235) ! Direction Zagora. Par la piste, bien entendu. Mais la piste est difficile à suivre dans ce reg coupé de petits oueds à sec. On monte petit à petit, même plus d’épineux, les cailloux noirs prennent  leurs aises et …cul-de-sac. Retour à Tazzarine, et le cœur lourd, goudron RN12.  Jusqu’à Zagora, pas un coin d’ombre, M2 est ravi : on va encore pouvoir manger un tajine ? Eh non, tout est fermé pour cause d’Aïd. Déjeuner sur un trottoir à l’ombre, la ville est déserte. Fin de journée au camping tout aussi désert. La nuit sera pourtant fort agitée avec l’arrivée de 4x4 espagnols, d’abord à 22h puis à 2h du matin, en plus avec des rampes de LED juste dans notre fenêtre ouverte. Merci, les gars ! On n’a pas fait potes…

Tagounite, pleins faits (gazole, eau, tomates, pain, la vraie vie quoi), on est fin prêts.

Piste dite de l’Oasis Sacrée, il fait entre 41° et 47°C, vaste étendue de reg « orangina » (vous savez, la bouteille qu’il faut secouer pour l’apprécier). Après l’oasis, zone de dunettes fort jolies, mais le vent se lève, et pas qu’un peu (249). On traverse un campement pour touristes. Et dire qu’ils paient pour s’installer dans une telle saleté… Désolation, vide, sauf un gars qui nous déconseille de poursuivre : trop de vent, dangereux. Vous devinez la suite. Avec le GPS et Ozi, se perdre est impossible, on continue. Jusqu’à ce que je décrète la trêve du soir, perdus dans les dunettes. Tentative de rond des chariots du Far West pour se protéger du sable, à 2 véhicules, ce n’est pas gagné ! Heureusement, le vent finit par se lasser, soirée de rêve, une météorite nous fait la surprise de traverser le ciel. Le lendemain, temps parfait et la piste réapparaît (259,263). Enfin, la piste, une vague trace de roues… M2 ne résiste pas à l’envie d’étrenner ses nouvelles plaques de désensablage, mais la sangle du Toy est plus efficace ; balade dans les dunes photogéniques et mitraillées comme il se doit (266, 287, 289, 291, 299). Le lac Iriki, qui, comme chacun sait, est un lac asséché. Grand. Plat. Vide. Génial ! On le trouve peu porteur comparé à nos passages précédents ; on apprendra par la suite, que 3 jours plus tard, certains se sont embourbés après de grosses  pluies. On a donc eu de la chance (303) !

Et hop, la célèbre piste du Dakar et ses cairns d’époque, 3 gazelles au loin bondissent vers l’Algérie.

Hormis quelques chameaux (dromadaires) et quelques militaires, tous plus nonchalants les uns que les autres, nous ne croisons rien. La piste est bien visible, parfois roulante, mais le plus souvent caillouteuse, tôle ondulée. Le poste militaire de l’Oued Mellah nous signale qu’on ne pourra pas aller jusque Tata. Bien entendu, on continue, vous vous en doutez. Poste suivant,  5 Hummer, 40°C : le verdict tombe. Petit demi-tour et en route vers le Nord. Pas grave, c’est tellement beau et désert, on tournerait bien en rond dans le coin.  Anecdote du soir : on voit au loin, très loin une Land locale. Comme par hasard, ils piquent droit sur nous à travers les collines, passent à côté de nous et continuent, puis reviennent et s’en vont. Surveillance ?? En plus des mouches qui piquent ? (314 et 322)

Bon, passage à Tissint puisqu’ils veulent qu’on y passe ! Puis RN12 jusque Tata (332), oui, du goudron… pas de pain, pas de restaurant ouvert. Qu’à cela ne tienne, un tenancier de café appelle sa femme et une heure plus tard, elle nous a cuisiné un délicieux tajine et du pain. On part repus et contents par la R109 pour Imitek, puis la 7085, qui, par rapport à l’an dernier, est presque prête à recevoir une fine couche de goudron : quel changement. Arrêt dans une zone de ravinement très étendue,  Grand Canyon miniature, juste avant Aït Rahal, où les gens dégainent leurs portables pour des selfies avec nous ! ? Sera t’on des célébrités sur Facebook ??

Bivouac féérique dans une oasis abandonnée, la lune se lève dans les palmiers, personne, calme total, juste un lapin qui salue le matin pendant que les Michel dorment (350, 351). Belle promenade dans ce Jbel Bani, nous évitons soigneusement toutes les gravures rupestres dont il est si riche. Visite de l’agadir d’Igourramène, mais pas celui de Tadakoust, perché trop haut ! Le village est blotti dans un joli site avec 3 pyramides naturelles (364, 365).

Pistes plus ou moins roulantes en direction d’Assa. Lors d’un bivouac au milieu de rien (382, 383), 2 Marocains dans une Land nous demandent à boire. Vous auriez vu leur tête lorsqu’ils ont goûté notre eau, délicieusement chaude… Non, nous n’avons pas de frigo…

Tazzarine / Zagora / Tagounite / Oasis sacrée / Iriki / Oued Mellah / Tissint / Tata / Imitek /  Aït Rahal / Touzounine / Igouramène / Tadakoust / Icht / Assa /

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Le Grand Sud : autour de M’Sied

Bien qu’il y ait largement plus au Sud encore, je sais, mais certains situent Agadir au Sud, alors tout est relatif….

Assa, rencontre improbable, lors d’un arrêt pour les pleins (toujours les mêmes), on croise une Land française. Il connaît un Bernard de nos amis ! Balade dans le ksar abandonné, un professeur d’anglais  nous montre une gravure rupestre : ouf, on en aura vu une. R103 de Zag (pas trouvé Zig…), plein Sud. On y est, dans ce Sud ! Il est comme on l’espérait : vide, assez plat, rochers noirs sur lit de sable, désert (398). Bivouac calme, le vent nous attaque au matin, devient vent de sable jusque Labouirat. Labouirat est marqué sur la Michelin. On ne s’attendait pas à grand-chose, mais à un peu plus que la réalité. Labouirat restera dans nos mémoires, comme un repère dans le rien, la pauvreté, la désolation (403). Au milieu d’un reg vide et roulant, après l’arrêt déjeuner en chariots du Far West, un Toy militaire se porte à notre hauteur, on se salue tout à fait aimablement et il repart. Surveillés ? (412). Ensuite, on monte à l’assaut du jbel, dans une joyeuse cacophonie de cailloux en tous genres, du gris au noir. Non, ceci n’est pas l’Islande, car il y a des touffes éparses de végétation, du gris au vert de gris. Et en Islande, je n’ai jamais vu de cadavre de chameau.

Peu avant la grande descente sur M’Sied, autre nom de mon imaginaire, la piste s’avère être coupée sur la carte du GPS. Demi-tour de 40 kms ? Que nenni. Les Michel, qui ont donc mal regardé leur écran, décident d’être plus forts que la nature qui a sérieusement raviné la piste. Pfff ! Ils sont balèzes, on est arrivés en bas, entiers et sans bosses. On a pris notre temps, c’est vrai (418).

A nous la découverte de M’Sied, son Marjane (le Carrefour marocain), son café accueillant, son tajine de rêve, son souk vivant, sa propreté immaculée, ses charmantes maisonnettes pimpantes et fraîches, son animation de bon aloi…. On ne s’en est pas remis. On pensait trouver du pain, des tomates, on a vu des bâtiments délabrés, mais de magnifiques lampadaires, la saleté habituelle, le vide et le néant (424). Vite, on se sauve. C’est plus drôle de déjeuner sur des positions militaires, qui gardaient quoi ?? Restes d’une longue période de lutte dans cette zone du Sahara Occidental (432). Tourisme au puits de Khanguef, on longe l’Oued Chebeika, son gué, son lavoir, son salon de coiffure (en clair, lessive et shampoing dans l’oued – 451 et 461) mais l’eau est salée ! Depuis la veille, hormis Labouirat et M’Sied, aucun signe de vie humaine. Bivouac sur un tertre orné de 2 « trous d’homme » au-dessus de l’Oued Aabar. Cette région fut un voyage dans le voyage, hors du temps et des repères habituels.

 

Une piste longe l’oued Chebeika (471) jusqu’à son embouchure, à partir de là, direction le Nord. Pas forcément au plus court, heureusement ! On bute sur une « plantation » : alignements de trous serrés et vides, encerclés de poteaux rouillés sans grillage. Bizarre. La rive Nord nous dépose devant un chantier : port d’une future zone d’éco tourisme. A voir dans 5 ans ? Tan Tan Plage ou El Ouatia : la plage est belle (485), le reste…Piste plus ou moins désagréable le long de la côte jusqu’à l’embouchure du Drâa (493). On ne l’avait jamais vue de cette rive Sud, c’est beau. On roule vers l’Est pour la 1° fois depuis longtemps, on cherche l’accès à la vallée (497). Celui qu’on trouve est situé entre des pylones et il ne m’a pas plu. Pas du tout. D’ailleurs, je n’ai pas fait de photos. Une descente, bien raide, bien cassée. On se pose sur un plateau intermédiaire, c’est sûr, on n’est pas dérangés par les voisins ! Le lendemain, qui dit intermédiaire dit descendre encore. Mais ça se passe bien. La piste reprend vers l’Ouest le long de l’oued. Sauf qu’on s’est trompés, le gué franchissable est à l’Est, on repart ! Après le gué (même pas d’eau - 507), encore un coup à l’Ouest puisqu’on veut rejoindre le Cap Drâa, côté Nord de l’embouchure. Vous suivez ? Entre temps, on aura sanglé un Kangoo local qui ne savait plus comment éviter la boue (513). Nous n’avions jamais vu autant de boue au Maroc.

Assa / Labouirat / M’Sied / Oued Chebeika /  Tan-Tan Plage / Cap Drâa

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Côte atlantique : Cap Drâa /  Sidi Ifni

Piste de la falaise, cette fois, c’est sûr, on va au Nord, on commence sérieusement à remonter (517, 523, 526, 531)… Des militaires sont en faction pour guetter les clandestins et autres trafiquants, ensuite, l’armée de l’air nous sort le grand jeu. Un festival de lancer d’avions de chasse, au-dessus de nous. Plus qu’impressionnant. Ils ont donc remis en service cette zone qui était une zone d’essais.

Le Toy se plante de joie en retrouvant le sable de l’oued d‘Aoreora (545). La Land a donc sa revanche, 1 partout ! Il faut savoir raison garder, pas de bivouac sur la plage, mais au pied des dunes, dans l’oued, il fait beau. Ni mouches, ni moustiques, ni vent, ni visites (553). Au matin, un renard a laissé ses traces autour de la chambre à coucher. C’est le 3° que nous voyons cette année (561, 571).

A Ch’ab, nous découvrons un grand chantier abandonné : remaniement du fond de l’oued, construction d’un énorme hôtel (8 étoiles pour Saoudiens ?) et sa mosquée attenante. Depuis combien de temps le chantier existe ? On ne peut s’empêcher de descendre rouler sur Plage Blanche, grande première pour M2 (577, 586) ! Descente pour le moins surprenante sur le radier de Foum  Hassaka, goudron pour Sidi Ifni. Pas besoin de faire le détour pour admirer les épaves vantées par les guides, rien vu à Sidi Ouarzik.

Sidi Ifni est toujours aussi décrépite et nostalgique, quelques rares touristes déambulent dans cette ville espagnole jusqu’en 1969.

Cap Drâa / Aoreora / Ch’ab / Foum Assaka / Sidi Ifni

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Anti Atlas

De Sidi Ifni, pistes Nord Est vers Tiourzha, région d’arganiers et de figues de Barbarie à profusion, une piste est coupée mais on arrive quand même à rallier le col de Kerdous, puis Tafraoute et ses rochers (602, 606, 614). En route, arrêt à Tighmi dans une coopérative soutenue par une association belge, pour acheter de l’huile d’argan. Ce fut difficile, car les femmes ne parlent pas français, ne savent ni lire, ni écrire ni compter.  Igherm, cette bourgade se développe (627). Région de tranches napolitaines, les jbels s’en donnent à coeur joie avec leurs stries de diverses couleurs. Un de nos meilleurs bivouacs du voyage, à un col (1400m), juste la place pour 2 voitures, une vue à 360°, aucun passage (633 et 635). De Ougou niché dans un méandre (640) à Berguen (non, on n’est pas en Norvège) en passant par le château fort d’Imounarim (644), on roule dans l’oued à sec. Après un tajine à Taliouine, on s’arrête chez Hassan, chez qui nous avions dormi l’an dernier ; il nous offre le thé, c’est chouette de le revoir. En partant, sa femme cueille un superbe bouquet de fleurs qui ornera notre bivouac, à 2080m (662). Une circulation impressionnante,  les paysans sur leurs ânes redescendent dans la vallée, nous offrent des pommes magnifiques, que de bons souvenirs ! 

Un immense plateau nous fait penser à l’Anatolie, des pommiers à 2300m d’altitude, puis descente sur Aït Quella : on se souviendra longtemps de la sortie de l’oued dans ce qui sert d’égout au village. Une piste coupée à 2 km du goudron (Tamaste) nous fait revenir sur nos pas, 12 km d’orangina. Les aléas des pistes (672, 679, 693) !

Sidi Ifni / Tekla / Tighmi / Kerdous /  Tafraoute / Igherm / Ougou / Imounarim / Berguen / Taliouine / Aït Quella /  Tamaste / Aguim

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Haut Atlas

Détour par Telouèt que M2 ne connaît pas (700 et 704). Le Tizi-n-Tichka est un des « grands chantiers d’urgence » du Maroc : la route passe à 3 voies, du beau boulot, qui améliore la sécurité.  Sans doute que les vendeurs de faux cils (fossiles) feront moins d’affaires. A mi-hauteur, le Guide Vert vante le côté alpestre du village de Taddert. Ca nous laisse rêveurs, et l’expression devient une blague entre nous ! A Zerktene, on prend une jolie piste, le paysage a totalement changé : arbres verts, cultures, terre rouge, peu de cailloux. On profite des méandres de l’Oued Gradi (735 et 737). A Anzel (ou Amguel) on remarque une belle porte sur un ancien palais. Promenade dans un souk animé par la campagne électorale qui bat son plein, on serre la main d’un candidat (748 et 753) ! A Demnate, tajine très local. C’est sale, même pas de couverts, mais on se régale ! Et personne ne fut malade. Après Imi-n-Ifri, une fête dans un village, une danse ahidous (760, 762 et 766) ?

On repasse par la vallée des Aït Bougemès, lac Bin-El-Ouidane (774) : il y a même un petit tunnel ! Tagleft, piste, pluie, villages très sales, bivouac en cinémascope avec ciel d’orage grandiose (779 et 780). 10°C au lever…

Région à pommes, rivière en eau, cèdres, ça change. A Assaka, on attend ¼ d’heure que le chauffeur vienne bouger sa voiture garée sur la piste, seule voiture du coin ! La piste se perd dans les collines (787), un habitant nous indique le carrefour invisible pour Tounfite, village décharge, gamins agressifs. Cirque de Jaffar, par une belle forêt de pins et cèdres, parcours très agréable. La piste passe dans l’oued, ce n’est même plus orangina, c’est infernal, en plus des gamins qui font leur cirque… A nous les gorges de Jaffar, connues pour être une zone de trial grandeur nature. Déjeuner au soleil pour reprendre des forces, et on en sort (809, 822, 828, 832, 836 et 841). Même la Land, pourtant réputée peu maniable. Disons qu’il a fait plus de marches arrière et de manœuvres que nous avec le Toy, qui connaissait déjà le parcours ! A Jaffar, chacun son rôle : un Michel conduit, guidé par l’autre, je photographie, ça évite les prises de tête, je ne sais pas guider….Le plateau de l’Arid porte bien son nom et nous dépose vers Aït Ahmed. Piste le long de l’oued, dans les vergers, on nous donne de grosses pommes vermillon. Plateau très raviné, il faut prendre son temps. Boumia, Itzer, on est à plus de 2000m d’altitude, trop froid pour bivouaquer, quelques singes magots sur la route, on se réfugie dans un camping Disneyland à Azrou (peuplé de dindons, canards, lapins…). Le propriétaire est l’émir d’Abu Dhabi ! Malgré le prix classique de 50 DHM, on profite de douches brûlantes, du raisin offert par le gardien et 2 baguettes au petit déjeuner : la belle vie !

Telouèt / Tizi-n-Tichka / Zerktene / Souk el Arba /  Jabra / Demnate / Tannant / Bin el Ouidane /  Tagleft / Bouadil / Assaka / Tamefrast / Tounfite / Gorges de Jaffar Aït Ahmed / Boumia / Itzer / Azrou

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Le Nord

En vue des élections du 8 octobre, chaque recoin du Royaume est sillonné par des cortèges de 3 à 6 voitures (dont au moins un 4x4), remplies de gars à casquettes. Et le Royaume se retrouve jonché de papiers électoraux distribués à tout va. Ca change du plastique.

Là, ça sent vraiment le retour. Pour se ré-acclimater progressivement, virée au Marjane de Fès. Quel choc… Vallée du Sebou verdoyante, norias sur fond de jbels blancs (881 et 882). Piste dans les vergers, les hommes cueillent les pommes et nous en offrent volontiers, invitation à un mariage. Je suis kidnappée dans le quartier des femmes, on me colle un bébé dans les bras, qui ne pleure pas, ouf, même lorsque les femmes me chantent les youyous traditionnels ! Obligée de danser avec elles, l’orchestre est dynamique, les M rigolent bien (886)…on décline l’invitation à dîner : ils ne parlent pas français, et nous toujours pas l’arabe ni le berbère. Sur la R408, on double un autre mariage, j’entends : venez dîner. On fuit lâchement ! Cette fin de journée est marquée également par la découverte d’un goudron incroyable. La R419 gagne la médaille d’or de la Route Goudronnée la Pire du Maroc, et pourtant la lutte est rude dans ce pays. Epuisant. Dans la dernière bourgade avant Bab Taza, il y a de grosses marches et des nids d’autruche, c’est indescriptible. Avis aux amateurs ! On échoue au camping de Chefchaouen, soirée fraîche en ville, la ville bleue…

On quitte M2, cette fois, c’est sûr, on rentre. On teste l’autoroute entre Tétouan et Ceuta : 11 DHM (1€) pour 30 km, on double les 6 véhicules qui sont dans le même sens que nous. Attente de 1h1/4 pour entrer en Espagne, ferry à 15h.

Azrou / Fès / vallée du Sebou / Ourtzarh / R419 / Bab Taza / Chefchaouen / Tetouan / Ceuta

Jerez, Cordoue, Madrid, Zaragoza, Huesca, Ainsa, Bielsa (joli camping rural où nous sommes seuls), passage dans le Tarn et Garonne à Moissac, maison…

Chiffres :

8477 kms porte à porte, 4421 km au Maroc, dont environ 70% de non goudron ; la limite goudron piste n’est pas toujours évidente !

Pollution : 897.31 litres consommés (je parle de gazole), donc une consommation moyenne de 10.58l/100km.

Ferry : 218€ aller-retour Algesiras / Ceuta.

Budget total : environ 1300€ pour 5 semaines à 2, dont 830€ de gazole. C’est nettement moins cher que le Club Med, et beaucoup mieux !!!

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Publié par voyageur voyageur78s
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maya26 25/11/2016 09:32

tres beau reportage (images et commentaires) cela donne envie de repartir, mais il va falloir attendre encore in peu la fin du boulo...
A+
Maya
PS merci pour les traces de l'Islande que nous avons parcouru en Juillet, super ballades..

voyageur78 25/11/2016 10:04

Comme déjà dit, le partage est également une partie du plaisir des ces voyages...
Content donc pour VOTRE "Islande"

Edet Nad 09/11/2016 17:44

Merci pour ces images et commentaires...
pour mon prochain c'est le sahara Occidental courant février, peut-être d'ailleurs à la rencontre de Gérard Rouquié.

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