Voyages Hors Routes

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24 décembre 2014 3 24 /12 /décembre /2014 16:36

Pour mes 50 ans, ma famille m’a offert un super cadeau : un voyage dans le Pacifique Sud, un retour aux sources… Eh oui, je suis née à Nouméa (Nouvelle-Calédonie), où mon frère vit de nouveau, et dont je suis partie à l’âge de 8 ans pour 4 ans aux Nouvelles Hébrides, à l’époque l’archipel est un condominium franco-britannique. Nous avons vécu 2 ans à Luganville (île d’Espiritu Santo) puis 2 ans à Port-Vila (île d’Efaté), capitale du Vanuatu, indépendant depuis 1980.

J’ai donc profité à fond d’un petit mois aux antipodes, en novembre/décembre, début de l’été et avant la saison des cyclones.

Nouméa

Redécouverte de Nouméa, devenue une ville où le passé est toujours présent, de jolies maisons coloniales, les magasins, les plages, la Place des Cocotiers… Mais aussi le 4 voies, les embouteillages, les grandes surfaces etc ! Si vous passez par là, ne ratez pas le superbe aquarium de l’Anse Vata. Le musée Tjibaou est une grande réussite architecturale, il permet une belle promenade dans la verdure et offre une riche collection d’art kanak. D’autres musées en ville à découvrir au cours de vos déambulations.

Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
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Une journée à l’île des Pins,

que je ne connaissais pas. Que c’est beau !

Nouvelle-Calédonie & VanuatuNouvelle-Calédonie & Vanuatu
Nouvelle-Calédonie & VanuatuNouvelle-Calédonie & Vanuatu
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Province Sud

Un week end avec mon frère, ses enfants et son Dakota dans le Sud de l’île, vers Yaté, la Rivière Bleue. Terre rouge de nickel, végétation luxuriante, mer bleue : paradis de couleurs. Des pistes de latérite, des rivières propices à la baignade, des plages désertes, des chemins de randonnée pour découvrir faune et flore qui offre de nombreuses espèces endémiques. La province Sud est très peu urbanisée en dehors de Nouméa et met l’accent sur la préservation de la nature.

Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
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Le tour de l'ile

Un « Tour de l’île » en 3 jours et Terrano avec une copine, trop rapide. Côte Ouest et côte Est sont très différentes, l’île n’est pas grande mais vous serez étonnés par la diversité des paysages. La province Nord est marquée par l’exploitation du nickel…

Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
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Le Vanuatu ...

ou les Nouvelles-Hébrides pour les nostalgiques !

Efaté

Quelques jours au Vanuatu. Tout d’abord, Efaté chez un ami d’enfance, tour de l’île à la recherche de mes souvenirs en Grand Vitara. Là aussi, que de contrastes, certains endroits n’ont pas changé, mais globalement, j’ai du mal à me repérer ! La « ville » de Port-Vila est en effervescence permanente, il y a des sens uniques, des embouteillages, une animation extraordinaire, mais toujours bon enfant.

Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
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Santo

Petit avion pour le clou de mon voyage : Santo. Ah, Santo…Luganville c’est toujours le Far West, très Far. Une seule « avenue » bordée de boutiques, j’en reconnais certaines, un peu de mal avec ma maison qui est devenue la Poste, mais j’y rentre, explique mon histoire et du coup, on m’ouvre toutes les portes, je visite mon ancienne chambre, la cuisine…bizarre, je vous assure !

Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
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Hog Harbour

Rêve quand tu nous tiens !

Avec mon Musso de location, je m’en vais vers mon point de chute dont je rêve depuis des mois, en continuant d’égrener mes souvenirs. Hog Harbour, autrement nommée maintenant Champagne Beach, plus vendeur, n’est-il pas ??

Route de corail qui traverse la forêt tropicale pour déboucher dans un hôtel paradisiaque, selon mes critères ! Quelques farés (bungalows) dans un jardin méticuleusement entretenu, le long de la plage de sable blanc, juste avant Port-Olry qui est au bout de la route. En plus, j’y suis quasiment seule, et la patronne laisse tourner le générateur un peu le soir pour que je puisse lire sur ma terrasse !

Retour à Luganville, difficile de m’arrêter en côte : le Musso n’a pas de frein à main ! Avec le même avion 10 places, saut de puce pour rejoindre Port-Vila, plusieurs heures de retard pour l’avion pour Nouméa, je ne suis pas pressée de quitter cet archipel envoûtant.

Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
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Encore plus difficile de quitter la Nouvelle-Calédonie, les vacances auront été trop courtes. Je n’avais jamais voulu retourner dans cette région, car je savais que j’aurais du mal à rentrer en métropole. Et, oui, ce fut dur !!

Pour vous situer :

Nouvelle-Calédonie : archipel entre l’Australie et la Nouvelle Zélande, au nord du tropique de Capricorne. Environ 268 000 habitants, dont 160 000 dans le Grand Nouméa.

L’île principale, dite Grande Terre ou Le Caillou, mesure environ 400 km du Sud au Nord sur 60 de largeur.

Vanuatu : archipel de 81 îles au NE de la Nouvelle-Calédonie.

Population : environ 234 000 habitants. Port-Vila : 44 000 et Luganville : 13 000.

La Flore !

Quelques fleurs colorées…

Les iles c'est aussi cela......

Nouvelle-Calédonie & Vanuatu
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Publié par voyageur voyageur78s
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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 06:18

Bonjour à tous.

Nous avons renoué cette année avec l'Islande après 10 ans d'absence ....!

 

Beaucoup de changements, de bonnes surprises et quelques moins bonnes. Mais toujours la même nature et les magnifiques espaces vierges du centre de l'ile.

Le récit de 4 semaines sur place en quelques pages.

 

Et voici en plus  une sélection de nos photosNotre parcours 2014 est téléchargeable dans la rubrique "traces".

 

___________________________________________________

 

 

Avant le départ et en préambule à celui-ci.

De J-13 à J

L'aménagement du Toyota a été revu en version "spécial Islande". Il permet, en fonction des aléas climatiques, de cuisiner et manger à l'intérieur, à l'abri du vent et de la pluie, et dispose de plus de place en hauteur pour le couchage.

 

Nous avons également, grâce à la lecture de récits de voyageurs (qu'ils en soient remerciés), relevés de nombreuses coordonnées de "Hot pots" et de points d'intérêts, particulièrement dans le Nord-Ouest.

Tous les jours nous avons regardé avec attention les webcams et l'état d'ouverture des pistes du centre de l'ile, espérant que celles-ci seraient accessibles à partir du 10 juillet !

 

A notre arrivée, le centre de l'ile était toujours inaccessible et nous lisons avec attention le blog de El Caracol qui nous précèdait dans son tour de l'Islande et qui tenait un journal quotidien.  Bon, le temps est resté mitigé, mais en Islande quand il fait mauvais il suffit d'attendre un peu pour qu'il fasse beau .... l'inverse est vrai aussi ....

 

 

Vue de l'aménagement intérieur "spécial Islande"

Vue de l'aménagement intérieur "spécial Islande"

Itinéraire 2014 - souvent en dehors des sites classiques

Itinéraire 2014 - souvent en dehors des sites classiques

Toujours envie d’aller en Islande ? Oui ? C’est parti, suivez nous !!

 

 

 

Il nous aura finalement bien fallu 3 jours pour avaler les 1600 kms nous séparant du port d’Hirthsals, au nord du Danemark ! Ceci est la démonstration que je ne comprends rien à la géométrie et que « le plus court » en jargon GPS n’est absolument pas le plus rapide. Déterminez bien vos priorités avant de programmer votre aide à la navigation favori. Pour ce trajet, cochez la case "ferry". 3 jours très agréables de balade vers le Nord,  plaisir de traverser des régions campagnardes et douces, ainsi qu’un détour rien que  pour rouler sur une plage de l’île danoise de Römö. La chasse au bivouac est assez difficile car nous sommes exigeants. Le 1° soir, forêt près d’Eindhoven (Hollande), avec la visite à cheval du fermier voisin ; le 2° soir, un champ allemand à la frontière danoise, avec la visite tonitruante d’un orage monumental, mais également de biches et de lièvres. Le dernier soir, nous avons échoué dans un camping à 5 kms du port. Camping fleuri, immense et presque vide, où nous avons visité de loin un Ivéco 5 tonnes et sa cellule.  Verdict sans appel : pas adapté à notre portefeuille, ni à notre façon de voyager, bien trop encombrant ! Le lendemain, nous avons découvert une petite route avec plein de coins à bivouacs… Direction le port. Et là, c’est une foire au 4x4 grandeur nature ! La palme revient à 2 Hollandais qui, pour passer en-dessous de la barre des 2m, ont démonté le toit de leur Land Rover, renversé le toit dans la benne, posé une vague bâche dessus, car évidemment il s’est mis à pleuvoir.

Embarquement dans le calme, le buffet du Nörrona est toujours aussi agréable, d’autant que la mer est calme. Brève escale à Thorshavn, capitale des Iles Féroé, on ne peut plus y descendre comme piétons, mais des rayons de soleil généreux : j’ai même vu du ski nautique et des rameurs dans la baie ! Belles échappées sur les montagnes en partant, puis en arrivant dans le fjord de Seydisfjordur. Nous voici enfin en Islande : j’envie ceux qui arrivent pour la 1° fois, pour nous c’est la 6° fois. Une de nos spécialités se confirme : nous sortons en  avant dernière position, mais  pas de caisse à ouvrir, aucun contrôle.

 

Islande été 2014Islande été 2014

La montée pour quitter le fjord est une épreuve pour les cyclistes et nous sommes stupéfaits par la quantité de neige dans le paysage, malgré la surveillance active des webcams avant le départ de France. Arrêt à Egillsstadir, bourgade qui a vu sa population exploser avec la construction des célèbres barrage/usine d’aluminium dans la région ; il y a même un ou 2 immeubles, pas très hauts je vous rassure…ce n’est pas New York non plus !

Michel et moi sommes (parfois) têtus. Plus rare : têtus mais d’accord. Là, c’est le cas : on part par le Nord, grande question métaphysique de tous les découvreurs d’Islande ! Je vous rappelle que l’Islande est une île, donc en en fait le tour, en partant par le Nord ou par le Sud après avoir débarqué à l’Est. Certains pimentent la chose en faisant des traversées S-N ou N-S. Est-Ouest, ça n’existe pas. Dimension de l’île : environ 250 km de haut sur 350 de long. L’âge du capitaine ?

On a de la chance : la météo est d’accord avec nous. Nous bénéficierons d’un micro climat centré sur nous. Par beau temps, les jaloux, j’entends : il ne pleut pas, le vent n’arrache pas les portières, la température dépasse 11°c (seuil scientifiquement testé et prouvé ; en dessous, nous avons froid).

LE NORD

En route pour le Nord donc. La montée par la 917 vers Vopnafjördur nous fait découvrir de belles hauteurs de neige, mais on est au soleil, formidable ! Cascades, Skolfjorur l’éléphant, Glujursarfoss, détour par la ferme de Bustarfell (17° siècle), Solarfoss, Porshöfn et la péninsule de Langanes jusqu’au phare du bout, seuls au milieu de rien, en Islande quoi. Bois flotté, la mer, les oiseaux, les moutons…super ! Le bois flotté vient de Sibérie, pour que ceux que ça intéresse.

Islande été 2014Islande été 2014Islande été 2014

Retour par Porshöfn, où nous prenons un café avec une cellule Azalaï : la station d’essence offre wi fi et café gratuit, Michel fait une formation accélérée en Ozi, et on repart avec des nouveaux copains, chouette ! Trop de vent pour marcher vers Raudanes, on file sur Kopasker. La piste prévue est marquée « impassable », on se console avec le musée gratuit, très intéressant, la vie quotidienne des Islandais dans le temps. On trouve de ces musées tout autour de l’île. Renseignement pris, la piste est impassable car ils ont construit une route en parallèle, donc c’est bien mieux, non ? Non.

Islande été 2014Islande été 2014Islande été 2014

Après Asbyrgi, piste pour Husavik, mais on prend à gauche vers le sud pour voir si les fumerolles découvertes en 2004 y sont toujours. Oui !! Et nous voilà embarqués sur une TRES belle piste, inconnue de nous, qui nous fait traverser des coulées de lave d’époques et de couleurs différentes. On pique vers le Krafla, au nord est de Myvatn, enchantés de notre aubaine. Et on ne se méfie pas du énième névé sur la piste….Plantés à 15h15, on en sort à 00h10, histoire de fêter mon anniversaire. Malgré pelle et détermination, Michel n’a pas réussi à dégager la voiture. El Toyo enfoncé dans la neige semble s’y complaire. Comment avons-nous fait pour en sortir ? Appel à un ami… Pour compliquer les choses, la piste débouche 2 kms plus loin sur une barrière cadenassée donc nos copains ne peuvent nous rejoindre directement, on nous menace au contraire d’appeler la police et de payer une amende car piste privée, ah bon. Bref, ils font le tour depuis la 1, puis en 2 minutes et une sangle, la voiture est sortie…

Pour continuer dans la série gags, arrêt supérette à Myvatn où nous ne souhaitions pas nous attarder. Dysfonctionnement de la fermeture centralisée des portes : les clés sont à l’intérieur, évidemment, sinon ce n’est pas drôle. Il a fallu casser une vitre…toujours cadeau d’anniversaire ?? On commence quand même à s’inquiéter : la poisse va nous suivre jusqu’où ??? Carton découpé aux ciseaux, renforcé avec du scotch et vogue la galère ! Comme on dort dedans, on a fait du beau boulot !

Akureyri n’a pas trop changé, on ne traîne pas, on a hâte d’arriver dans les fjords de la péninsule du Nord-Ouest, que nous ne connaissons pas et il y a encore de la route. Je ne sais plus pourquoi on finit au camping de Siglusfjordur, mais ce fut un grand moment ! Gratuit heureusement, bondé, nous trouvons une petite place de l’autre côté de la rue. Oui, en Islande les campings sont souvent en pleine « ville ». Mais tout est relatif ! Pour compenser, très bon petit restaurant sur le port.

Hofsos, sa piscine à flanc de falaise domine de belles orgues de basalte, on voit des dauphins, musée de l’émigration que l’on vous recommande vivement. PASSIONNANT. Halte à Graffarkirkja (église de Gröf) et détour par la cathédrale de Holar, dont il est question dans « l’Enigme de Flatey » d’Ingolfsson.

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La péninsule de Vatnsnes vaut la peine, un univers calme et doux, en plus, vous verrez des phoques à Oskar par exemple, le rocher de Hvitserkur, pour finir au camping de Hvammstangi si vous voulez, autour de l’église de Kirkjuhvammur. La salle commune pour manger est agréable.

PENINSULE DU NORD OUEST

On croise des copains devant une ferme/café ! Le hasard fait bien les choses, non ? Et des moutons rentrent dans la maison !! A Holmavik, village suivant, les copains des copains, on n’avance pas beaucoup aujourd’hui. Bivouac avec vue sur fjord, le lendemain matin baignade tous seuls au hot pot de Nauteyri avant le petit déjeuner… Oui, merci, tout va bien pour nous !

Nous voici donc au cœur du sujet : les fjords de la péninsule du Nord Ouest, que nous n’avions encore jamais exploré. Ils nous ont littéralement enchantés, le seul bémol : beaucoup de goudron !

A Bolungarvik, nous prenons la 630 pour la baie de Skalavik vantée par les guides. Détour par le relais de Bolafjall, zone bien enneigée, mais nous avons la chance d’un ciel dégagé pour un panorama à couper le souffle. La baie de Skalavik est à 350 kms du Groenland, ça ne réchauffe pas ce genre de précision. N’espérez pas camper là-bas : le camping est abandonné depuis un moment, il n’y a même pas d’eau.

La 60 traverse le plateau de Gemlufallsheidi, sauvage et froid, pour déboucher en face de Pingeyri. Très joli si vous avez la chance que ce soit dégagé comme pour nous. A l’office du tourisme de Pingeyri, la dame tricoteuse nous assure que la 622 permet bien de faire le tour du promontoire (on se méfie, trop de pistes fermées). Les blocs drossés par la mer ont été dégagés, allez-y si vous y tenez. Euh ??? On y tient ? Oui, on y tient. Au début, on croit avoir mal compris les indications, car la piste est bien au-dessus de la mer ! Mais la piste plonge vers la mer, elle devient difficile, on ne traîne pas sous les falaises, et on croise l’engin qui est en train de finir de la remettre en état ! Nous débouchons dans l’ Arnafjördur, absolument magnifique. On aperçoit même une baleine, puis un arc en ciel : quelle journée ! Au fond de ce fjord, l’imposante cascade de Dynjandi ou Fjallfoss que l’on voit de très loin. La route 60 traverse ensuite le plateau Dynjandisheidi, de l’eau, de la neige, la route est un trait rouge bordé de vert, sous la pluie cette fois.

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La 63 pour Bildudalur vous permet un arrêt au hot pot de Reykjafjardarlaug, c’est un bonheur de se tremper dans l’eau chaude, même avec nos nouveaux copains allemands. Je dis « même » car nos 15 ans d’allemand cumulés ne nous ont pas laissé les moyens d’entretenir une conversation intelligente, wunderbar est un peu limité. Par contre, pour un chocolat chaud à Bildudalur, soyez-y avant 18h….Vous en déduisez qu'il était 18.05 ? Eh oui !

A Talknafjördur, avant ou après la baignade à Pollurin, nous ne vous recommandons le restaurant « Café Dunhagi established 1933 », tenu par 2 Islandaises très accueillantes, ambiance confortable, c’est parfait ! Nous avons découvert les salades et fleurs cueillies au fond du fjord, un festival de goûts.

L’épave du BA64 échoué dans l’ Osafjördur au fond du Patreksfjördur : oui, un fjord dans un fjord, ils sont si grands ! Une fois de plus, on se sent petit devant la force des éléments en Islande… en continuant, vous verrez un DC3 de la US Navy ! Tout ceci vous amène aux falaises de Latrabjarg, réputées pour les lundis (macareux). Difficile de faire de bonnes photos entre la pluie battante, la goutte au nez, les gants, les gouttes de pluie sur l’objectif et les lunettes, le vent !! Contents quand même malgré le peu de figurants présents. Le syndicat d’initiative ne doit pas les payer suffisamment par temps de pluie ?

Une accalmie pour profiter des plages jaunes de Latravik puis Raudasandur : 10 kms dit le guide, on n’a pas vérifié ! Une belle surprise dans ce pays plutôt gris/noir/vert. On voit même la plage de Skardvisk sur la péninsule du Snaeffellsness, à 66 kms à vol de lundi. Nous sommes toujours impressionnés par ces panoramas à perte de vue. Sans doute parce que la région parisienne ne nous en offre pas trop !

Islande été 2014

OUEST

A Krossholt/Krausslaug, on fait nos difficiles, l’eau n’est pas assez chaude pour nous et c’est une piscine payante. Alors que Hellulaug, ah Hellulaug ! On y passe un bon moment, à refaire le monde avec 2 jeunes Américains, c’est ça les vacances. Joli bivouac près d’une cascade : oui, oui, nous étions sortis du parc national de Vatns.

On ne prend pas le ferry pour Flatey, donc on va faire les 200 kms de rien, rien dans aucun guide, c’est étonnant. Pourtant, c’est joli. Vous connaissez des endroits pas jolis en Islande ? Nous, non. Un peu de parti pris ? Peut-être… Pour être honnêtes, même les Islandais trouvent qu’il n’y a rien car on rencontre de grands chantiers pour couper les fonds des petits fjords, histoire de raccourcir la distance. Mais c’est joli. Je l’ai déjà dit ?

Un hot pot sympa également, celui caché derrière l’hôtel Edda de Laugar vers Budardalur sur la 589. « Gudrunarlaug » de son petit nom ; vous l’aurez compris laug veut dire on se baigne, foss cascade à voir, kirkju église, malheureusement elles sont plus fermées qu’avant me semble t’il, fjördur fjord, vellir source, vatn lac, jökull glacier, baer ferme, etc…

La 54 pour Stykkisholmur longe la côte et ses brassées d’ilôts, sauf que le chauffeur ne pourra pas bien en profiter, car cette soit disant route est une patinoire olympique. Vous savez, quand votre 4x4 veut absolument que l’arrière se mette à la même hauteur que l’avant… Alors, les petits ilôts, je ne les ai pas comptés, désolée.

L’escapade à Stykkisholmur nous a bien plu, le port où le ferry de Flatey arrive au milieu des petits bateaux, la « Bibliothèque de l’Eau » et ses jeux de reflets, les vieilles maisons, vous y passerez un moment agréable et calme. Encore un bivouac au pied d’une cascade, Kerngarfoss, en direction du Snaeffellsness.

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Islande été 2014

 

Le Snaeffellsness, un défi pour nous : réussir à le voir ! Malgré plusieurs tentatives au fil des années, toujours le brouillard…D’abord, balade vers les 2 phares d’Ondverdarnes, ensuite on prend la piste qui traverse le Snaeffell, et même le diverticule vers Eynsteinsdalur. Et là, la récompense : le ciel se dégage rien que pour nous et nous sommes seuls au bord du glacier !! Magique ! Nous sommes toujours saisis par ces arrondis de glace, blanc/bleu/noir, qui semblent vierges de toute présence vivante. Il faut bien continuer, redescendre vers la civilisation…Les grottes de Songhellir ne nous inspirent pas, mais belle vue sur la plage de Bredavik. On va, un peu inquiets, jusqu’au port d’Anastarpi. Un de nos beaux souvenirs, et là, choc du développement….bon c’est la vie. De belles orgues quand même, mais trop de monde pour nous, on va déjeuner au soleil à Hellnar. La 54 nous offre une pause à la piscine de Lysuholl. La 539 ne débouche pas comme on voulait, mais on a bien profité de cette zone bucolique avec de jolies maisons de week end. La 1 nous ramène à Borganes, puis chutes d’eau Hraunfossar et Barnafoss. Là aussi, l’environnement a bien changé…mais on retrouve avec plaisir la Kaldidalur vers le Sud, encore un bivouac auprès d’une chute d’eau. Elle n’a pas de nom seulement Foss, pourtant elle est chouette. La 591 nous permet d’approcher le Langsjökull. D’après une vieille carte, on roule même dessus : le glacier a donc du reculer…Paysages splendides, personne.

 

 

 

La F508 nous tente, on y va. Descente caillouteuse, puis on serpente entre lupins et forêt : surprenant. Au lieu de longer le Skoradatsvatn tranquillement, on prend une montée infernale pour basculer vers la vallée suivante et la 520. A la sortie, plein de panneaux d’interdiction : einkavegur (chemin privé), lokad (locked = fermé) , impasse…une fois de plus. Bon, c’est décidé, on pousse jusque Reykjavik, ce qui n’était pas forcément prévu. Mais on a l’adresse d’une casse {BILAPARTAR  - Graenumyri 3 - Mosfellbaer} où on pourra sans doute faire changer notre vitre cassée. Et oui, ce fut possible, vitre d’occasion et pose pour environ 60 euros. Une bonne surprise ! Le gars qui nous l’a changée a été très étonné, en déshabillant la porte, de la quantité de sable ocre…D’où vient-il ? Mystère ? Euh…pas d’Islande c'est sûr !

Donc, visite rapide de Reykjavik, principalement le Harpa au port. Je vous laisse regarder les photos, ce centre de conférences vaut vraiment le détour. L’architecte s’est bien amusé, grâce à lui, j’ai expérimenté le vertige en montée : un escalier qui vous fait perdre tous vos repères !

L’hôtel de ville offre un bel espace de lecture, ce à quoi je suis très sensible, vu que je m’occupe d’une bibliothèque, une carte en relief d’Islande. Pour la prendre en photo, pas trouvé d’autre angle que de l’extérieur ! La taille de la mairie nous a posé question, car c’est la capitale du pays, et pourtant elle est plus petite que beaucoup de nos mairies de villages. Balade jusque Hallgrimskirkja la cathédrale, même l’intérieur est beau, sobre, nordique. Incursion rapide dans le jardin du musée Einar Jonsson, la ville, ce n’est pas notre truc, on file par la 36 bivouaquer au canyon sauvage de Trollafoss.

Islande été 2014Islande été 2014

Pingvellir nous atterre par les infrastructures touristiques, on fuit vers Laugavatn et sa vieille piscine avec un sauna, à côté de la nouvelle structure qui doit être bien chère. Pique-nique sur la F337, au soleil, rejoints par nos copains allemands qu’on retrouve régulièrement : le hasard ! Vue sur l’Hekla, le Myrdallsjökull, l’Eyjafjallajökull, oui, celui qui a bloqué l’Europe ! Un virage à droite nous entraîne sur une vieille piste un peu abandonnée, difficile mais superbe, de belles mousses blanches, et on rejoint Geysir, que nous n’avions pas prévu de retourner voir. Trop de monde pour nous, une photo et on se dirige vers la Kjolur, la 35. Pas d’arrêt à Gullfoss, on craint trop d’être déçus, ne plus pouvoir s’en approcher comme avant.

HAUTES TERRES - CENTRE

La F347 nous dépose à Kerlingafjöll : pour la 1° fois ici, on peut ouvrir la portière sans se la faire arracher, il fait beau, et c’est beau. Baignade dans le hot pot recommandé par nos copains allemands après une petite demi-heure de balade. Puis Michel va se promener dans les fumerolles et les couleurs fantasmagoriques : je reste sagement au chaud, trop de vertige pour moi, les bourrasques de vent font tanguer la voiture. Une piste inconnue nous fait passer par le refuge (privé) de Sefrid, belles échappées de cendre, personne, encore un grand moment. On contourne le massif de Kerlingafjöll par le Nord puis l’Est. Le besoin de gazole nous fait continuer vers Haifoss (123m), le ravin de Gjain, bien côté dans les guides, une oasis de verdure enchâssée dans la sévérité des plateaux alentour. Une piscine abandonnée depuis trop longtemps : on renonce à se tremper. Visite de la ferme de Stong d’origine, puis celle reconstituée après Hjalparfoss, cascade double cernée d’orgues basaltiques. Vous l’aurez compris, j’aime beaucoup ces manifestations volcaniques. Essence à Hrauneyjafoss, pas d’alimentation contrairement à ce que nous promettait le guide : tant pis, on se passera de skyr. La 208 pour Landmannalaugar, par beau temps, c’est superbe, arrêts multiples Blailur, Ljottipolur, Djorvafell. Baignade à côté du camping. Je refuse d’y dormir : trop de monde, pas d’infrastructure adaptée à la fréquentation. Jamais contente ? Oui, on peut le dire comme ça, je préfère nettement bivouaquer au milieu de rien, au bord d’une cascade ou d’un lac ! Le temps vire au brouillard et pluie, dommage pour les paysages. Balade à Ofaerufoss, où ils n’ont pas remis l’arche effondrée. On joue donc les aventuriers de l’arche perdue, sous une pluie qui nous trempe entièrement. Soyons honnêtes : nous n’avons pas eu que du beau temps !! Pas découragés, la F233 pour rejoindre la Maelifellsandur, but que nous n’atteindrons pas, car un gué est fatal à notre bon vieux pont arrière, qui n’ a jamais rien dit pendant 160 000 kms de bons et loyaux services… Imaginez 50 kms de piste + 25 kms de goudron à 20 km/h, avec un bruit terrifiant à chaque tour de roues….On l’a fait, je vous laisse imaginer l’ambiance dans l’habitacle. Pas le beau fixe et insouciant. El Toyo nous dépose quand même à Kirkjubaerjaklaustur, chez Unar le mécano pour être précis.

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SUD

Nous voici donc au Sud de l’île.

"Kirkju les Bains"

Etude socio psycho ethnique sur les Islandais en vacances.

Depuis la crise financière, les Islandais ont revu leurs habitudes en ce qui concerne leurs week end. Nous avons découvert qu’ils ne partent plus shopper à Londres ou à Marbella, mais investissent les campings de leur île.

Avec leurs » voitures de kéké », « ils déménagent leurs maisons » dixit un Français croisé dans un de ces campings bondés. Ils arrivent en masse le vendredi jusque minuit environ : normal, il fait jour ! Ils s’entassent sur les pourtours des champs-campings, cherchent- ils à s’abriter du vent derrière les haies hautes en moyenne d’1m20 ? Lorsqu’ils sont plusieurs, ils recréent les carrés des chariots de la conquête de l’Ouest. (L’islande, découverte par les Vikings, leur a servi de tremplin pour filer en Amérique). Il leur faut facilement 10 mn pour trouver le bon endroit, plat (ce qui n’est pas la caractéristique la plus évidente des sols islandais). Ensuite, 1h pour déployer la caravane pliante en maison à 3 chambres + cuisine, installer le BBQ, sortir fauteuils, tables, tapis de sol, auvents et bâches coupe-vent, jouets pour les enfants. Généralement 2 blonds, en tenue d’été, c'est-à-dire bottes caoutchouc, pantalon de pêcheur à bretelles, bonnet fluo qui sert de balise Argos, pull islandais qui pique assorti à celui du Papa et doudoune. L’été quoi ! Ensuite , c’est l’heure des bières. Lorsque vous avez digéré depuis longtemps votre boîte de conserve importée en contrebande, réchauffée sur votre bleuet, ils entament le dîner, et là c’est l’horreur. Toutes les odeurs alléchantes des BBQ convergent vers vous qui avez eu la sagesse de vous mettre au milieu du terrain pour ne pas avoir de voisin trop proche. En fait, Unar le garagiste magicien vous a « ropé » jusque-là, et bon week end…. A lundi !

Ils dorment tard, prennent le petit déjeuner dehors puis les Papa jouent avec leurs bambins, le croquet est très tendance cet été dans les campings islandais, pendant que Maman tâche de ranger tout ce qui a été déballé depuis leur arrivée et remplit d’immenses sacs poubelle.

Et voilà, une des 3 journées d’été est passée. Nous avons vu, véridique, des Islandais prendre des bains et des coups de soleil….La fête est finie, il faut replier la caravane….

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Aux toilettes, les prises de courant sont assaillies de portables divers, surtout les prises à côté de robinets, sans surveillance particulière. Imaginez- vous faire ça en France ? Nous non, mais il est vrai qu’on évite soigneusement les campings !

Pourquoi Kirku les Bains ? Au lieu de son vrai nom Kirkjubaerjarklaustur, relativement compliqué à épeler et prononcer. Michel a tenté le coup auprès de l’assistance : un grand moment pour cette jeune femme qui croyait qu’en Islande un remorquage sur 50 kms suffit à régler tous les problèmes, qu’on va trouver un logement à 50 euros facilement et trouver une voiture de loc sous le sabot d’un cheval...islandais !

La 1° fois que nous y avons échoués, en 1988, il pleuvait des cordes, notre bébé était un peu malade, je viens du village à côté de Charbonnières-les-Bains et son casino bien connu. Le mot est resté dans la famille, mais n’a pas été entériné en Islande.

Nous avons passé 4 jours ici car besoin de faire réparer la voiture sérieusement. Nous vous recommandons 2 personnes dans cette grande ville de 100 habitants dont 35 enfants scolarisés et 30 personnes en maison de retraite.

Le garagiste de Kirkju, Unar, la perle du pont arrière et du remorquage. Il est très serviable puisqu’il nous a proposé la clé de son local pour qu’on puisse dormir dans le Toy désossé sur le pont. Comme j’ai le vertige, et uniquement à cause de ça, nous avons décliné la proposition !

Audur, une des 2 employées du centre d’information. Très gentille et de bonne humeur, elle nous a dépanné dans notre recherche d’hébergement. Depuis notre dernier passage, on ne peut plus dormir dans les salles de classe de l’école (aucun rapport entre les 2), la guesthouse ne serait pas sympa et l’hôtel était complet. Audur cumule 3 emplois car apparemment, tous les emplois ne sont pas pourvus à Kirkju les Bains ; si ça vous intéresse ? Nous y avons eu 2 jours de beau temps sur 4, il y a un rond-point. En tant que Français champions du monde du rond-point, c’est un argument majeur : nous y sommes moins dépaysés. Par contre, il faudra vous habituer à ne pas fermer votre maison à clé, à sangler votre poubelle extérieure pour que le vent ne l’entraîne pas chez le voisin. Vos pneus neige serviront de décoration de jardin l’été, c’est simple. Par contre, la supérette n’est pas formidable, il faudra faire 70 kms pour celle de Vik. Mais il y a un très bon restaurant où on ne peut pas réserver de table : faites rapidement connaissance avec des gens devant vous, vous gagnerez du temps ! Le hamburger a l’air bien meilleur qu’à la station d’essence, pour un prix similaire me semble t’il. Plein d’autres plats, je vous rassure ! Que demander de plus ? Des balades dans le coin ? Ok, il y en a ; comme on avait le temps, on les a testées pour vous !

Islande été 2014Islande été 2014

Au-dessus de la falaise : entre 4 et 6 kms, 130m de dénivelé dit le Guide Vert, à faire dans les 2 sens par jour de grand vent, prévoir chaussures anti dérapantes et étanches, comme partout en Islande !

Balade de l’autre côté de la 1 pour découvrir les 50km2 de faux cratères. Piquetage jaune pour suivre les explications sur la géographie et la vie des fermiers de l’époque. On a fait entre 10 et 12kms faciles.

Autres points forts : la piscine et ses jaccuzzis, vous croiserez forcément des Français, ou la motarde allemande en panne de chez Unar . Quelques cascades, un « plancher » en orgues de basalte, maintenant indiqué donc facile à trouver. Car qui dit plancher, dit au sol, donc pas facile à voir de loin….et voilà, la vie est belle à Kirkju-les-Bains !

Pendant ce temps, Unar a trouvé un pont d’occasion car Toyota Islande pensant que cette pièce ne peut pas casser n’en a pas en stock, ni en Hollande, restait le Japon… La pièce est venue par le bus quotidien, et en 2h Unar l’a remonté. Facture pas si salée que ça, on s’en va vers Vik, avec pour consigne d’aller chez son homologue faire une vidange pour éliminer la limaille. Et interdiction de passer un gué ; pratique en Islande ! Donc un demi-tour dans une belle piste, il faut bien être raisonnable.

Vik, réputée pour son mauvais temps, ce que nous avions vérifié à chaque passage les années précédentes, nous offre un soleil génial (23°C, si si), un coucher de soleil qui dure 3h ou plus, je ne sais pas, je me suis endormie…

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Nous avons donc profité à plein des plages, rochers, orgues, Myrdallsjökull divers. Rencontre avec des Français enthousiastes, ça fait plaisir. De toutes façons, des Français, vous en rencontrez à tous les coins de rue, en Islande…Vidange, puis c’est parti pour le Laki ! Arrêts pour le canyon de Fjardarglufur, Fagrifoss, la température chute, plus que 9°C, la pluie commence au moment de la balade à pied, évidemment. Mais on arrive quand même à profiter du spectacle de l’enfilade de cratères, que je n’avais encore jamais pu découvrir, entre le mauvais temps et un gamin malade à garder au chaud. Il faut sortir du parc pour bivouaquer. Au refuge suivant, de jeunes Hollandais bien installés sont étonnés que nous n’allions pas dormir à l’hôtel. Où ? un hôtel ? Non, on dort dans la voiture. A voir leur air étonné, je me dis : « on fait si vieux que ça ?? » Et un joli bivouac nous attend au bord de la piste, sur laquelle nous ne croiserons personne. Nous sommes donc très prudents pour les gués, Michel sort les cuissardes pour la Hellisa. Oui, maintenant, nous avons le droit ! Et tout se passe bien. En fin de piste, elle est trop abîmée, on renonce et on va vers la F206 pour refaire le plein à Kirkju. On ne peut plus s’en passer de cette charmante bourgade ! Et cette fois, ce sera la bonne, on va faire la Maelifellsandur, piste F232 puis F210. Digne de nos souvenirs, ce pourrait bien être notre piste préférée, difficile d’établir un classement sérieux. On la quitte en direction de Hrafntinnusker. Piste « impassable », on ne tente pas en voyant toute la neige. Belle cascade au passage, au refuge Dalakofin (privé), une dame nous assure que cette piste, construite par son grand-oncle, ne sera pas praticable cette année, alors on va voir ailleurs si on y est. Bivouac très froid au pied de l’Hekla, de la neige le saupoudre au matin, et GRAND beau temps. A partir de là, les températures oscilleront entre 2 et 9°C : pas lourd pour un été, même en Islande.

En courtes, nous arrivons à atteindre l’altitude de 976m sur l’Hekla, pour un panorama unique sur coulées de lave et 5 glaciers, du classique pour cette île. Que du bonheur. Mais il faut bien continuer, la piste de Valajia est très roulante, avec son lot de cratères rouges, massifs dentelés, etc vers la 208.

Oui, ceux qui connaissent doivent trouver notre itinéraire bizarre, mais on retourne à Landmannalaugar : envie de se baigner au soleil par10°C, vous pouvez comprendre, non ?

Islande été 2014Islande été 2014
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CENTRE

La 26 (Sprengisandur) nous fait passer devant une autre Fagrifoss ; région inhospitalière, froide, relativement plate, dure. D’aucuns doivent la trouver monotone ; nous ? On adore, évidemment ! La tôle ondulée, c’est pas drôle, alors on va essayer la Old Sprengisandur. Déconseillée pour cause de pneus trop petits pour affronter les gués, on la prend plus loin, en se disant, au moindre doute, on fait demi-tour. A chaque carrefour, elle est effectivement marquée lokad, impasse, faites gaffe. Le 1° carrefour : un Allemand arrive en sens inverse, mais oui, vous pouvez y aller, au carrefour suivant vous prendrez la direction du refuge Nydri-Haganga, pas de problème. Il vient même de l’Askja par la 910 fermée, mais ne le répétez pas. Il nous la déconseille d’ailleurs, toujours ces maudits pneus ridicules… Donc on avance vers le carrefour suivant. Un Islandais passe sans s’arrêter, pneus comme les nôtres : on y va ? On verra bien, malgré les panneaux ! Carrefour suivant : pas besoin d’attendre, c’est la Ranger du refuge qui fait sa ronde. On peut continuer sur la Old fermée ??? Oui, évidemment, pourquoi ? Mais le gué, pas trop dur ? Mais non, no problem !! Et oui, pas eu de problèmes, pas croisé d’autres voitures. A mon sens, une très belle piste, malgré le bivouac le plus froid (nos avis divergent sur ce point). Il faut dire qu’on l’a bien choisi celui-là. Posés au bord de la piste, au-dessus d’un lac, entre 3 glaciers, sous la pluie qui arrive, dans un couloir de vent. Que demander de mieux ??? Le lendemain, soleil, on roule plus de 50 minutes avant que le chauffage se fasse sentir, petit déjeuner plus tard… C’est ça l’Islande ! Toujours tentés ???

Petit à petit, le paysage s’orne de taches de vert, moins de neige, Aldeyarfoss (et ses orgues), 9°C et soleil, c’est royal.

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La piste qui prolonge la 843 est très agréable, on bascule dans un monde différent plein de verdure, de rivière pas trop tempétueuse, de petits oiseaux. Rassurez-vous, on rejoint une coulée de lave, et tout redevient normalement islandais. On passe au très large de l’Herdubreid, on est raisonnables, on ne va pas sur l’Askja par là, direction Myvatn. Une fois de plus, dès que vous sortez des grands axes (route et pistes) vous ne croisez personne. Même pas de Français : on ne peut pas se croiser soi-même ! Stop rapide à Namajfall, ancienne piste pour Dettifoss. Eh oui, Messieurs Dames, fut un temps où pour rejoindre Dettifoss, c’était une piste, incroyable ? Effrayés par le parking, nous apprécions tout de même cette chute d’eau d’une grande puissance, moins de monde à Selfoss, et personne à la 3°, Hafragilfoss. Les touristes seraient des moutons ? Joker. On essaye le beau goudron, histoire de tout tester. Mauvais idée : le pare-brise n’a pas aimé du tout. Sur du goudron, pas sur une piste…notre série de malchances nous a appris à faire front face à l’adversité. Roule ma poule on verra bien qui sera le plus fort. Ce fut nous, le pare-brise est revenu jusqu’à la maison.

Cette fois, on y va. Où ? A l’Askja évidemment ! Trop beau comme endroit. Après notre repos forcé à Kirkju, il a fallu faire des choix : Jokulsarlon versus Askja. L’Askja a vaincu, sans hésiter. Sauf que. Avec notre chance caractérisée, la F88 vient de fermer. Si, si, c’est nous, ça. Heureusement, la F910, fermée jusqu’alors, est subitement ouverte. Ah ? Pas tout à fait convaincus, ce ne serait pas la 1° fois qu’on trouve des indications erronées voire contradictoires. Bivouac sympa en vue de Mödrudalur, superbe coucher de soleil à rallonge,(il ne se couche toujours pas), beau temps, pistes toujours aussi belles mais un peu fréquentées, on arrive à l’Askja sans encombre. On y trouve même des copains ! Chouette. Moins chouette, la traversée de la caldeira dans la neige bouillasse. Et froid bien sûr. J’ai un peu râlé, je reconnais, mais je n’aime pas la neige. Ni le froid. Et il y en avait pas mal, je vous assure. Tout ça, en plus, pour découvrir que le 3° petit lac n’existe plus. On nous a volé un lac. Incroyable ! En fait, ce petit lac doit être de la neige fondue en temps normal. Là, la neige n’avait pas fondu…je n’insiste pas plus. Par contre, les traces de la coulée de boue (mud slide) sont bien évidentes et impressionnantes. Le niveau du lac Viti a beaucoup monté, par projection de vagues de plus de 50 m de haut en provenance du grand lac. Nous, on peut comparer avec nos souvenirs et on ne peut plus se baigner dans le Viti, car il n’y a plus de « plage » si on peut qualifier de plage de la boue plate. Il n’y a plus de plat. C’est un lac de cratère donc très abrupt. Aucun regret à avoir, l’eau n’était pas assez chaude pour vraiment profiter de la baignade soufrée. Hop, retraversée de la caldeira enneigée…

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On reste dans cette région magnifique, toute de noir/gris/rouge+quelques fleurs et gués, direction Kverkfjöll. La bataille est rude avec la piste Maelifellsandur, laquelle est la plus belle ???

A Kverkfjöll, peu de monde, ce qui nous va bien, camping obligatoire car on est dans le Parc du Vatnajökull. Froid, jolie « grotte » de glace, en fait, plutôt un pont de glace. On voit également le volcan Bardarbunga, qui fait parler de lui fin août 2014 ! Heureusement, les copains nous offrent une soirée crêpes dans leur cellule ! Sympa, hein ? D'autant que 2° le matin... Un peu frais, n'est-il pas ? Mais toujours du soleil sur des paysages grandioses. Contents donc ! La F903, qui sert de piste de valse à un couple, pourquoi pas ? ! On vire à droite sur une vieille piste au milieu de ....? De rien, bien entendu. On se retrouve vers le nouveau lac du barrage célèbre, visite du canyon Hafrahvammagljufur vraiment superbe, avec un nom pareil, c’est obligé. Tentative de retrouver nos bons souvenirs de baignade dans un ruisseau chaud au pied d'une vieille ferme. Surprise ! Maintenant, ce coin porte un nom, Laugarvellir, desservi par une piste, il y a un parking (petit ) mais le ruisseau est vraiment pas ragoûtant. Le spot plus bas ne nous a pas tenté. Pour excuse : il faisait à peine 6° et vraiment du vent, pour une eau moyennement chaude.... Tant pis, on se couchera sales ce soir. On reprend nos anciennes traces, toujours seuls. Visiblement, la piste n'est pas trop utilisée, il pleut dans la région depuis un moment, un peu de boue, ce qui est rare là-bas, des gués, le dernier nous amène à une absence de trace perdue dans un creux raviné. On devient raisonnables, demi tour sur une douzaine de kms. Et on revient à 500m de ce gué à l'autre bout de cette piste : nous en avions mal déchiffré le trajet, pas vu la bonne sortie, la piste est toujours franchissable !! Bon, on continue, bivouac au bord d’un lac, neige en face, des pêcheurs viennent, on se salue, tout va bien.

Le camping au bord du Saenatavatn a l’air chouette, avec la vieille ferme Saenautasel. Vous vous souvenez que nous sommes sales ? Hop, on trouve une piscine derrière un tipi (véridique), gratuite, propre, presque trop chaude, nous y sommes seuls. Que demander de plus ? Le soleil ? Bon, là, faut pas abuser non plus. Egilsstadir, restaurant typique à station d'essence, passage chez Toyota pour notre vidange quotidienne. On croise qui ? Un Français du village à côté du nôtre ! Des hasards amusants.

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FJORDS DE L’EST

Bon, nos vacances islandaises tirent à leur fin, on a toujours froid, un petit fjord pour se remonter le moral ? C'est parti vers le Mjoifjördur et le phare de Dalatangi. Cette route est évidemment plus facile qu'avant, mais plateau et descente vers le fond du fjord sont toujours aussi impressionnants, cette année beaucoup de neige... Bivouac au dessus de la mer, sur un tapis de petites fleurs et de myrtilles. Michel regrette que la météo ne soit pas favorable à une traversée à pied vers Seydisforsdjür. Il se voyait sur les traces d'Erlendur, le héros indridasonien...(Étranges rivages). A pied, 9 kms, 82 par la route.

A la place, c'est moins aventureux, Reydafjördur : on est sans doute les seuls touristes à ne pas avoir trouvé la supérette ni le centre commercial indiqué dans nos 2 guides… On n'est pas trop société de consommation ! Par contre, rassurez-vous, nous avons vu l'usine d'aluminium et nous avons été surpris par sa taille, pas tout à fait proportionnelle au ram dam qu'elle a suscité. Mais ce n'est que notre avis de Parisiens qui en voyons d'autres... A part ça, les fjords, c'est vraiment joli. Si vous avez l'occasion d'en croiser, ne laissez pas passer votre chance.

Dernier bivouac : au menu, ranger la voiture, préparer le sac pour le ferry, contempler les dernières plaques de neige, le brouillard accroché à la cascade, des moutons planqués, la mousse, un gué, bon, vous l'avez compris, je ne suis pas ravie de partir....

La question du dernier matin : la neige aura t'elle fondu depuis notre arrivée il y a 4 semaines dans la montée de Seydisfjördur ? Désolée de vous décevoir, je ne peux pas vous répondre. Pour cause de brouillard, tout simplement...

L'embarquement dans le calme, on part...la mer est calme, buffet le soir, escale à Tórshavn vers 3h du matin, heure à laquelle le soleil se lève, s'il s'est vraiment couché ?

La température remonte, belle vue sur les Shetland, arrivée à l'heure au Danemark. On quitte le bateau sans cérémonie, et on prend la route, les petites bien sûr. Pluie. Il n'y a pas qu'en Islande qu'il pleut...bivouac vers la frontière allemande entre maïs et vaches, le soleil est revenu,ouf. Et la lune, grosse et pleine, plus grosse que d'habitude, on ne l'avait pas vue depuis un mois, c'est drôle !

De vraiment petites routes entre l'Allemagne et les Pays-Bas, un orage terrible au moment de prendre un bac, puis on se dirige vers le point de bivouac de l'aller.

Et on rentre chez nous, le jardin n'a pas souffert de sécheresse cet été !

Islande été 2014Islande été 2014
Islande été 2014Islande été 2014

Et si vous voulez en voir plus faites donc un petit tour ici...

L'Islande au jour le jour en Webcam.

Et également un guide "gratuit" en téléchargement ICI qui peut-être très utile sur place.

Pour Tatiana  !!!

Pour Tatiana !!!

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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 09:19

Des photos d'Islande .... OUI ! mais "improbables"

Les photos qui suivent ne sont pas des vues de l'Islande traditionnelle et touristique, mais des images glanées au cours du voyage et qui nous ont amusées, intriguées ou surpris.

Album  Islande improbable 2014
Album  Islande improbable 2014
Album  Islande improbable 2014
Album  Islande improbable 2014
Album  Islande improbable 2014
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1 septembre 2014 1 01 /09 /septembre /2014 08:59

 

Voici pour ceux qui voyagent hors-routes et envisagent la visite de la Sardaigne de l'Albanie ou de la Grèce, les traces réduites pour Ozi des itinéraires, Sardes, Albanais & Grecs décrits dans ce blog. (note : ces itinéraires sont indicatifs et on pour objet de montrer que l'on peut rouler dans ces pays, cependant certains points sont peut être dangereux, fermés ou interdits depuis notre passage)

Figure également un lien de chargement pour la découverte de l'Islande, (voyage réalisé en 2014 - certaines pistes nécessitent cependant un peu d'expérience - gués, et zones trialisantes).

 

Sardaigne 

Albanie -Grèce du nord

Tour de Grèce

Turquie Itinéraire indicatif

Islande réduit 2014 en .GPX ou en .PLT pour Ozi

Maroc été 2015 indicatif car certains passages sont difficiles ou un peu limite ....

 

et ici un peu de cartographie de dépannage à télécharger au format Ozi  (Albanie, Grèce, Sardaigne, Turquie, Islande, Espagne "Aragon, Catalogne, Estramadure,Navarre" , Portugal,  Maroc, Tunisie, Irlande, Suisse, Corse) :

Lien

 Capturer²²

  Les traces pour Ozi  au format .PLT sont volontairement réduites à 5000 pts  pour permettre leur chargement sur un GPS (Albanie facteur 17, Sardaigne facteur 10, Islande facteur 20).

Et si vous voulez tout savoir sur OziExplorer ce forum est fait pour vous :

http://oziandro.forumactif.org/

 

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Publié par voyageur voyageur78s - dans Voyages
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12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 11:09

Un W-E de 4 jours, une météo moyenne, mais surtout l'envie de changer d'air.

Et nous voilà partis à trois Toyota's (on n'est pas sectaires, mais quand même ...!) sur les chemins du Limousin pour un petit road-book de 200 kms.

Un maximum de chemins forestiers, très verts et souvent étroits, bordés de vieilles pierres moussues. de superbes maisons et fermes anciennes. Des étangs et comme souvent, peu de monde sur ces chemins qui, pour certains, conduisent à Compostelle.

Bien sûr des étapes gourmandes, (ah ! la viande du Limousin), mais aussi des bivouacs au détour d'un chemin de forêt.

Et une seule envie : recommencer là ou ailleurs dans ces forêts françaises qui offrent encore de beaux parcours pourvu que l'on soit peu nombreux et respectueux des rares promeneurs, pèlerins et cyclistes croisés en chemin.

Comme quelques photos valent mieux qu'un long discours, la suite en images !

Le Limousin en quelques images  - mai 2014
Le Limousin en quelques images  - mai 2014
Le Limousin en quelques images  - mai 2014
Le Limousin en quelques images  - mai 2014
Le Limousin en quelques images  - mai 2014
Le Limousin en quelques images  - mai 2014
Le Limousin en quelques images  - mai 2014
Le Limousin en quelques images  - mai 2014
Le Limousin en quelques images  - mai 2014
Le Limousin en quelques images  - mai 2014
Le Limousin en quelques images  - mai 2014
Le Limousin en quelques images  - mai 2014
Le Limousin en quelques images  - mai 2014

Le Limousin en quelques images - mai 2014

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29 novembre 2013 5 29 /11 /novembre /2013 16:01

Au 11 novembre, nous avons renoué avec une ancienne habitude : balade dans le Morvan, pour admirer les belles couleurs d’automne.

Finalement, l’automne est en bien en retard, mais c’était beau quand même, temps variable de saison, de l’eau partout. Le moindre ru se prend pour un torrent, les rivières (la Cure, l’Yonne, le Cousin) débordent dans les champs et les chemins.

Au dernier moment, dans le Suzuki Jimny, on glisse treuil et sangles, on ne sait jamais…L’un comme l’autre avons du mal à résister à l’appel d’un chemin qui s’enfonce dans les arbres. Pas de bivouac, car le Toy est en pension chez le carrossier. Aucun regret, il n’est pas au gabarit des chemins morvandiaux.

Et voici quelques surprises au hasard des GR et Tour de Pays.

Figures de style, comme toujours dans le feu de l’action, pas de photo de treuillage, mais quelques aperçus du Jimny, bien loin de la région parisienne.

Nous avons passé 3 jours extraordinaires, trouvé des hôtels charmants où nous avons dégusté escargots et charolais local. Une région toujours aussi isolée qu’il y a 30 ans, pas de grands changements, aucun rond- point, très peu d’interdictions de circuler, pas grand monde.

Nous vous incitons à y aller, mais attention au gabarit de votre véhicule ! A défaut de 4X4, un VTT sera à son aise, beaucoup d’itinéraires balisés, chaussures de marche étanches, c’est plus sûr !

Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)
Balade dans le Morvan (nov. 2013)

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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 15:03

Anne vous propose trois autres façons de regarder la TURQUIE......

en trois diaporamas à thèmes

 

- errance dans Istanbul

- Mosquées et décors ou l'islam sous un autre jour !

- la Turquie en quelques fleurs !

 

Bonne promenade.

 

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 18:04
Turquie Août-Septembre 2013

 

7 semaines ...

 

7 000 kms sur place, et 13 000 Kms  en tout,

 

70 % de pistes, d'Istamboul aux frontières de l'est (Géorgie, Arménie, Iran)

Le récit du voyage ci-dessous et un diaporama plus complet là..

 

Et pour ceux qui partent :  quelques points de  bivouacs  sous ozi (beaucoup dans des champs moissonnés, donc attention selon la saison)  et des traces réduites (sous ozi - facteur 1/20 pour une idée de parcours) ainsi qu'une base cartographique.

Tour de Turquie 2013

Tour de Turquie 2013

Un long voyage, appréciation qui fera sourire certains voyageurs au long cours ! On a rapidement perdu le compte des demi-tours et des barrages hydrauliques...

Notre voyage commence par un bivouac qui aurait pu être très sympa, derrière un cimetière autour du Lac de Garde....et tout près d'un élevage porcin, en tout cas, c'est l'interprétation que nous avons donné de la symphonie nocturne.

Bivouac dans un champ croate, où nous avons la visite d'un tracteur armé mais sympathique.

Bivouac dans un champ serbe en direction d'un poste frontière Serbie/Bulgarie franchi en 2009. Le GPS refuse de nous y emmener, dans le doute, demi-tour vers le passage classique au nord. Pas joyeux car nous avons déjà contourné le poste officiel Croatie/Serbie pour cause d'embouteillage monumental, pour passer sans encombre par Sid (le douanier rigole devant mes 5 prénoms...). Et effectivement, nous y retrouvons tous les magnifiques véhicules rutilants, plus ou moins 4x4 de luxe, Allemands et Suisses. Les rares Français ont des voitures "normales" ! Nous sommes le premier week-end d'août, fatale erreur. Bref, après 2h d'une lutte de tous les instants face aux Turcs qui ont leur propre notion de la file d'attente, nous voici en Bulgarie, où nous finissons à l'hôtel dans le vieux quartier de Plovdiv, faute de trouver un bivouac qui nous plaise.

Donc, toujours pour éviter la cohorte des véhicules, je repère sur la carte papier, un passage Bulgarie/Grèce puis un Grèce/Turquie au sud permettant la visite d'un superbe pont ancien à Uzunkopru. On y va, tout contents, Svilengrad et son pont Mustapha Pasha, la Grèce, la route submergée de Metaxa...vous devinez la suite, merci IGN, il n'y a jamais eu de frontière à Petrades/Eskikoy, le GPS qui nous traitait de tous les noms avait raison, 150 kms pour rien.

A la frontière turque de Kastanies, le douanier a montré mon passeport à tous ses collègues : 4 ans plus tôt, jour pour jour, nous entrions en Turquie. Contrôle du chargement de la voiture : à la vue d'une spatule rose, l'uniforme éclate de rire ! Bonne méthode pour cacher le saucisson ? En tout cas, il n'a pas cherché plus avant.

Edirne toujours aussi animée, sympathique prise de contact avec la Turquie. La mosquée est vraiment belle, quelques vieilles maisons en bois, un p'tit tour et puis on s'en va chercher un bivouac, dans un ancien champ de tir avec char abandonné : ça change des bunkers albanais !

Edirne  -  Istamboul  la nuit - Le Bosphore
Edirne  -  Istamboul  la nuit - Le BosphoreEdirne  -  Istamboul  la nuit - Le Bosphore

Edirne - Istamboul la nuit - Le Bosphore

 

Trois jours magnifiques à Istanbul, où nous sommes rejoints par nos enfants, que du bonheur.

Guidés par notre fils qui envisage un marathon, nous avons écumé Istanbul, ses mosquées, les souks, le Bosphore, Topkapi, etc. Impossible de tout raconter, mais un conseil : ne vous arrêtez pas à la Mosquée Bleue, tant d'autres méritent votre visite. Regardez les photos d'Istanbul et des mosquées , car elles sont trop belles ! C'est la fin du Ramazan, comme ils disent là bas, juste le jour où nous quittons cette grande ville de 12 millions....finalement, on s'en tire pas trop mal, on passe en Asie, mais c'est de plus en bouché.

On sort de l'autoroute et le voyage commence vraiment. A nous la redécouverte de ce grand pays, par le nord vers l'Est. Pendant des jours et des jours, on ira droit vers l'Est. Facile ! Nous ne longeons pas la Mer Noire, car nous avions été un peu déçus, restons environ 100 kms en dessous. Le but théorique est l'Arménie par la Géorgie, mais à chaque jour suffit sa peine. Pour la 1° fois, nous sommes partis sans date de retour, et c'est un beau sentiment de liberté. Alternance de routes et pistes, en traversant la ville de Menge, spectacle offert par 2 danseurs en rouge et leurs musiciens. Il y a de belles forêts de pins, la température nous convient avec 35°C en journée.

 

En parlant de liberté, la fermeture éclair principale de la tente a décidé qu'elle ne voulait plus fermer...ce qui n'est pas l'idéal pour se protéger des moustiques. Séance de bricolage pour lui faire entendre raison, seule solution trouvée : la coudre en laissant juste 20 cms pour qu'on se faufile dedans grâce à la 2° fermeture, parallèle au sol. Désolée, je n'ai pas pensé à faire de photos de Michel en action, et la tente n'existant plus, vous saurez plus tard pourquoi, je ne peux pas le remettre en situation. Quel suspense !

Safranbolu, ses jolies maisons en bois, ses rues piétonnes où le GPS nous envoie tout droit (façon de parler, vous connaissez beaucoup de rues toutes droites en Turquie, Grèce, Sardaigne ou autre ?). Notre incursion se passe dans le calme, il y a même quelqu'un qui fait la circulation pour qu'on s'en sorte sans renverser les étals...Visite de l'aqueduc de Incekaya, impressionnant de marcher dessus quand on a le vertige comme moi. Oui, l'accès est fermé, mais les visiteurs ont depuis longtemps tracé un autre chemin pour y monter....Il y a du monde partout, la fin du Ramazan leur permet un long week-end ! On trouve facilement un bon bivouac à moins d'1 km.

Danseurs de rue - acqueduc près de Safranbolu
Danseurs de rue - acqueduc près de SafranboluDanseurs de rue - acqueduc près de Safranbolu

Danseurs de rue - acqueduc près de Safranbolu

Le lendemain, on attend que le gardien arrive pour visiter les Grottes de Bulack Mencilis Magarasi (3LT/pers), c'était vraiment surprenant. Promenade dans le village de Yoruk Kolu, visite d'une vieille maison en bois, charmante (2 LT/pers), j'y apprécie les broderies exposées. Peut être notre future maison ?....blague récurrente, dans nos périples, on cherche toujours notre maison idéale !

La mosquée de Kasaba, dont la particularité est d'être en bois elle aussi, vaut vraiment le détour, et on n'a pas été dérangés par les touristes...le bois provenant sans doute des forêts de pins sylvestres alentour, où Michel venait de faire le sieste.

Yorik Kolu  &  Mosquée de KasabaYorik Kolu  &  Mosquée de Kasaba

Yorik Kolu & Mosquée de Kasaba

Kastamonu, on trouve un café wi-fi mais personne ne parle ni anglais ni allemand ; on nous offre quand même des petits gâteaux délicieux !

Une petite route coupée dans un hameau par les travaux des champs....discours, force gestes et dessins à l'appui pour nous indiquer un itinéraire bis. C'est sûr, on n'a pas tout compris, mais tout le monde a bien rigolé !

Dans une forêt du Parc de Pinus-Nigra, nous découvrons un genre de pluviomètre, qui n'en est évidemment pas, mais on ne comprend pas son utilité. Par la suite, il y en aura dans d'autres forêts de pins, tous les 50m. Si quelqu'un peut éclairer notre lanterne ?

Le trajet entre Kiyik et Tosya est donc très agréable, souligné de vert par IGN, la vallée de la Kizilirmak est assez torturée, ensuite zone agricole intensive moins accueillante.

On se réconforte avec Amasya, la citadelle, les tombes rupestres, la belle Sultan Beyesit 2 Camii de 1486. Nous sommes adimanche et nous croisons beaucoup de cortèges de mariage, voitures décorées, plaques d'immatriculation cachées par les prénoms des mariés. Beaucoup de vitrines de robes de mariées étalant leurs kilomètres de froufrous !

Turquie Août-Septembre 2013
Turquie Août-Septembre 2013Turquie Août-Septembre 2013

Dans cette région, nous aurons fait pas mal de goudron, pas drôle, mais l'Est nous attend ! Lors d'un arrêt fontaine, un quad passe, piloté par une femme ; son mari la suit sagement avec le tracteur. Quand on vous dit que la Turquie change !

Avant Mesudyié, jolie gorge, ensuite une piste à 2000m d'altitude, dans les ''yaylalar'' (pâturages d'altitude) et forêts de pins. Dans un hameau de montagne, arrêt foto d'une vieille pierre creuse, invitation au cay, repas, heureusement une jeune Yesim parle un peu anglais. La vieille pierre est donc l'ancêtre des énormes bassines en plastique coloré pour la lessive ! Nous déclinons l'invitation à dormir, la conversation est trop laborieuse. Yesim m'a fait visiter leur maison, peu de meubles mais un énorme frigo antique, j'étais ravie de cette occasion de pénétrer un peu l'intimité d'une famille turque.

Nous croisons parfois des choses surprenantes. Au détour d'une piste, à un col, une ébauche de parc à piknik, avec les kiosques habituels, une petite piscine, une belle statue. Le parc s'appelle Ataturk, évidemment, mais rien n'a été vraiment fini, et tout est à l'abandon, au milieu de nulle part...bizarre.

La foule au marché de Sebinkarahisar nous impressionne, on achète des fruits inconnus et bons (entre autres), sa citadelle, sa station d'essence où on nous offre du très bon café noisette, hum ! Paysages dentelés, pelés, vers Alucra, pitons, gorges et technicolor, village de Koman, nous pouvons confirmer que le bac ne fonctionne toujours pas. Ah non, ça c'est en Albanie, oups ! Après déjeuner dans un coude de rivière, lessive, shampoing etc, immense montée parmi de vieux thuyas. La forêt laisse place aux yaylalars, personne à l'horizon, jusqu'au col gardé par une grande mosquée à la croisée des chemins. On les essaiera d'ailleurs tous avant de trouver le bon ! Donc, une mosquée toute neuve, quelques masures, préparation du mouton pour le méchoui, qui embaume au col suivant (2300m). Scènes que l'on reverra plusieurs fois. Visiblement, les Turcs aiment organiser de grandes réunions au milieu de pas grand chose, nous n'avons malheureusement pas réussi à nous faire inviter. Mais il y a un sacré marché pour la chaise en plastique blanche empilable !

On découvre aussi, toujours à relativement haute altitude, des villages ou hameaux de maisons visiblement très récentes, de même modèle simplissime, propres, électricité et paraboles, très peu de voitures, une seule mosquée par village. On suppose que c'est le résultat de la politique de sédentarisation des nomades ? Restent-ils là l'hiver ? Je n'irai pas vérifier, ce genre de climat ne me va pas au teint !

Turquie Août-Septembre 2013Turquie Août-Septembre 2013
Turquie Août-Septembre 2013
Turquie Août-Septembre 2013Turquie Août-Septembre 2013

La route est coupée à la sortie d'un village par un engin de terrassement. Ouf, on trouve de quoi contourner par un autre village, parce que c'est pas tout ça, l'Est nous attend toujours ! Le soir, nous testons un aggloméré de viande de boeuf acheté dans une vraie boucherie, eh bien, c'était très bon !

Je dis que l'Est nous attend, mais ça y est, nous avons dépassé le point le plus à l'Est que nous ayions atteint en 4x4....oui, encore une fois, les grands voyageurs sourient finement !

Des pistes gravillonnées nous permettent parfois de voir de très près l'avant d'autres véhicules, comme un superbe De Sotto bleu ciel qui a certainement eu aussi peur que nous, car lui savait qu'il n'avait pas vraiment de freins....je vous le dis, FAITES ATTENTION, VOUS N'ETES JAMAIS SEULS ! Un remonte pente à Zilgana Gelcidi, col à un "rakim" de 2010m et ses méchouis, et à 2600m on bascule vers le côté obscur....un brouillard, rarement rencontré un 14 août, sauf en Islande. Paysages islandais donc, c'est à dire qu'on ne voit rien, pas même la 4L en face qui n'avait pas jugé utile d'allumer ses phares. Au moins, moi qui adore ça, je ne voyais pas le ravin non plus....

Vers le monastère de Suméla

Vers le monastère de Suméla

Tout ça nous conduit à un de mes objectifs de ce voyage : le monastère de Suméla. Nous sommes sûrement les seuls, en plus de tous ceux qui ont fait comme nous ce jour là, à nous faufiler jusqu'au parking, en ayant payé le droit d'entrer dans un parc national judicieusement placé sur l'unique route d'accès à ce site, y trépigner 1h pour arriver à faire demi-tour sur place comme les autres ....et repartir sans avoir vu le moindre petit bout du monastère, faute de pouvoir se garer....un monde, mais alors un monde.....la Turquie est un pays qui se développe à grande vitesse, et ça implique le développement du tourisme domestique....changement énorme depuis notre première incursion dans ce pays en 1999. Avons vu quand même notre première immatriculation d'Azerbadjian, et une d'Iran, quand je vous dis qu'on va vers l'Est. Pour mon premier rêve, ce fut donc raté, mais ça ne fait rien, on continue ! Ce soir là, nous avons trouvé un bivouac in-extremis, en montagne et forêt, ce n'est pas toujours facile. Grâce à la pluie, nous avons pu tester l'efficacité du tarp, dernier ajout à notre équipement grand confort. Pas de fermetures éclairs, c'est un bon point (rapport avec la tente, pour ceux qui ne suivent pas).

Navigation sur des pistes entre 2400 et 2700 m d'altitude, on finit par quitter la mer de nuages pour retrouver le soleil et quelques degrés appréciés. J'en profite pour me lancer dans une série intitulée fleurs endémiques de Turquie, il y en aurait 1200, et vu mes connaissances en botanique, j'ai photographié toutes les jolies petites fleurs rencontrées, sauf les pissenlits ! Nous sommes à environ 70 km au sud d'Arakli, donc de la Mer Noire. Route vers Bayburt, on retrouve les grands plateaux anatoliens, en pleine moisson, beau patchwork de couleurs ocres dans les champs, parsemés de machines qui trient le grain en plantureuses mottes jaune beurre. A Bayburt, visite du chateau du 13° et 14° siècles, entrée et escalades libres, déjeuner en terrasse le long de la rivière qui sert de poubelle bien entendu (26LT pour deux), pas de wi fi accessible, dommage. Vallée de la Coruh Nehri, pas mal de Français et d'Allemands dans cette région. Ispir, sa citadelle doublée d'un temple romain. Vue sur le vieux chateau de Devedagi et les monts Kackar 3711 et 3992m, grande descente qui nous dépose dans un immense chantier, ça manquait...encore un nouveau barrage.

Turquie Août-Septembre 2013Turquie Août-Septembre 2013

Découverte de la région de Yusufeli, grand centre touristique à l'aulne turque. La révolte y gronde, bien que ce ne soit pas la Place Taksim, car cette vallée doit être submergée par un autre barrage. Nous ne pouvons porter de jugement sur le bien fondé de ce nouveau barrage, en plus de ceux qui existent déjà, mais il est vrai que ce coin est très très joli. Les montagnes nous rappellent les couleurs de la Death Valley ! On entame la série des églises géorgiennes avec le monastère de Dortkilise, à voir. En plus, nous avons l'occasion de bavarder avec des jeunes mariés....de Belfort. Invités à la fête, nous n'osons pas accepter : ni robe longue ni smoking dans El Toyo...Au village, la boutique Turkcell nous offre le code du wifi, essayez chez Numéricable ou SFR ! L'église d'Ishankilisi est en restauration, ce qui est encourageant, car elle semble très belle. Peut être aurez vous compris que ''kilisi'' ou ''kilisesi'' signifie église ?

IshankilisiIshankilisi

Ishankilisi

Lonely Planet nous fait faire une jolie boucle goudron par Oltu et visiter château, cascade, etc. Et un A/R de 30 kms pour l'église arménienne de Bana, majestueusement posée sur un tertre au milieu des prés. Sa forme en rotonde la rend très originale, ainsi que son chemin d'accès : c'est en 4x4 ou à pied. Et bien entendu, aucun panneau de signalisation. Si votre guide ne vous en parle pas, tant pis ! Repéré sur l'IGN une piste qui coupe un peu la boucle goudron à la sortie d'Otlu : un superbe 4 voies nous accueille. La famille nantaise qui nous a offert un cay très copieux (juste après déjeuner, bien sûr), nous a expliqué que cette route va passer en 6 voies car trop de circulation (ah bon ?) : beaucoup de poids lourds vers l'Irak et son tabac. Au monastère de Bagbasi, ou Meryem Ana Kilisesi ou Tas Camii, nous croisons un petit car de touristes géorgiens. Ils doivent trouver qu'on ne protège pas beaucoup les reliques de leur culture...Un Turc de Charleroi nous fait attendre l'arrivée de l'imam pour que nous puissions visiter l'intérieur. Puis Osvank Kilisesi, une cathédrale ouverte à tous les vents, adossée à une mosquée plus recente et aux maisons du village. Incroyablement grande et abandonnée....ce sera à peu près la seule fois où on se fait solliciter par des enfants, qui jouaient au ballon à l'intérieur.

église de Bana - Bagbasi -  Osvank Kilesi
église de Bana - Bagbasi -  Osvank Kilesi église de Bana - Bagbasi -  Osvank Kilesi

église de Bana - Bagbasi - Osvank Kilesi

Bref, une belle journée à 30°C, on s'est rempli les yeux, je vous recommande cet itinéraire, qui nous a ramenés à Yusufeli, où nous avions repéré un hôtel tout neuf. Pause, avant de poursuivre vers l'Est, direction Artvin, la frontière géorgienne.

Nous apprenons que le musée Sainte Sophie de Trabzon, recommandé par tous les guides, d'abord église puis mosquée comme souvent, a été renommée mosquée....

Une piste monte, on se croit retournés en Islande, du côté de Hrafinnsucker (ortografe approximative), sans fumerolles et au moins 20°C de plus. Une magnifique palette de couleurs dans la montagne et une récolte de mûres, mirabelles et prunes, un régal ! La trace suivie, de 2010, nous emmène tout droit dans un lac de barrage...demi tour, essai de 2° piste, effondrée, une troisième nous permet de sortir de là, sans transformer le Toy en amphibie, ouf ! On admire sur l'autre rive, une jolie église géorgienne blottie entre les arbres. Ce lac immense nous donne envie de transposer ici le bac de Koman d'Albanie, pour une magnifique promenade dans ces vallées submergées....

Turquie Août-Septembre 2013

Château d'Ardanuc, Cehenmen Derisi Kanyonu, recherche de l'église Yeni Rabat, indiquée une seule fois et bien ruinée, au bout d'un chemin défoncé. Yalnizcam Gecidi (=col) à 2580m, on retrouve malheureusement brouillard, froid et orage pour un bivouac le long de la Kura Cayi, très très joli quand même. On profite du spectacle de 4 tracteurs amicaux, transformés en yétis par le fourrage débordant de partout !

Passage à Ardahan à 1850m, quelques courses, (du pain pliable, typique de la région) des hôtels plus ou moins ouverts. On se sent enfin à l'Est, ambiance différente, steppe de genre mongole (du moins, on l'imagine comme ça), le ''progrès'' n'est pas encore arrivé jusque là, c'est le bazar, les rues ne sont pas goudronnées, loin de là, mais animées. Les femmes, étonnament, sont souvent vêtues à l'occidentale. Un 4 voies en chantier vers le Gurcistan nous nargue, non on n'ira pas en Géorgie ni en Arménie, trop de kms. Le Seytan Kalesi nous offre un bon moment, accessible par le village de Yildirimtepe qui ne semble pas profiter de la manne des rares visiteurs de ce château du VI° siècle. Comme nous sommes paresseux, le Toy nous a déposés au bout de l'allée piétonne et lampadairisée du site. Heureusement, pas d'autre touristes. Ce fut une constante de notre périple, à part le monastère de Suméla, PAS de touristes....

Piste goudronnée à l'ouest du Cildir Golu, très beau lac, déjeuner au bord de l'eau, moment de sérénité parmi tant d'autres, en face de la frontière Géorgie/Arménie, un silence comme on en entend rarement.

Steppe et route - Seytan KalesiSteppe et route - Seytan Kalesi

Steppe et route - Seytan Kalesi

On croise un chantier d'énorme gazoduc, puis Kars. Ah, Kars sous une pluie battante nous laisse une impression de noir et de bout du monde. Les gouttières permettent un lavage efficace de la voiture ; ville occupée par les Russes, ils ont laissé des bâtiments qui ont du être magnifiques. Château, église, mosquées, pont, de belles choses à voir lorsqu'il fait beau. Mais tout est en ruine, les Turcs n'ont pas encore pris cette région en compte.

Kars

Kars

Route pour le site d'Ani, encore un de mes buts de ce voyage. Le dernier village est un immense taudis, ça nous inquiète pour la qualité de ce qu'on va découvrir. Il y a 1 moto et 2 camping cars italiens, l'accès est payant. Le mur d'enceinte est refait, un petit berger nous montre un grand portail ouvert, on entre par là (à droite). Effectivement, le site est immense, mais....plus qu'à l'abandon. Il sert de pâturage, le seul monument à peu près restauré est la mosquée, bien entendu. Le reste.... Déception, bien qu'il y ait encore une fois une atmosphère de fin du monde. En plus, la frontière avec l'Arménie est juste là, les photos ne montrent généralement pas les miradors !

Ani  ancienne capitale de l'Arménie

Ani ancienne capitale de l'Arménie

Par Essenkent, nous allons au village kurde de Kozluca, pour le Buyuk Kilisesi, qui sert de grange. L'autre église semble un peu mieux conservée, mais on ne s'approche pas, trop d'hommes autour de nous ! Pourtant, ils ont des yeux magnifiques. La région nous fait vraiment rêver à la Mongolie.

Turquie Août-Septembre 2013Turquie Août-Septembre 2013

A partir de là, fini la course vers l'Est, on pique sud ouest.

Dagpinar, sa mosquée en construction, avec récupération de blocs gravés géorgiens ou arméniens. Dans tous les villages, des jandarmas, des miradors...belle piste en montagne et descente superbe sur la vallée de l'Aras : on quitte les plateaux steppiques pour les monts Daglari (3200m). Une voiture de jandarma nous arrête, contrôle des passeports. Ils sont aimables, mais tout de même déployés autour du Toy, qui se fait tout petit au vu des mitraillettes....la frontière est toujours tout près. Nuit orageuse, les troupeaux ne rentrent au village qu'à la nuit noire. Le matin, soleil et visites multiples. Un homme trouve qu'on n'a pas assez à manger et revient 20 mn plus tard avec du pain très fin, pliable et un gros morceau de fromage délicieux. On nous expliquera plus tard que ce pain se garde tout l'hiver, il suffit de l'humecter pour qu'il retrouve sa souplesse.

Berger au bivouac Berger au bivouac

Berger au bivouac

Les pistes sont grasses, El Toyo se prend pour un crabe, on découvre un superbe han 4 kms avant Kuch Mah, gardé par une garnison.

Igdir ville plate, léthargique, beaucoup de vélos, pas de yogurt en dessous d'un kilo ! (nous n'avons pas de frigo). Igdir est à 20 kms de l'Arménie, et près de l'Azerbadjan et Iran. Mais on reste en Turquie, direction le Mont Ararat, évidemment encore un des points remarquables de notre périple, attendu avec impatience. Point culminant de la Turquie à 5137m, symbole de l'Arménie. Et ce fut un des plus grands moments si ce n'est le plus grand de ces 7 semaines. Une piste très dure monte sur le volcan, on croise des nomades de temps à autre. A 3150m on arrête : grêle, tout devient détrempé. Lorsque les nuages se dégagent, nous sommes à 100m de la neige ! La prudence nous fait faire demi-tour, des nomades nous invitent au cay. La boue générale nous fait décliner l'invitation, il fait 10°C. Leurs conditions de vie nous impressionnent. La descente de 17km nous prendra plus d'une heure, autant qu'en montée. C'est un trial géant.

Mont Ararat

Mont Ararat

Le goudron nous amène à Dogubayazit, puis au château d'Ishak Pasa. La foule, au moins 15 touristes turcs et un couple d'Italiens qui a loué un fourgon camping car à Istanbul, donc ça existe. Encore un endroit mythique pour moi, et une visite époustouflante, vaut vraiment le détour comme on dit. Superbe lieu bien restauré, des sculptures incroyables, 366 pièces dont le harem. Allez-y ! C'est beau, beau, beau.

Le lendemain, le beau temps nous offre des vues fantastiques sur le Mont Ararat, on se régale. On croise aussi des tentes du Croissant Rouge, sans doute des réfugiés, kurdes, syriens ? Musée de l'Arche de Noé, qu'on ne visite pas. Le gardien nous montre l'arche (160x30m), échouée dans une colline en face. Pourquoi pas ? !

Ishak Pasa - Mt Ararat - Arche de NoëIshak Pasa - Mt Ararat - Arche de NoëIshak Pasa - Mt Ararat - Arche de Noë

Ishak Pasa - Mt Ararat - Arche de Noë

Nous sommes à 10 kms de la frontière iranienne, on ne résiste pas, on file sur le superbe 4 voies, aucun problème pour aller visiter un trou de météorite de l'autre côté de la frontière. Il suffit de laisser les passeports au militaire qui garde le chemin, et nous aurons mis nos pieds et nos roues en Iran. YES ! Waouh...la météorite de 1892 ? oui, il y a un trou, en effet. Mais l'Iran, tout de même !

Difficile de trouver des pistes pour contourner Dogubayazit, les militaires ne veulent pas nous laisser longer la frontière iranienne truffée de postes de garde, miradors, mitraillettes et autres. Ça nous conforte dans notre décision, prise à regrets, de ne pas nous approcher de la frontière syrienne en ce moment, malgré tous les sites magnifiques à visiter....Bon, plein sud sur une route gravillonnée, le pare brise n'a pas aimé du tout, heureusement, il n'éclate pas. On peut continuer, ce qui ne sera pas le cas plus tard, mais chut....suspense. Déjeuner dans une coulée de lave qui ne nous paraît pas très ancienne, un petit côté islandais, encore, et ET on arrive au Lac de Van ! C'était LE but de la Turquie, déjà en 2009, mais pas atteint, et là, oui !

En plus, une fontaine d'eau potable, me fait comprendre la villageoise, la 1° qu'on trouve depuis plusieurs jours, contrairement aux autres régions de Turquie. Et le lac, bleu, immense, calme. Le séisme de 2011 a laissé des traces : partout, des containers habités, des tentes demi lune, et des maisons à vendre....les gens ont fuit. Bivouac au bord de l'eau, un coucher de soleil 15 étoiles (1638m). Mais ma main trempée dans l'eau ressort avec une pellicule grasse. Déception, on ne se baignera pas dans le lac de Van...contrairement à un Turc matinal. Il n'y a aucune structure touristique en vue d'une exploitation de masse de ce lieu de villégiature potentiel. Au bout d'une piste, un ilôt avec sa chapelle géorgienne, c'est beau. A Van, grande ville industrieuse de 353 000 nufus, Michel a un coup de mou, pas de visite intensive du château qui semble assez ruiné, mais en restauration, tour du rocher de Van Eskilasesi, köfte pour se réconforter dans une échoppe sans eau courante. On s'écarte rapidement d'une manifestation poings levés, plein d'armes, j'entend le mot diktatör, mon turc s'enrichit. Entre Van et Tatvan, nous ne visitons rien, mais nous notons quelques tentatives de développement du tourisme local.

Lac de VanLac de Van

Lac de Van

A Tatvan, nous partons à la recherche de la piste qui mène à la caldera du volcan Nemrut Dag, rien à voir avec le site à statues antiques. Les explications du Lonely Planet nous aident un peu, mais une fois de plus, pas pléthore de panneaux. On bivouaque avant de monter, avec vue sur les lumières de Tatvan. Et malgré le côté antique du panneau indicateur très rouillé (nemrut kalderasi), on s'aperçoit que ce lieu fait partie du plan de développement touristique des hautes instances turques, pourquoi celui là et pas les autres ? Bref, ils construisent une nouvelle route, encore une (et il y a un remonte pente). Donc, si vous passez par là, n'hésitez pas, allez y vite, avant que le Club Méd s'installe ! c'est juste magnifique, grandiose. Arrivés de bonne heure, nous explorons les recoins de ce cratère immense, seuls, à part 2 combi autrichiens bien planqués près du lac principal ( il y en a 6). Encore un des grands moments de notre voyage, vaut le détour ! Plein de bivouacs possibles. Sur le coup de midi, quelques voitures commencent à descendre dans cette immense cuvette, les falaises s'élèvent de 500m, pour nous franciliens, ce n'est pas banal !

Caldéra du Nemrut Dag (celui de l'est près de Tatvan)

Caldéra du Nemrut Dag (celui de l'est près de Tatvan)

Diyarbakir, fief kurde, 850 000 habitants, son marché le long des remparts de 6kms. Je n'ai jamais pu payer nos modestes provisions de fruits et légumes, les Kurdes sont remontés dans mon estime, après avoir rendu le volant pour cause de conduite trop masculine à mon goût ! On sort de la ville par un 6 voies bordé d'immeubles neufs, sur des kilomètres, impressionnant et pas rassurant pour trouver le bivouac de rêve quotidien ! Quel contraste avec la misère de la zone précédente vers Btilis, visitée en dilettante mais bien sympa. Toujours beaucoup de présence militaire.

Belle route de Siverek au feribot d'Iskilesi. Après la région du Tigre hier, aujourd'hui, c'est l'Euphrate. Nous sommes à 150 kms de la Syrie. Tristesse. Le bac existe donc bien, on est toujours un peu méfiants ! Attente animée pour embarquer sur la 3° rotation. 15 LT par voiture, 15 mn de traversée. La construction d'un pont semble bien avancée.

Et donc, pourquoi ce bac ? Un lac de barrage bien sûr, et pas n'importe lequel. Le grand ensemble sur l'Euphrate, qui a noyé toute une région. Et pourquoi nous allons par là ? Pour le Nemrut Dag, enfin. Pas le cratère, LE Nemrut Dag, avec ses statues en haut d'un tumulus, vous avez forcément vu des photos. Là aussi, chantier d'une nouvelle route....la Turquie change...pour le moment, c'est toujours la petite route qui monte bien, entrée du site 9 LT/pers, et bientôt vous marcherez sur des marches en dur pour atteindre le site et sa vue fabuleuse sur toute la région. Moins de 10 touristes avec nous, pas d'embouteillage ! Séance photos, que du bonheur. Pour redescendre, piste pour Khata passant par Eskikale (=Arsameia) décevant de notre point de vue, le pont seldjoukide vers Yeni Kale puis le grand pont romain de Cendere, dans la fumée des barbecues dominicaux ! Sans oublier les colonnes du tumulus de Karakus. Le gardien du café nous propose de camper sur le parking, finalement nous faisons étape à l'hôtel Kommagene de Khata (quel nom !), qui nous a bien plu pour 80 LT la chambre. Autres clients : l'ambassadeur de Grande Bretagne, son chauffeur, son fils et sa Range, normal pour un Anglais, une Mini italienne qui campe dans le ''jardin'' et une moto russe ! Anecdote : un autre hôtel recommandé par le Lonely Planet 2013 est en cours de démolition et doit être fermé depuis plusieurs années..

Nemrut Dag & KarakusNemrut Dag & Karakus

Nemrut Dag & Karakus

Zone roulante agricole, tabac, les gens travaillent dans les champs. Pause au bord de la route, un paysan nous invite à venir profiter de son point d'eau et visiter son champ. Bien entendu, nous repartons avec quelques photos de ce petit paradis, des légumes et du raisin délicieux !

Direction le lac de Menzelet Baraji, petit goudron à travers collines et villages, beaucoup de vignes et de pins. Kahramanmaras, son vieux pont, 40°C, région de Renault 12, juste avant Kozan, on se pose dans les vergers. Un paysan passe, nous parle avec de grands gestes de traktörs et remörks, on s'en va plus loin. A la réflexion, on suppose qu'il nous a invités à camper dans la cour de sa maison, entre le tracteur et la remorque. Mais bon, on n'a pas compris. Altitude 38m, nous sommes à 70 kms de la mer, au sud de la Turquie.

Le chateau de Kozan est pas mal du tout, pas trop d'escalade et une belle vue sur la plaine. Michel tient à ce que je raconte une blague à mes dépens. Sur la route d'accès, une barrière et un uniforme auquel je vais demander si la route mène bien au château. Le gars me répond : I don't speak this language....je lui avais parlé en ''turc''...voilà, c'est dit.

Dans une forêt de pins, on retrouve nos faux pluviomètres, station d'essence où on boit le cay avec le patron vers Aladag. Belle piste dans une gorge du Aladaglar Milli Park qui nous amène à l'autoroute d'Adana. On la traverse pour découvrir le vieux pont reconstruit Ak Kopru et une source d'eau glacée et boire un pot avec 2 Turcs du 95.

A partir de là, on roule souvent sur nos traces de voyages précédents. Bivouac entre vergers et potagers. Au matin, le paysan attend que tout le monde soit levé (on n'est que 2, mais ça peut être long !) pour nous apporter des fruits et légumes délicieux. Nous qui avions peur de nous faire jeter...

Et nous reprenons une des plus belles pistes que nous ayons jamais faites, sur des hauts plateaux démesurément vastes et vides, sous un ciel pur, c'est là aussi un de nos moments les plus forts. Rien n'a changé, c'est comme dans nos souvenirs, et nous sommes toujours subjugués. Arrêt fontaine, shampoing pour moi, l'eau devait être à 5°C, d'après Michel, une horreur ! Il faut dire qu'on est entre 2500m et 3000m. D'ailleurs, un peu plus loin, on va regarder travailler des coupeurs de neige. On repartira avec la glacière remplie de neige, of course. Elle n'aura jamais fait autant de froid de sa courte vie (39 jours pour 32€). Ces Monts Taurus sont vraiment splendides. On redescend par Berendi, nouveaux plateaux, bivouac, Tirtar, Arslankoy, Guzeloluk, Kirobasi, Balli, église ruinée de Dagpazari...

Turquie Août-Septembre 2013Turquie Août-Septembre 2013
Turquie Août-Septembre 2013Turquie Août-Septembre 2013

Gags : ce que l'on croyait être un pot de 300g raisonnable de yaourt était de la vache qui rit, c'est bon aussi. Et j'ai inventé l'eau courante, il suffit de courir un jerrycan à la main. Sans commentaires, merci !

Vers Mut, nous sommes ravis de retourner au monastère d'Alahan. Surprise, il est en cours de restauration, chantier interdit. Tant pis, on se balade quand même, il n'y a personne, et les fouilles ont dégagé des nouvelles choses depuis notre dernier passage.

Encore un endroit ignoré du guide et qu'on vous recommande chaudement.

Monastère d'Alahan

Monastère d'Alahan

Vieux pont d'Ozlu, direction les gorges d'Ermenek où nous avons bivouaqué plusieurs fois. Choc en arrivant, il y a encore des troglodytes habités, mais plein de pique niqueurs également, et quasiment plus d'eau dans la rivière où je m'étais baignée. Eh oui, encore un barrage...le Balkusan Baraji. Une jeune étudiante teste sur nous son anglais, pas si mal ! La ville d'Ermenek s'est beaucoup agrandie, il y a encore un autre barrage pas loin. On n'arrive plus à ouvrir le hayon, c'est assez gênant. Michel enlève la roue de secours, et ô miracle, le hayon veut bien s'ouvrir. Nettoyage de toutes les pièces possibles, poussière vous avez dit poussière ? Et ça repart, jusqu'au prochain souci.

Guneyyurt, Basyala et belle montée vers des strates spectaculaires, col à 1765m, magnifique plateau sauvage mais on retrouve la pluie vers Taskent et sa légende du seigneur et de la bergère. Belle statue, bavardages autour d'une fontaine d'eau mise en bouteilles un peu plus loin. On fait l'attraction du moment, force gestes, photos, le Toy en rougit et cadeaux, y compris à la station d'essence où le patron, après le cay, m'offre des herbes aromatiques !

Il fait froid, temps maussade, on met le chauffage, pas longtemps, dans un paysage de collines rocheuses superbes. Un ou 2 villages étonnament propres et fleuris. L'habitat de cette région s'est amélioré, de masures en pierres à de petites maisons en dur. Le ''petit goudron - grosse marade'' baptisé ainsi en référence à une publicité, devient une belle piste au milieu d'une zone restée très sauvage, rocheuse, parsemée de petits lacs, ça doit être terrible l'hiver.

Turquie Août-Septembre 2013

Pour ceux que ça intéresse, cherchez Emirasiklar en direction d'Ibradi. Un bel hôtel de charme vous y attend, pas testé, mais c'est le seul du genre que nous ayons croisé ! Les vieilles maisons d'Ormana auraient besoin d'être mieux mises en valeur, par contre le lac asséché Göloyasi Golu offre un beau patchwork de champs cultivés sur 22 kms de long.

Autre lieu de souvenirs : Koprulu Kanyon, une boucle goudronnée, peut être plus indispensable maintenant. C'est beau, mais le tourisme se développe un tout petit peu, sans pour autant faciliter les choses aux indépendants. Nous faisons demi tour car nous sommes encore passés devant le site de Selje sans le voir ! Imbriqué dans un village, on ne voit que le théatre, qui sert de décharge et de pâturage...

Pont Oluk Kopru, on va revoir un lieu où nous nous étions baignés avec les enfants. Plus d'eau, il doit y avoir un barrage quelque part...Lac d'Egirdir, assez d'eau pour que je m'y baigne ! Mode hôtel encore une fois, le Charly's Pension au calme malgré la proximité de la mosquée. On y passe un bon moment, et une ''employée'' australienne connaît mon Vanuatu, là, au fin fond de la Turquie, incroyable !

Maison à Ormana - Göloyasi - Selje - Lac d'Egirdir
Maison à Ormana - Göloyasi - Selje - Lac d'EgirdirMaison à Ormana - Göloyasi - Selje - Lac d'EgirdirMaison à Ormana - Göloyasi - Selje - Lac d'Egirdir

Maison à Ormana - Göloyasi - Selje - Lac d'Egirdir

Isparta et sa mosquée à la Dark Vador, le but du jour, la récompense suprême, c'est le site de Sagalassos, que nous avons découvert en 2009 et dont nous parlons depuis avec des frissons de bonheur. Mais pas question de faire le détour par le goudron lorsque toutes nos cartes indiquent une piste directe. Ce fut sympa. La montagne est belle, la piste pas très utilisée, et comme elle arrive directement dans le site archéologique, elle ne débouche plus. Mais on a quand même gagné 27 kms environ ! Non, mais !

Donc nous voilà à Sagalassos, chantier toujours en cours et nous sommes émerveillés par les nouvelles choses mises à jour. Vous n'avez aucune excuse si vous passez dans la région sans y monter. Par Aglasun, c'est que du goudron depuis la côte. Et il n'y a personne bien sûr, pour un tarif inchangé de 5 LT/pers. Je ne raconte pas, c'est trop long !

Isparta - SagalassosIsparta - Sagalassos

Isparta - Sagalassos

Le village de Bugduz est sans doute le seul village turc à disposer de ''rues'' à angle droit. Agrandissez une carte russe au 50 000° et vous verrez ! En plus, avec un peu de chance, vous rencontrerez nos amies les bouilleuses de confiture de raisin. De grands chaudrons de cuivre au milieu d'une de ces rues, sur un feu de bûches qui cache des épis de maïs. Nous avons goûté à tout, plus une tisane de camomille me semble t'il, mais je ne suis pas une spécialiste de la camomille. Et vu la quantité de sucre qu'elles ont mis dedans, en gros, c'était du sucre chaud liquide ! Séance photos, je les ai fait bien rire en tentant de prononcer quelques mots en turc, elles ont dans les poches de leurs pantalons à fleurs bouffants des smartphones. Joli contraste ! Et nous voilà repartis avec des provisions pour 3 jours....en direction de Cendik que nous n'atteindrons jamais. Toutes les pistes sont à demi tour, pourtant ce coin est très différent, très blanc, des collines arides, érodées. Après un Soganli qui n'est pas en Cappadoce, piste sans doute abandonnée et donc bien abîmée, passages un peu dans le vide, on rallie Hacilar par le même genre de paysages lunaires, le lac Burdur et on roule dans le lac asséché d' Algöl Golu. On traverse Denizli sur du goudron, ce qui n'a pas toujours été le cas ! On reconnaît, émus, le concessionnaire Nissan qui nous avait hébergé une longue journée en 1999, bivouac sympa au fond d'un champ.

Décidés à retourner visiter Pamukkale, nous approchons, inquiets devant l'étendue des zônes à touristes. Nous avons fuit, lâchement, devant le monde, le superbe bassin au pied de la colline, le parking payant pour visiter Hiérapolis. En 1999, on traversait tout ça en voiture, quasiment seuls. On restera sur nos souvenirs.

Confiture de Raisin ..Miam ..!  - Lac asséché   super !  - PamukkaleConfiture de Raisin ..Miam ..!  - Lac asséché   super !  - PamukkaleConfiture de Raisin ..Miam ..!  - Lac asséché   super !  - Pamukkale

Confiture de Raisin ..Miam ..! - Lac asséché super ! - Pamukkale

Par contre, nous prenons le risque de retourner au site archéologique de Nysa, certains de trouver de gros changements. Effectivement ! De quelques colonnes et fresques perdues dans la végétation, c'est en train de devenir un site majeur ! immense, isolé. Pour 5 LT/pers, vous pouvez même voir les archéologues turcs au travail. Le théâtre est grand, y sont exposées des fresques d'une grande finesse, de la même qualité qu'à Sagalassos (et Ephèse, mais sans la foule). Ce site est près de Sultanhisar et Atça, surprenante petite ville en étoile.

Nysa et ses fresquesNysa et ses fresques

Nysa et ses fresques

Demirhan, Bademli, Odemis, Turgutlu, Sinirli et le raisin qui sèche dans les champs moissonnés sur des rouleaux de plastique, après avoir été transportés par paniers plastique....après Cankoy, on croise un reste d'aqueduc qui alimentait certainement Pergame. Pergame ne nous avait pas emballés, on ne teste pas le nouveau téléphérique. C'était quand même plus drôle d'y monter en voiture !

On remonte de plus en plus vers le Nord Ouest, par une belle forêt de pins. On s'amuse beaucoup en essayant un itinéraire inédit qui nous emmènera jusqu'à Edremit en passant par Sarko(s)y, jolie balade en basse altitude. Détour par un outlet pour s'approvisionner en jean's, à Burhaniye. Par Zeytinli, on monte au Kaz Dagir Milli Park, malheureusement interdit aux véhicules. Le gardien téléphone à un collègue qui nous l'explique en anglais. Ok, demi-tour. Dans un hameau, nous croisons une fête, au milieu de la rue, avec costumes colorés, sequins, broderies, musique, étonnant !

On longe la mer sur 40 kms (trop urbanisé pour nous) pour trouver un autre chemin qui nous permette de remonter sur Canakkale, derrière le village touristique (?) de Adatepe. Pistes forestières faciles, douces, qui ne font pas forcément ce qui est prévu par les cartes russes, mais on arrive quand même quelque part ! Le chef navigo me rassure '' c'est bien quand on se retrouve là où je voulais'' ; réponse ''Allah est grand''....et on croise le 4 voies pour Canakkale, hop ! Feribot pour Kilitbahir, 24 LT pour 20 minutes de traversée.

Nous descendons la presqu'île de Gallipoli pour trouver, avec difficulté, le cimetière français, et visiter des cimetières turcs et autres monuments. Que de morts pour pas grand chose....on remonte par un ''petit'' cimetière anglais, qui nous sera fatal.

Cimetière français de Gallipoli (Dardanelles)

Cimetière français de Gallipoli (Dardanelles)

C'est là que le suspense s'achève. Vous savez, l'histoire de la tente, dont une, puis les 2 fermetures avaient rendu l'âme. Eh bien, le tapis de sol nous servira à remplacer la vitre arrière. Elle a explosé, le hayon enfoncé ne s'ouvre définitivement plus. Grâce à un couteau suisse, Michel démonte le coffrage intérieur pour que nous puissions tout de même accéder à nos affaires. Bravo !

Bref, la Roumanie ce sera pour une autre fois. Le hayon ne s'ouvre plus, mais la voiture n'est plus fermée, vous suivez ? Retour un peu plus rapide que prévu par la Grèce, Macédoine, Serbie, Slovénie, Autriche, Allemagne.

En Grèce, vidange du Toyota, qui l'a bien mérité, pour 135€ en tout (avec tous les filtres), et sans rendez vous....Nous y découvrons le tourisme bulgare et serbe, il y en a partout ! Nous passons en Macédoine par le petit poste frontière de Doirani, très sympathique. 266 kms en Macédoine, le pays semble vraiment joli de ce côté là aussi. De nouveau en heure française. On prend le GPS en défaut, il nous amène à un site militaire qui ne se traverse pas, retour sur l'autoroute qui n'est pas forcément confortable ! Frontière serbe à Tabanovce. Bivouac qui sent l'automne : on entend les feuilles tomber, au matin, la pluie, elle ne s'arrêtera presque plus jusqu'à la maison...L'autoroute nous endort, on va longer le Danube. A la frontière de Sid, nous comptons 3 kms de queue pour les poids lourds...heureusement, nous n'en sommes pas ! 663 kms en Serbie et nous revoilà en Croatie, dont la longue plaine uniforme nous sape le moral. Allez, on va voir ailleurs. Direction Maribor, on passe de champ en village agricole, c'est plus sympa. Gros plein avant la frontière vu le prix du gazole (1€/l environ). 213 kms en Croatie et on passe en Slovénie après Varazdin, sans payer de taxe pour les autoroutes. Il faut dire qu'on ne fait que 64 kms dans ce pays. Nous entrons en Autriche par Sentilj/Vogau et c'est le choc. Nous sommes de retour en Europe, la ''vraie'', avec la richesse, les règles et les normes, la société de consommation et de loisirs, le bio, le bien pensant....waouh, ça fait bizarre, c'est assez violent. 332 kms en Autriche, l'Allemagne fidèle à sa réputation, des embouteillages monumentaux, toutes nos options se révèlent désastreuses, moyenne indiquée par le GPS : 50 km/h sur autoroute sans limitation de vitesse....449 kms en Allemagne, que du bonheur !

Bref, on arrive at home après exactement 12 781 kms et des tonnes de souvenirs merveilleux....pour plus de détails, n'hésitez pas à nous contacter, à bientôt !

Turquie Août-Septembre 2013

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Publié par voyageur voyageur78s
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28 décembre 2012 5 28 /12 /décembre /2012 10:32

Plus de  17 000 visiteurs et 58 000 pages vues depuis l'ouverture de ce blog.

 

Nous profitons donc de ce début janvier 2014, pour vous présenter tous nos voeux et vous remercier des nombreux encouragements reçus.

 

Continuez à venir nous voir et à nous écrire nombreux et nous vous ferons partager nos coups de coeur, et nos comptes rendus de voyages illustrés.

 

Anne & Michel

 

Et en attendant le prochain voyage, une petite séquence "nostalgie".

Bonne année 2014 ......!Bonne année 2014 ......!
Bonne année 2014 ......!Bonne année 2014 ......!
Bonne année 2014 ......!Bonne année 2014 ......!

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Publié par voyageur voyageur78s
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18 décembre 2012 2 18 /12 /décembre /2012 08:48

Compte tenu de l'évolution continue de la situation internationle, cet article est obsolète.

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Sans aucune polémique ni prise de position (il s'agit juste d'info), voici un petit montage cartographique (cf. source) qui donne une vision de l'Afrique et des zones ou nous aimons / aimions ..... voyager !

  • Une màj parue dans LIBERATION (déc 2014)

http://www.liberation.fr/monde/2014/12/26/la-carte-d-un-tourisme-a-risques_1170505

  • Les évènements tragiques du mois de SEPTEMBRE 2014 ont conduit le Quai d'Orsay à publier une nouvelle liste de 40 pays ou la plus grande vigilance est demandée aux ressortissants français :

Afghanistan, Algérie, Bahreïn, Burkina Faso, Burundi, Comores, Djibouti, Egypte, Emirats arabes unis, Ethiopie, Indonésie, Irak, Iran, Israël, Jordanie, Kenya, Koweït, Liban, Malaisie, Mali, Maroc, Mauritanie, Niger, Nigéria, Ouganda, Oman, Ouzbékistan, Pakistan, Philippines, Qatar, Sénégal, Somalie, Soudan, Syrie, Tanzanie, Tchad, Territoires palestiniens, Tunisie, Turquie, Yemen.

La carte du Sahel mise à jour en Septembre :

Carte sans màj concernant le Burkina par exemple .....

Carte sans màj concernant le Burkina par exemple .....

Mise à jour :  Source  LE MONDE | 04.01.2014 • Par Nathalie Guibert (Faya-Largeau (nord du Tchad), envoyée spéciale)

Mise à jour : Source LE MONDE | 04.01.2014 • Par Nathalie Guibert (Faya-Largeau (nord du Tchad), envoyée spéciale)

Sinon à titre d'information et d'historique et bien qu'obsolètes  voici quelques cartes de recommandations sur la zone du Sahel. Bien sûr ces cartes datent d'avant l'intervention française au Mali mais elles n'en sont pas moins intéressantes à regarder.

 

source Journal le monde 22/02/2013

 

afrique safe

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