Voyages Hors Routes

  • : Voyages hors des sentiers battus de Voyageur78
  • Voyages hors des sentiers battus de Voyageur78
  • : Voyages en 4*4 "hors routes". 30 ans de voyages avec une préférence pour : les déserts qu'ils soient chauds ou froids ...les points de vue et les paysages, dès lors qu'ils sont inoubliables. Albanie, Turquie, Islande, Grèce, Maroc, Sardaigne, Suivez-nous !
  • Contact

Rechercher Un Article Ou Un Album

/ / /

    Destination : la Grèce, que nous avions effleurée l'an dernier, après notre périple en Albanie. Nos outils : guides (vert 1989 et Lonely Planet 2012), vieilles carte Michelin de 1989, GPS gavé de cartes et de traces de précédents voyageurs, et bien entendu, notre fidèle Toyota KDJ120, pour un départ le 24 août 2012.
 
Trajet aller

 

En principe, nous devions prendre un ferry Ancône - Durrès (Albanie). En fait, le gps décidera de notre route, comme toujours. Cette fois, c'est l'option "+ rapide, sans péage ni abonnement" qui est retenue, et direction l'Est. Arrêt au 1° lac de ce voyage qui nous en offrira un certain nombre : le Lac du Der, qui nous déçoit. Par contre, la gentillesse d'un vendeur de bricolage à Sélestat nous donne envie de quitter la région parisienne définitivement, une fois de plus..

Il pleut tellement en Allemagne que nous nous réfugions dans un superbe hôtel de la Forêt Noire, rempli de Français ! Il faut dire que la cliente la plus illustre est Marie Antoinette, partie épouser qui vous savez... El Toyo veut bien qu'on dorme en son sein, mais Michel McGiver n'a pas encore trouvé l'aménagement permettant d'y manger confortablement au sec.


Changement de programmation du gps, nous abandonnons le + rapide pour le + court, et on ne va pas prendre le ferry !  Lac de Constance, ou Bodensee : 1h1/2 pour le longer, merci la fin des vacances des autres, ensuite, à nous l'Autriche, un dernier samedi de transhumance, pas folichon non plus, en plus il pleut jusqu'en Italie, bivouac entre 2 averses.

 Les Dolomites par 11°, brouillard et pluie, c'est ballot, il faudra encore revenir quand il fera meilleur.

Trieste, puis Slovénie pendant 1/2h, vite le plein, c'est moins cher qu'en Italie. Frontière croate : ouf, dans notre sens, ça passe, en face au moins 7kms de bouchons sur une petite route à virages. Autoroute pour Zagreb, tant pis on payera 69 kunas (9,30€ environ), on a eu trop d'embouteillages avant, notre compagne la pluie se déchaîne. Comment dire ? Torrentielle ? Diluvienne ? Les 2 ?


Frontière serbe, 29°, soleil, bivouac 30kms après Belgrade, dans un verger de pêchers. Vu un McDo en direction de Nis : vraiment, la Serbie change, depuis notre précédent passage en 2009 ! Péages et essence en CB, aucun problème. Les aires de repos ne sont pas encore au top, mais ça viendra !

       Grèce 09-2012 (015)      Grèce 09-2012 (042)

Et nous entrons en Macédoine, première fois pour nous,c'est aussi écrit en cyrillique et c'est des dénars : découvertes, car nous ne devions pas passer par là. Péage à Kumenovo : 50 dénars, environ 0.80€. Skopje, ville en évolution et contrastée, comme ses consoeurs balkaniques. Au détour d'une petite route, des gens nous offrent du "bouke", délicieuse tourte au fromage, en attendant que les pompiers nous autorisent à descendre la route d'un parc national, à cause d'un incendie de forêt pas loin. Et on découvre un lac de barrage, qu'aucune de nos cartes ne connaît, bien qu'il fasse environ 15kms de long ! Ce soir là, un  de nos bivouacs les plus cocasses : tranquillement installés dans une clairière, et qui débarque ? Des bûcherons qui travaillent de 19h à 22h, reviennent dans la nuit, puis le matin....On connaissait les carrières, maintenant on a les tronçonneuses !


Nouveau lac : celui d'Ohrid, aussi beau que du côté  Albanais, nous apercevons Pogradec au loin. La balade entre ce lac et le Grand Prespa est un must, en plus il y a une route pour l'Albanie. Non ? Non, on va en Grèce !  Autant le 1° lac est légèrement touristique, autant le 2° est vide, surprenant ! Bitola et ses centrales (nucléaires ?!), et on arrive en Grèce, 8° frontière en 2594 kms.

 Grèce 09-2012 (041)

La Grèce du Nord

 

Allez, encore un lac ! Le Petit Prespa, joyau dans les montagnes. Magnifiques fresques de l'église d'Agios Germanos. Le pope me demande d'éteindre et de fermer la porte en partant... Coucher de soleil sur le lac, calme, tout bien. Le matin nous dépose à l'îlot d'Agios Achilleos et son accès par un pont flottant d'1 km. Tout est tranquille et désert, on savoure mais on commence déjà à se poser des questions sur la saison touristique...  

   Grèce 09-2012 (075)Grèce 09-2012 (071)Grèce 09-2012 (065)


Routes et chemins, vieux pont interdit qu'on passe quand même, Panagia, Deskati, bivouac à flanc de montagne à l'entrée d'un champ de chardons, spécialité grecque me semble t'il, mais partagée avec d'autres pays, je vous l'accorde !
Après Elassona, de superbes pistes nous emmènent côtoyer le Mont Olympe, contourné au large pour se diriger vers le rivage. La nature est généreuse dans ce pays : des mirabelles à profusion, malheureusement pas tout à fait assez mûres pour en manger à satiété, des châtaignes énormes, des petites prunes rouges délicieuses, des noyers couverts de fruits, c'est incroyable. Et ce sera comme ça à peu près partout. Je ne vous parle pas des oliviers, bien entendu ! Et quand ils sauront quoi faire des chardons, ils seront sortis de la crise...


Bref, on n'est pas encore habitués, donc vers Pandelemonas, au dessus de Platamonas, la piste nous dépose directement au milieu des tables de la taverna sous le gros arbre, vous savez, à côté de l'église. Rappelez vous, votre 1° fois, ça vous a fait drôle ; après, on s'habitue ! Ce fut une belle journée, quasiment que des pistes, le bord de mer est extraordinaire, plages et rochers, bivouac en rez de mer (Mer Egée) et toujours coucher de soleil....mais dommage que ce soit sale, à croire qu'ils font compétition avec les Albanais.

Grèce 09-2012 (146)   Grèce 09-2012 (167)


Direction la péninsule du Pélion, vantée par mes guides (en général, quand je dis ça, c'est qu'on a été déçus...), mais tout d'abord, initiation au café frappé à la taverna du bord de mer. Les vacances quoi ! Prix moyen 5€ les 2 avec 2 bouteilles d'eau, et c'est super bon. Volos est une grande ville qu'on ne visite pas, ceux qui nous lisent savent qu'on n'aime pas les villes de plus de 100 hbts. La péninsule est un peu avare en plages et stations d'essence, ce qui fait que lorsque ça commençait à devenir un peu plus 4X4, obligés de repartir vers la civilisation ; nous n'avions pas rempli de jerrycan. On est bien d'accord, un jerrycan vide c'est mieux que plein, non ? Le positif de notre erreur, c'est qu'on est arrivés à l'heure critique dans une zone urbanisée, donc pas de bivouac, allez on se lâche : hôtel Nirvana. Et 2 nuits du coup ! A 40€ la grande chambre toute propre et calme, juste en face de la plage, avouez, ça vous aurait plu aussi. Et on a beau être samedi, la foule n'est pas là...

 

     Grèce 09-2012 (171)   Grèce 09-2012 (170)

D'ailleurs, cet arrêt à Kala Nera (Pélion) nous permet de rencontrer une Française installée ici depuis 23 ans, son magasin a fait 60 % de chiffre d'affaires en moins en août. Les touristes étrangers sont absents, c'est peu de le dire, et les Grecs n'en peuvent plus financièrement. Et cet hiver, il y a eu 1m de neige sur la plage...Autre vision de la Grèce !
Si vous passez par là, son magasin s'appelle les Petites Sirènes, et vous pouvez lui apporter des livres en français.

 

Bon, il faut bien continuer, d'autres endroits aussi chouettes nous attendent. On quitte le Pélion sans regrets pour l'autre partie du golfe de Volos. Là, nous trouvons une de nos criques parfaites, un trésor enchassé de turquoise et gris vert des oliviers....De toutes façons, cette région est fabuleuse, côte escarpée, découpée. L'horizon s'emmêle entre mer et montagnes, où commence l'île, où finit la terre ferme ? Les baies et les golfes sont pleins de détours et de recoins... comment faisaient les navigateurs sans gps ???

Grèce 09-2012 (179)Grèce 09-2012 (183)


Tant pis pour les Thermopyles, après Lamia, Karpenissi nous attend.
Retour vers la montagne, ses pistes, ses dénivelés, ses échappées spectaculaires, on passe de 31° à 15° pour bivouaquer vers 1700m. Dans le coin, il y a des pistes de ski, c'est dire ! Direction le sud, et passage dans une région de bauxite, la terre est rouge, belle palette de couleurs jusqu'à la mer vers Itéa : le Golfe de Corinthe.

 

Finalement, on repart vers Delphes, la route traverse le site, on s'en contentera. Ce qu'on voit de l'extérieur ne nous inspire pas, devenus si difficiles après la beauté de sites syriens, jordaniens ou turcs...Même ici, très peu de touristes, une dizaine de voitures, dont 2 Ukrainiens que nous croiserons plusieurs fois ! En échange, nous allons au Monastère de Oussios Loukas, blotti dans les collines et offrant de très belles peintures du 11° et des mosaïques du 15°, nous vous le recommandons. Petite route vers la mer et Paralia et un promontoire où la carte n'indique qu'un vide très attirant ; de fait, ce sera un de nos plus beaux bivouacs, au bout d'une piste, 30°, le bonheur. Le lendemain, baignade dans une crique propre, turquoise, chaude, bref, ça vous fait envie ?

Grèce 09-2012 (205)Grèce 09-2012 (207)


On décide d'éviter Thèbes (Thiva) que même le guide dit que y a rien à voir. A la place, on s'installe à la taverna d'un minuscule village au bord d'une superbe plage, où il y a 5 maisons et 2 touristes perdus...le serveur, fort aimable et ayant décidé de nous faire grossir, nous explique qu'ils ont beau être à 2 pas d'Athènes, ils ne veulent pas vendre les terrains magnifiques qui donnent directement sur la plage....on n'a pas osé insister, mais on se voyait déjà....


A Xironomi, le pope nous fait visiter son église et les peintures du 20°, tout en évitant habilement de répondre à mes questions inquisitrices sur son salaire. Sa femme a fait l'Ecole du Louvre et est restauratrice d'icônes. Dans le catalogue des richesses agricoles grecques, j'ai oublié de noter les sacs de 50 kgs d'oignons, et les pommes de terre.

 

Grèce 09-2012 (238)Grèce 09-2012 (279)

(Contraste ... ancien et moderne)

Entre pistes et goudron, demi tours acrobatiques, on rejoint encore la mer à Porto Germano, bivouac au bord de l'eau. Nous sommes cette fois complètement au fond du Golfe de Corinthe, et c'est la région de Grèce qui nous aura le plus plu, c'est un régal. A part les moustiques qui nous aiment beaucoup, bien sûr, nous avons oublié la moustiquaire.... Mais le matin, 3 dauphins se prélassent sous nos yeux, mon guide dit qu'ils sont très menacés dans la région ?
Notre objectif du jour est d'atteindre le Canal de Corinthe à 90 kms, mais d'abord détour vers Perahora, site archéologique en bord de mer de Heraion (Ireo sur ma carte), et lac salé presque fermé. C'est amusant de voir des parasols et des baigneurs au milieu des vieilles pierres !


Information pratique et importante : les grosses méduses très marron et très moches sont absolument inoffensives, à vous de voir.

Grèce 09-2012 (266)Grèce 09-2012 (314)Grèce 09-2012 (336)

   
Le Canal de Corinthe, son pont submersible, sa piste qui le longe au milieu de poubelles et de bunkers, et l'autre extrémité plus connue. Donc, ça c'est fait. On l'avait pris en ferry plusieurs fois, traversé par l'autoroute, c'est à dire sans le voir, maintenant reste le train, si ça refonctionne un jour !

 

Nous voici dans le Péloponnèse.

 

On renonce à Mycènes pour Epidaure. La côte ne nous emballe pas, pistes de montagnes puis retour plus loin au bord de mer. Camping de Palea, où nous rejoignons 6 campings car ou tentes. En effet, à cause des moustiques, nous souhaitons monter la tente, et c'est plus facile au camping. Les tarifs pratiqués, environ 20€ nous paraissent bien élevés par rapport aux hôtels. Et pour le prix, vous avez droit aux aboiements en stéréo, quasiment toute la nuit, une des 7 plaies de Grèce. 11 millions de Grecs, 20 millions de chiens et 30 millions de chats, plus discrets ! J'ai renoncé à compter les moustiques... et les moutons. Par contre, l'accès wifi est très facile, gratuit, souvent sans mot de passe, génial.


Epidaure nous attend, nous découvrons une nouvelle richesse de la Grèce : les orangers, couverts de fruits, dans d'autres régions ce sera les pommes. Epidaure donc, que nous visitons. Le théâtre est effectivement superbe, et comme dans le guide, le moindre bruit, un petit euro qui tombe en bas, est entendu parfaitement en haut des gradins. Les drachmes devaient faire l'affaire également. Le guide avait raison également sur l'interdiction faite aux touristes d'utiliser un pied pour faire de plus belles photos. De plus ou moins ravissantes gardes chiourmes sont là, armées d'un sifflet.... Pourquoi ? Mystère. La majorité des touristes sont Français, mais au total, ce n'est pas la cohue, une fois de plus. Le reste du site nous a paru décevant, excepté le musée qui recèle de magnifiques statues.

 Grèce 09-2012 (368)  Grèce 09-2012 (351)  Grèce 09-2012 (371)


Une piste nous dépose à la mer, sable noir, c'est le Golfe d'Argolide. Vivari, un de nos coups de coeur, baie quasiment fermée, taverna dans l'eau (on recule la table pour éviter les embruns !), petite maison de pêcheur, chut...

 

Grèce 09-2012 (386)  Grèce 09-2012 (389)

 

On remonte un peu vers le Nord, Nauplie et ses jolies maisons vénitiennes et ses citadelles. mais le fond du golfe est trop urbanisé pour nous, un chemin nous emmène ailleurs, pour un bivouac sortant de l'ordinaire. Eh oui, notre optimisme nous a fait croire que pas de moustiques... Que nenni, à 3h du matin, au milieu des oliviers, montage de tente. Pour assurer un bon dodo, j'enlève, au clair de lune et à la main, quelques cailloux et ..un hérisson ! Je confirme, les hérissons grecs piquent très fort. Ca fait des souvenirs !


La route vers Leonidio, vantée dans tous les guides, et revues touristiques : nous n'avons pas trouvé cette région plus belle que les autres, voire moins ? Difficiles nous sommes, nous ne continuons donc pas vers Monemvassia, pourtant réputée. Par contre, le site du Monastère d'Elona est vraiment incroyable, une caricature de monastère grec perché là haut sur la montagne ! Et c'est là que nous croiserons le SEUL autre 4X4 de tout le voyage, des Italiens très sympas avec une Modulidéa.
Kosmas se traverse uniquement en slalomant entre les tables de tavernas et les jolies maisons de pierre. Mais comment font nos amis les campingcaristes ??? Et même certaines cellules rajoute le chef !

  Grèce 09-2012 (412) Grèce 09-2012 (433)

Route pour Githion sans grand intérêt dans la plaine, ville assez industrieuse, il en faut. Camping toujours pas bondé, grande plage de sable (6kms) quasi déserte. Tout ça parce que j'ai fait un caprice et voulu voir le Magne ( Mani).

"T'as voulu voir le Magne, on a vu le Magne...". Je vous assure que c'est largment très beau, sauvage comme dans le guide, mais Michel n'y a pas été sensible...rendez vous compte, ils osent nous montrer des criques fabuleuses, mais AUCUN petit chemin d'accès, rien du tout, vous en conviendrez, c'est frustrant. Ou alors, pas un brin d'herbe pour faire de l'ombre, des galets énormes. En plus, la route est magnifiquement goudronnée, donc aucun intérêt ! Mais quand même, c'est une très belle région, j'insiste ! Les villages sont en train d'être restaurés pour la plupart, en respectant la particularité régionale de maisons en pierres grises, en forme de tours, qui datent de l 'époque pas très lointaine de la vendetta, comme en Albanie ou en Corse ! D'ailleurs, des Maignotes ont émigré en Corse semble t'il. Ceci explique celà ? Bref, on ne trouve pas de bivouac de rêve, à mon grand regret, mais on roule jusque Stoupa et son camping un peu plus habité. Une des rares zônes où il y a des touristes, beaucoup de locations,  2 petites plages de sable blond.

Grèce 09-2012 (467)Grèce 09-2012 (447)Grèce 09-2012 (476)

Bon, retour à nos pistes montagneuses vers le nord. En 1h, on est à 1586m, c'est du sérieux. Un peu plus loin, grand monastère fortifié, connu des Grecs mais pas de mes guides, pas assez ancien sans doute. Un incendie de forêt plombe l'ambiance, les canadairs et trackers, les colonnes de fumée, les odeurs, on plaint les gens du coin. On croise de nombreux pick up (la voiture de base en Grèce) qui s'y rendent avec des citernes d'eau. Les incendies de 2007 ont bouleversé le pays, on a croisé très souvent des pompiers en vigilance.

 

Mystra, site byzantin, perché sur un éperon, fermé à la visite dès 15h car on est dimanche. Sûrement très intéressant, mais la température élevée (36°) ne nous incite pas à y retourner le lendemain, entre autre flemme. Le camping en bas est tenu par un infirmier Français à la retraite, qui nous confirme l'absence criante de touristes cette année. Le site de Mystra a licencié 6 personnes sur 15, en plein mois d'août....Sa femme et lui vont soigner les gens bénévolement dans les montagnes, car le gouvernement ne peut plus le faire, au point que MSF et Médecins du Monde envisagent d'y développer des missions....
On prend des Serbes en stop pour Sparte, on est donc 4 adultes + 2 énormes sacs à dos dans un Toy configuré pour 2, chut ! De toutes façons, ici, la ceinture de sécurité ne semble pas obligatoire, les lignes blanches n'indiquent que le centre de la route, etc.

 

    Grèce 09-2012 (492) Grèce 09-2012 (497)

 

Sparte - Tripoli par le goudron, oui, oui, l'espace temps nous a déposé en Lybie ! On continue vers le nord.
De petites routes en chemins, on monte et descend, c'est fou comme la Grèce est vallonnée ! Et belle ! En sortant d'un village, on voit une route toute neuve qui va vers le village suivant du programme. Ok, il y a bien un tout petit panneau sens interdit, mais on est un 4X4 ou pas ? Au bout de 5 kms d'une route parfaite, fin. La route n'est pas finie, il manque 150m pour arriver dans le village, sans aucune raison évidente. Et elle évite 15 kms de route dangereuse...on ne saura sans doute jamais pourquoi le chantier a été interrompu si près du but (Kastania).

 

Joli bivouac sur un plateau d'altitude, fraiset désert. Au matin, il ne fait que 11° et ciel plombé, on n'a plus l'habitude !
Beau parcours de montagne, pas toujours évident de vous donner des indications précises, nous n'écrivons pas le grec, et nos cartes gps sont souvent en cyrillique. Comme ça, c'est sûr, on ne peut pas lire les panneaux d'interdiction. Mais il ne doit pas y en avoir beaucoup... Route plus ou moins à l'abandon qui nous amène à un col (1760m), et encore des pistes de ski. Sans hébergement comme dit mon guide et je vous le confirme !  A part les remontées, pas grand chose autour, la montagne n'est pas dénaturée (je n'aime pas le ski, vous l'aurez compris !).
Détour non indispensable pour le Monastère Méga Spiléo puis direction Kalavrita, jolie station estivale dit mon guide....on n'a pas les mêmes valeurs, cette fois c'est certain, et il n'y a toujours personne. La piste passe en bas d'un autre monastère, tout aussi perché, en haut d'un goose neck, ils sont vraiment fous ces popes !

 

Grèce 09-2012 (512)Grèce 09-2012 (517)Grèce 09-2012 (530)

Bivouac bucolique, soleil couchant sur les montagnes (ça change de la mer) et réveil agité : le troupeau de biquettes bouscule El Toyo ! Non mais, aucun respect ! Le berger enclenche sa tronçonneuse, nous nous sentons mal aimés, sûrement à tort, mais allons prendre le petit déjeuner plus loin. Une magnifique piste de montagne (1750m) nous fait découvrir la mer Ionienne, la ville de Patras et son pont, que nous avions vu en chantier en 2000. Itinéraire qui nous a énormément plu, mais il faut bien redescendre vers la civilisation actuelle. Patras est une grande ville, le pont est à 13,20€ que nous payons en CB, exceptionnellement.
Ce pont permet donc de traverser le Golfe de Corinthe à son embouchure et de quitter le Péloponnèse.

 

Re le Nord de la Grèce

 

Après le pont, on choisit de partir à gauche, ce qui nous permet de profiter de la jolie plage bondée ....de Makinia. Nous étions 3 à nous baigner, les 2 autres femmes respectaient bien la règle grecque : on se baigne en capeline !
Les traces de notre prédecesseur nous emmènent dans une région très particulière à plusieurs titres. Agricole mais gagnée sur des marécages apparemment, des lignes droites de plusieurs kms, incroyable ! El Toyo s'est lâché, on ne donnera pas de chiffre, on ne sait jamais, mais ça change des pistes de montagne.

Passage dans ce qui ressemble à des bayous, des lagunes avec des taudis incroyables, je rappelle qu'on est en Europe, et non le long des maisons de pêcheurs Marocains ou Mauritaniens. Et le meilleur pour la fin : on tombe nez à nez avec un port à containers, des grues, des quais, des grillages très haut, de l'éclairage tous les 50 cm, un chemin de ronde, une belle capitainerie, des panneaux "european port", "customs", un immense parking ...vide, un rond point de Gulliver qui débouche sur une de nos petites routes tortueuses à souhait. Et rien. Sans parler des îlots qui barrent l'accès au port. Prochain village : Astakas. Rien. Si quelqu'un a une info ? On va mener l'enquête, on vous tient au courant.

 

Grèce 09-2012 (612) Grèce 09-2012 (621)


A Mitikas, en bordure de plage on se pose sur un terrain entre 2 maisons, un peu mal à l'aise...les gens nous disent bonjour, donc tout va bien ! Il faut dire que les campings grecs sont rarement attirants, mais la plage est belle. Autres particularités grecques : il y a souvent une route ou piste le long de la plage, voire sur la plage ; et tous les terrains le long des plages sont loin d'être construits !  Avis aux amateurs, mais gare aux moustiques !

 

On s'amuse un peu dans les collines environnantes, et comme les 2 guides ne nous parlent même pas de l'Ile de Leucate (Lefkada), on y va. La temps se couvre de plus en plus, le début de l'île, rattachée à la terre par une digue naturelle, surveillée par des châteaux, nous inquiète ; bien trop civilisé pour nous tout ça, un peu d'animation (ça change) mais pas trop. La baie de Vassiliki nous enchante, l'hôtel Appollo nous convient, encore une grande chambre avec terrasse immense pour 40€. Dîner dans une taverna sur le port, original dans le sens où un orage éclate, fait sauter l'électricité, le serveur débrouillard amène sa Peugeot : les clients dînent à la lumière des phares ! Véridique !
En fait d'orage, ce fut genre fin du monde entre 19h et 6h du matin... des éclairs en permanence, fantasmagorique. Un magnifique souvenir, nous qui étions bien à l'abri ! L'hôtelier avait fort heureusement une réserve de bougies, et le lendemain la route nous a réservé quelques surprises, mais rien de grave.

Très déçus par ce temps prévu pour durer, on préfère se limiter aux routes pour remonter la face ouest de Leucate. Impressions d'hiver, cafés un peu dévastés, mer agitée mais de belles plages de sable blond. Pour remonter sur Parga et Igouménista, pont souterrain de Preveza (3€), à l'entrée du golfe d'Arta auquel on renonce à cause du temps. Traversée du site de Nicopolis, impressionnant par sa taille. Si vous passez par là, allez y, vous aurez peut être la chance qu'il soit ouvert. La plage qui suit est elle aussi d'une longueur spectaculaire. Mais qu'est ce qu'il pleut !

 

Grèce 09-2012 (648)Grèce 09-2012 (650)

Pargas, où nous avions prévu de nous poser un moment : les commerçants sont en train de nettoyer leurs magasins inondés, la mort dans l'âme on ne reste pas. Des voyageurs en 2CV nous donnent l'horaire du ferry, ok, on quitte la Grèce...avec regret.
Igoumenista - Ancône par Minoean Lines, un bateau tout neuf : 380€. Dernière place de voiture, dernière cabine donc avec hublot, départ à minuit. En attendant, mission impossible pour Mc Giver Sherlock Holmes : trouver des olives grecques à rapporter en France. On ne doit pas être bien malins, nous n'en avons pas trouvé, dans aucun des minimarkets de la ville ou grande surface. Pourtant, on témoigne, des oliveraies, en Grèce, il y en a et pas qu'un peu !!!
Sur le port, je bavarde, et le lendemain également, avec 2 CC qui rentrent d'un incroyable voyage de 100 jours qui les a emmenés jusque Pékin et retour. Voyage organisé par la Fédération Française de CC, ils étaient 36 fondus, chapeau !


Retour

 

Nous voilà en Italie, où il fait grand beau, mais depuis peu, et frais. Michel se fait séquence émotion - souvenir en retrouvant des lieux de vacances de son enfance vers Cattolica. Rien à voir avec les petites criques grecques, effectivement ! Mais il faut bien rentrer, petit détour vers un lac, y avait longtemps ! Le Lac Majeur, heureusement pas sous la neige. Très jolie région, les îles Borromée à voir, on reviendra. Charmant hôtel au bord du lac un peu après Stresa, Michel n'a pas envie de tester les campings, qui paraissent assez cher ; ce serait environ 40€ si on a bien compris.


La route continue pour nous par le Lac d'Orta, plus petit mais bien joli. Autoroute, la vieille ville d'Aoste a l'air belle, mais difficile de se garer, on continue vers le tunnel du Mont Blanc (39.40€), et la France. Bizarre, il fait de nouveau gris, puis très gris, on passe en Suisse, traverse Genève, ce n'était pas prévu, mais comme ça, un lac de plus ! Re la France, on se dit, chouette le Jura on connaît pas bien, c'est beau.. mais notre compagne la pluie nous a repérés, c'est reparti. Tant pis, encore une fois, on reviendra ? Dîner dans le vieux quartier de Dijon, et home sweet home....15°C dans la maison, où sont nos montagnes et plages grecques ? Dans nos souvenirs, qu'on est contents de vous faire partager !

 


Bilan 4X4 : des pistes ! Des pistes partout, de faciles à trialisantes (pas autant que Lura en Albanie, mais quand même). Personne nulle part, pas d'interdiction, pour autant qu'on ait compris, ou pas, vu nos connaissances en grec écrit et parlé. Par contre, vérifiez votre gabarit lorsque vous arrivez dans un village, c'est souvent étroit, et pas qu'un peu !

 

Grèce 

 

Impressions générales : un pays magnifique entre mers et montagnes, une nature variée, qui pourrait être plus propre malheureusement, des moustiques en bord de mer.

Les sites archéologiques ne nous ont pas passionnés, mais c'est personnel.
L'hôtellerie n'est pas chère, d'après notre expérience, surtout comparé aux campings quand il y en a.

 

Tomates et fruits savoureux, entre 1 et 2€ le kg dans les petites boutiques ou étals de bord de route, souvent des marchands ambulants également. Les tavernas sont très raisonnables, 10€ par personne pour un bon repas. Le gazole est à 1.58€/l environ. Tout se paye en liquide, on trouve facilement des distributeurs, et de l'eau aux fontaines. Le wi fi est très développé dans les coins touristiques. Par contre, il nous a semblé que les prix en magasin sont similaires aux nôtres, mais on n'a pas fait d'étude approfondie. Gardons à l'esprit que le salaire minimum est à 592€, quand on a du travail...

La Grèce a été désertée par les touristes, ce qui ne les arrange pas. On nous a parlé de touristes de l'Est venus en repérage dans le but d'acheter des maisons à bas prix, lorsque les gens ne pourront plus payer...

 

Mais les Grecs restent souriants et aimables !

 

Budget et kms : nous sommes partis 27 jours seulement. pour 6800 kms en tout. 2600 kms à l'aller, 2800 kms en Grèce, 1400 au retour.
Budget de l'aller : gazole 404   € , 317.82 litres. Péages : 43.06 €. Total : 447.06€

 

Budget sur place : gazole : 357.73 €,  224.33 litres. Péages : 2.30€ suite à une erreur d'aiguillage ! 13.20 pont Patras et 3.90€ souterrain de Preveza. Total : 377.13€ , l'hébergement n'est pas comptabilisé, car chacun sa méthode !

 

Budget du retour : 380€ de ferry (avec cabine) + gazole : 224.73 €, 150.48 litres + péages : 49.90 + 39.40€ tunnel Mont Blanc. Total : 743.93€.
Ces détails vous permettent d'évaluer le coût réel du ferry Igoumenista/Ancône

 

Consommation moyenne : 10.18 l/100. 692.63 l pour 987.16€

 

Prix du gazole en France : 1.46 ; en Italie : 1.74 ; en Allemagne : ? ; en Slovénie : 1.429 ; en Serbie : 1.36 ; en Macédoine : 1.19 ; en Grèce : entre 1.58 et 1.62.

Taux de change du 1 octobre 2012 :
1 Dinar Serbe RSD = .0087 € /  1€ = 61.50 MKD (dénar macédonien) 1 MKD = 0.016€
1€ grec = 1€ français, allemand, autrichien, italien...

 

Quand on aime, on ne compte pas ! Et le plaisir n'est pas quantifiable...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cette page

Repost 0
Publié par voyageur
Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -